Dimanche, 30 septembre 2007
LE SURMOI
C'est une censure morale, ensemble de contraintes subies du fait de nos parents, nos éducateurs et de notre evironnement socioculturel.
Cette fonction d'autorité et de censure morale oblige la personne à renoncer à certaines satisfactions instinctuelles. C'est une sorte de carapace imposée par notre milieu afin de mettre l'individu en accord avec son entourage.

Le surmoi comprend les valeurs qui nous stucturent, de ce fait il exerce une influence positive pendant l'adolescence, mais à l'âge adulte il devient impératif de mettre ces valeurs en question, pour les aligner avec notre personnalité profonde et avec les besoins renouvelés d'une société en pleine mutation comme la notre.
On a de plus en plus besoin de producteurs et de créateurs, et non d'épigones et de reproducteurs de pratiques héritées d'un passé révolu. Cette remise en cause est vitale dans un monde changeant à une vitesse accélérée.
Il faut cependant se méfier à propos de ce que nous croyons être notre personnalité authentique. Quand une idée, un sentiment ou un jugement nous frappent comme une évidence, il n'est pas sûr qu'ils proviennent de nous mêmes. Ils ont peut-être été injectés sournoisement et naturellement pas notre environnement. C'est d'ailleurs le but des "hidden persuaders", ces images tapies dans l'image, cette information derrière l'information, qui nous manipulent à notre insu et qui font partie de notre conditionnement naturel.
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Un modèle de la personnalité
Une interprétation de la topologie jungienne.
Nous connaissons tous notre patrimoine : immobilier, financier et même génétique, traduit par les cotations, les inventaires et les check-ups de toutes sortes; mais nous ne préoccupons guère de notre patrimoine psychologique, celui qui provient de notre être essentiel, source de tout ce qui commence, qui germe et qui s'épanouit. Là gît pourtant notre richesse la plus précieuse : le pouvoir de créer.
C'était le grand Marcel Dassault qui affirmait que les deux seuls éléments qui séparent le succès de l'échec, ne figurent pas dans le bilan. Il faisait allusion à la motivation et à l'imagination créatrice. Mais ces éléments du patrimoine, ont leur source dans le tréfonds de notre psyché. Les cerner pour mieux les exploiter, exige une lucidité que l'on peut acquérir.
La connaissance de notre part d'introversion et d'extraversion, de l'équilibre de nos fonctions, nous aidera à devenir plus conscients de nous mêmes, donc des autres. Pour cela il existe plusieurs modèles, complémentaires ou interférants, quelquefois antagonistes. Celui que je propose dans ces juniorclasses est d'inspiration jungienne complétée par l'appoint d'autres conceptions de la psyché, dont celle de Dürkheim. Il ne faut pas prendre à la lettre cette topologie. L'essentiel est qu'elle vous permette de progresser dans la connaissance de vous-même et de vos potentialités.
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La quête du Graal
Le parcours du combattant
Je décide donc de changer le plus vite possible mon vieux Sony poussif et asthmatique, tremblant à l'idée qu'il puisse rendre l'âme d'un moment à l'autre, anéantissant ainsi le travail de plusieurs années. (voir un billet précédent) J'ai décidé de rester dans la marque, dont la qualité d'image et le confort d'utilisation, m'ont donné toute satisfaction. Certes il y a ce son inquiétant comme un râle prémonitoire, mais après tout mon ordinateur a été soumis à un usage quotidien particulièrement intensif et par ailleurs mon achat obéit au principe de précaution. J'ai également pris ma décision, douloureuse pour mon portefeuille, de viser le plus haut de gamme. Mon blog dévore des masses énormes de megabytes, et mes disques sont sans cesse saturés. Et puis, le transfert d'images est particulièrement lent.
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Samedi, 29 septembre 2007
Chronique
Les vrais égalitaires : les vendeurs de cartes wi-fi, les horlogers de la place Vendôme.
Je me suis ruiné, je l'ai écrit dans un de mes blogs passés, en cartes météore et autres moyens d'accès au WiFi à Londres. On m'explique que l'Internet ne coûte rien dans des hôtel minables du style Formule 1 où la communication est , paraît-il, la télévision.
Il en est de même pour les frais de changement de pile dans les bracelets montres. Une modeste révision et remplacement de piles chez Cartier coûte plus cher que l'achat d'une Swatch très solide. Noblesse oblige. Quand on achète une montre de 20.000 euros, on ne peut demander 20 euros pour les piles! En revanche un juge de province, qui n'achète que l'annexe suivante , se contente d'une swatch, et ne peut raisonnablement juger.
Wagner clochardisé
Mon fils vient de me téléphoner de Londres, où il a assisté à Siegfried de Richard Wagner. Il était horrifié. Siegfried et Brünnhilde sont censés représenter la beauté des adolescents, cette splendeur des corps, cette ardeur du regard, qui ne dure d'un temps trop court pour qu'on puisse s'attarder à les contempler. Colette dans Chéri, écrivait que cette touchante beauté du jeune homme était triste parce que forcément fugace. Siegfried Idyll que Wagner dédia à son fils et à son jeune héros, est teinté de mélancolie. Dans L'amour cannibale, Jean-Pierre Tapie, comme Albert Cohen, célébrant un couple si beau, si parfait, que seul le suicide pouvait les protéger de la déchéance, (Belle du Seigneur), laissent un arrière goût de nostalgie douce-amère.
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Vendredi, 28 septembre 2007
Dommages collatéraux
J'ai été retardé une fois de plus dans la transcription de mon billet, tapé sur le Psion Netbook, aujourd'hui introuvable, sur mon SONY Vaio. Ce dernier date du temps de Mathusalem, c'est à dire de quatre ans, et son ventilateur émet un son asthmatique.
Mauvais, cela, dit un de mes amis informaticiens. Il est prêt de rendre l'âme. Emmanuel surenchérit : si vous ne changez pas aussitôt d'ordinateur, vous risquez de perdre toutes vos données. Etant donné votre consommation d'images, vous avez intérêt à vous doter du plus haut de gamme, bien qu'il pèse quatre kilos et qu'il coûte 3500 euros. Mais attention, le transfert exige le concours d'un informaticien expérimenté. L'informatique est chose sérieuse. La négliger est un cas pendable. Mon fils m'assure que le coût des ordinateurs a chuté de façon spectaculaire. Fariboles, laisse tomber Emmanuel, cela ne vaut que pour le bas de gamme, de misérables petits bidules pour faire mumuse avec le net et du traitement de texte. Pour un produit aussi élaboré que votre blog, et afin de gagner du temps, il faut des outils puissants, professionnels, et ceux-là ont maintenu leurs prix. Malheureusement, le transfert Psion-Windows par Psi Win n'est plus possible.
Vous me demanderez peut-être, pourquoi j'enregistre mon texte sur un minable agenda perfectionné en service depuis sept ans au lieu de travailler directement sur le Sony. La réponse est simple : le Psion est ergonomique, il pèse 800g et je le manipule confortablement calé sur mes oreillers, dans un lit moelleux. Pour illustrer l'ergonomie du Sony, et des autres, voici un texte warning adapté du mode d'emploi de Toshiba.
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Jeudi, 27 septembre 2007
Pour Popol, de la part de l'idiot-gaucho-bobo
Dans l'espoir qu'il pourra trouver grâce à cette série une vague idée de ce que l'on nomme la culture.
La civilisation numérique et la culture.
On répète à l'envi, depuis quelques décennies, que nous entrons dans la civilisation numérique, que le livre, le disque et autres moyens privatiques de transmission d'information et de culture ne seront plus que des vestiges, des témoins d'une époque révolue.
Ce n'est pas faux. La télévision, le téléchargement, l'image par téléphone, les jeux vidéo, l'ipod, ont supplanté pour beaucoup le journal et le disque. La qualité est au rendez-vous grâce à la photocopie, les sites et les blogs de qualité, des écrans à plasma qui rivalisent avec le cinéma et permettent à chacun de disposer de son auditorium personnel.
Pourtant, nous objecte-t-on, jamais le papier n'a proliféré comme aujourd'hui. Les éditeurs proposent à tout bout de champ des tombereaux de livres, dont certains sont vendus à des millions d'exemplaires, d'autres, il est vrai, sont mort-nés. Les magazines, les journaux ont bénéficié des autres média.
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IDIO GAUCHO BOBO
La culture pour les nuls
Un événement!
Enfin un commentaire qui confirme ma prévention - à l'instar d'Alain Finkielkraut - pour le blog : un dépotoir d'immondices!
Jusqu'ici, l'accueil réservé à mes billets austères et sulfureux, le contenu et l'intelligence des commentaires, la gentillesse et la générosité qui m'ont incité à continuer à le maintenir coûte que coûte, toutes les nuits, de minuit à cinq heures, ont contredit l'idée que je me faisais de l'Internet. J'aurais donc rêvé? Un blog pourrait-il être sans concessions et rencontrer un public? Ou est-ce un cas unique, privilégié, une oasis de finesse et d'indépendance d'esprit dans un océan de vulgarité et de mimétisme?
Le commentaire de Paul, je l'appellerai Popol pour me mettre à sa portée, me rappelle que nous sommes privilégiés, et que nous tenons bon dans cette marée noire d'obscurantisme, mâtinée de méchanceté gratuite, de haine refoulée, et pour tout dire de bêtise : ignorant et fier de l'être, voici la devise de tous les Popols de la terre.
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Mercredi, 26 septembre 2007
Note Marina Fédier constitue pour vous progressivement une bibliographie essentielle pour vous permettre d'aller au fond de vous mêmes.
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La culture Vitalmax
La quintessence d'une certaine civilisation

Exponentielle
Je suis très fier de constater que le nombre de visites de mon blog croît de manière exponentielle. Du moins jusqu'à présent. Et sans que le moindre effort de racolage ait été entrepris. On commence par 1700 visites le mois de février et on dépasse les 20 000 avant que Septembre soit achevé.
Un de mes anciens élèves , Dariusz Cymmerman, ressent la même excitation que moi, chaque matin en consultant son site. Il augmente aussi selon une progression géométrique, mais à la différence du mien, ce qu'il comptabilise ce ne sont pas des visites, mais des milliers d'euros, ce ne sont pas des commentaires élogieux, mais des contrats d'exclusivité juteux.
Je puis certes me consoler en songeant que nous n'avons pas la même conception de la culture. Moi, c'est la culture humaniste, celle qui remplit péniblement quelques salles de concerts, qui vend quelques recueils de poésie tirés à mille exemplaires. Lui c'est la culture physique. Nul effort pour la diffuser, lorsqu'on a découvert une source d'approvisionnement rentable, elle se vend toute seule... notamment en Russie, en Algérie, et d'autres pays machos où le muscle est roi.
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Mardi, 25 septembre 2007
Chronique
La controverse Del Valle, "Poil à gratter"
J'ai été surpris et heureux de constater que dans cet échange difficile à arbitrer, les convictions de chacun ont évolué.
Le sujet est connu, on le décline en deux temps:
1. Faut-il effectuer un travail de mémoire et exprimer la repentance, ou au contraire tourner la page afin de se tourner vers l'avenir, et libérer des sentiments récurrents de haine et de méfiance ?
2. La shoah occupe-t-elle une place à part dans les génocides et les horreurs, dont le XXe siècle européen nous a gratifié, ou au contraire s'agit-il d'une surestimation des dommages subis pas les juifs?
Voici une réponse qui me parait acceptable:
a) on ne peut remonter au déluge et d'exiger un pardon des juifs pour la crucifixion de Jesus, leur rabbin le plus populaire, pas plus que leur demander de nous pardonner pour les progroms. Ainsi on n'en finit plus d'accabler les paras français pendant la guerre d'Algérie, Napoléon pour sa complicité dans la colonisation, et d'exalter le courage des communistes pendant la résistance.
b) En revanche, on ne peut tourner la page avant que le travail de deuil ait fait son effet. Il a été accompli pour la shoah, en France par Chirac, au Vatican par Jean-Paul II.
Or ce travail de deuil, cette liquidation du passé par la reconnaissance honnête des crimes commis, n'a pas été accomplie pour le léninisme et le stalinisme, le maoïsme, le génocide turc, les liquidations par le Che de suspects. Aucun procès d'ensemble non plus pour les bourreaux du FNL aujourd'hui au pouvoir, pour les atrocités de la Révolution sous prétexte qu'elle a accouché des droits de l'homme.
c) Il est vrai que la shoah est un crime collectif spécifique par son accomplissement officiel, sans fard ni alibi, ce qui est le cas des autres génotypes. Mais les déportations, d'ethnies, suivies du dépérissement volontaire par une famine organisée, en Russie, ne sont-elles pas comparables à la solution finale des nazis, à cela près qu'un alibi a couvert le génocide?
Je raconterai à ce propos une anecdote rigoureusement authentique..
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Lundi, 24 septembre 2007
INTERDIT AUX PLUS DE DIX ANS
La bêtise dans la peau
La mémoire dans la peau, tel est le titre d'une chose qui vient de passer à la TV au moment où l'on donne le deuxième navet de la série des Bourne : La Vengeance dans la peau qui vient d'être suivi par The Bourne Ultimatum.
Plutôt que de navets, c'est de betteraves sucrières qu'il faudrait parler. Mais avant d'aborder l'analyse du film, qu'il me soit permis de mentionner l'auteur du best seller d'où il est tiré : Robert Ludlum.
Cet écrivant (on n'ose dire écrivain) produit des objets en forme de brique épaisse et constitués de papier, de colle et d'encre d'imprimerie. Ils ont l'apparence de livres, mais ce ne sont pas des livres. Lorsqu'on les ouvre et qu'on y jette un clin d'oeil, on reste rivés sur l'intrigue et on ne peut plus dîner, souper, faire l'amour ou dormir, avant de les avoir terminés.
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Dimanche, 23 septembre 2007
Un critère de compréhension d'un texte :
Le test de commutation
Il consiste à introduire des erreurs de plus en plus fréquentes et de plus en plus graves dans un message et détecter le moment où le récepteur s'en rendra compte.(Shannon). Ces erreurs peuvent être soit de l'aléa simple (perturbations chaotiques) soit de la désinformation ou encore due à un manque de compétence et d'observation du récepteur.
Les mal perçus se produisent lorsque le récepteur modifie le texte sans s'en apercevoir, soit en supprimant des passages, soit en ajoutant ou en modifiant la syntaxe. Les mal perçus sont souvent dus à un rétablissement des bonnes formes (au sens de la gestalt théorie) et à la suppression des oxymorons et des associations improbable. Un bon exemple est celui de la Chanson d'Automne, cliquez ici pour le retrouver►♦♦♦dont un mot a été changé pour un autre. Essayez de découvrir lequel est erronné et remplacez-le. Cliquez ici pour avoir le texte corrigé. ►¶¶¶¶
L'auteur et son blog
A Renzo Ardiccioni
C'est on le sait avec une certaine apprehension que j'ai lancé sur ce blog mon travail personnel le plus représentatif de ma vision et de mes choix essentiels : L’Entretien.
Pour ne pas déroger aux lois de Wikipédia que je me suis imposées, j'ai toujours évité de me mettre en valeur, et d'étaler mon ego. Notamment ne pas mettre à tout bout de champ et à toutes les sauces mon portrait. (Il n'apparait que deux fois : dans ma biographie, avec Bill Viola et Marina Fédier, dans le compte-rendu de mon pèlerinage à Rotterdam), ou citer les personnalités prestigieuses qui fréquentent ce blog,
J'ai fait précéder mes travaux personnels d'un rectangle vert, et les séquences de l'Entretien, d'un carré noir . Néanmoins je ne regrette pas de l'avoir publié, car à mon grand étonnement, les visiteurs qui le fréquentent s'est révélé largement supérieur à la moyenne.
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Autocensure
Des problèmes d'accès au cybercafé, m'ont contraint à différer le lancement sur la toile, ce journal du 22 août qui vous parviendra sans doute en même temps que celui du 23 août. De surcroît, une tendinite de l'épaule gauche attrapée au cours d'un usage immodéré de mon ordinateur, m'oblige à passer par un des rares Netbooks de PSION encore en circulation ce qui retarde encore la publication. Le Netbook est un merveilleux appareil de traitement de textes est une merveille d'ergonomie, de rapidité, de robustesse et sobriété... et il est compatible avec le PC. Mais il est mal adapté à la couleur, et au net, en dépit de son nom. Il est imbattable pour le traitement des données et les fonctions bureautiques, mais il ne peut rivaliser avec le PC pour le traitement d'image comme Photoshop, les jeux, l'écoute d'un film etc... Il ne sait pas non plus éplucher les pommes de terre. Le PC non plus, mais faites confiance à Microsoft, ce dont vous rêvez, Bill Gates le fera.
...
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Samedi, 22 septembre 2007
Réponses
Pour Cédric
Merci pour l'intérêt que vous portez à mon billet. Je vous félicite de vouloir "accoucher de vous-même" et ce devrait être le but de chacun d'entre nous.
L'art contemporain suit deux tendances opposées. En tant que révélateur de notre société, il illustre de manière souvent insoutenable la destruction des valeurs qui mine le monde, et qui le conduit à une déshérence morale et matérielle. Mais si la majeure partie des artistes les plus célèbres, comme Damien Hirst, McCarthy, Jeff Koons ou Bruce Neumann, nous présentent le miroir effrayant, grotesque ou mortifère d'un monde qui a coupé ses amarres, d'autres en revanche exaltent l'aspiration à un idéal transcendant, et amorcent l'opération alchimique qui mène à l'être essentiel. Bill Viola est de ceux-ci.
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Jeudi, 20 septembre 2007
Journal d'automne
Ce billet fait partie des hors blogs. Sa lecture est tout à fait déconseillée à la majorité des internautes car elle fait allusion aux états d'âme de Bruno Lussato, qui n'interessent personne. Elle n'est réservée qu'à ceux qui recherchent une empathie avec le blogueur, communication personnelle qui peut projeter du sens sur la genèse de L'Entretien. Pour y accéder il faut cliquer sur ►♦♦♦
L'homme le plus puissant de France
D'après la couverture du Point de cette semaine, c'est Claude Guéant. Mais à l'intérieur, en tête de l'article on ajoute "après Sarkozy". Qu'est-ce qui a poussé le rédacteur à faire une pareille bourde? La réponse serait instructive : accrochage marketing, flagornerie, ou malveillance?
 
A gauche, Guéant est premier ministre bis. (Juin 2007) . A droite, le voici l'homme le plus puissant de France ( 20 septembre 2007). Une promotion !
Une de mes relations citait avec complaisance les critiques d'une amie contre Claude Guéant, décrit comme dur, autoritaire, sectaire, désagrable, exerçant une influence détestable pour ne pas dire pire. Comme je manifestais mon incompréhension, cette relation m'apprit que l'avis de cette amie bien renseignée était irréfutable : elle avait vu deux ou trois fois le Secrétaire Général en comité restreint et surtout, elle était sortie major de l'ENA à l'age de ... je ne m'en souviens plus mais elle était sans doute très jeune. Major de l'ENA... Tout s'expliquait ! No comment.
Il se trouve que j'ai recueilli depuis plus de vingt ans des jugements innombrables de personnalités aussi différentes que possible par les convictions, l'âge, la condition, l'origine, et partout l'ancien directeur de la police nationale fut décrit comme le type même du grand serviteur de l'état, d'une probité et d'une intégrité exemplaire, d'un jugement très sûr et d'une capacité d'écoute peu commune. C'est le seul homme ayant touché à la politique que je considère sans suspicion. Le portrait qu'en fait Le Point est remarquablement fidèle. Certes il ne contient pas la moindre critique, mais ce n'est pas par complaisance, mais parce qu'à ma connaissance je n'en ai jamais entendu une seule depuis des décennies. S'il n'existait pas, Claude Guéant, il eût fallu l'inventer, ne serait-ce que pour donner l'exemple, et en particulier à la petite prétentieuse géniale et suffisante par définition.
Il reste que la couverture est désastreuse. Tout d'abord parce qu'elle est volontairement mensongère. Guéant est un fidèle compagnon et complice de Sarkozy, en aucun cas son autorité n'empiète sur le pouvoir réel, celui du président. Ensuite parce qu'elle ne peut que nuire à celui qui a reçu ce cadeau empoisonné. On l'affuble d'une soif de pouvoir, d'une sorte d'auréole à la Fouché, qu'il ne peut que désavouer, en vain, car il n'est pas de fumée sans feu, et on l'accusera d'avoir inspiré cet article. De surcroît la photo, posée, avec un sourire qui n'est pas le sien et un rideau qui évoque les daguerréotypes de portraits les plus conventionnels. La photo de Challenge était plus naturelle, mais aucune ne correspond à ce mélange de gentillesse, de sérieux, d'humour dissimulé, et d'écoute de l'autre, qui frappe lorqu'on le connaît.
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Commentaires
sam 30/08/2008 à 02:33
Réponse : 2008 : Lily Safra au rai vendu la villa au milliard aire oligarques Russe Mikhail Prokhorov au prix record [...]
ven 22/08/2008 à 16:35
Qui était l'ancien propriétair e ?
mar 19/08/2008 à 17:45
Quelqu'un aurait-il des nouvel les de l'état de santé du Prof esseur? Je commence à m'inquié ter un peu devant la dur [...]
jeu 31/07/2008 à 15:49
Merci de partager avec de simp les mélomanes cette limpide et profonde analyse. Plus encore que l'écoute, elle nous [...]
mar 22/07/2008 à 23:16
Come sta Professore? è da un p o' che non ci sentiamo per le traduzioni in italiano del suo blog. un caro saluto, r [...]
lun 21/07/2008 à 18:38
Les amis, les rencontres, les voyages sont encore bien plus importants que les oeuvres. C ependant j'ai souvent tr [...]
dim 20/07/2008 à 18:43
Je lis le chapitre "Theatrum M entis" de Virus, je m'accroche mais je suis à chaque fin de chapitre de ce livre réc [...]