Vendredi, 30 novembre 2007Le journal du premier decembre 2007Chronique Statistiques Les prévisions se confirment. L'augmentation exponentielle du nombre de visiteurs, a atteint ses limites supérieures et la vitesse de croisière voisinera les 800 internautes mensuels.
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Novembre : point le plus haut 1539, le 2 novembre, le plus bas :758 Billets les plus lus : Entretien (2 souhaits, Hellewin, note à Mme Cohen) : 3 862 visites Rires et pleurs : 5 645 visites Marina Fédier : le Yin et le Yang : 38 543 visites.
Nombre total de visites depuis la création du blog : 163 455 Continuer à lire "Le journal du premier decembre 2007" Le journal du 30 novembre 2007L'homme qui parle L'interview du Président Sarkozy On s'y attendait tous... ou du moins le beau monde parisien. Il a tellement parlé, que le Poivre d'Arvor se tenait coi, et la mère Chabot, plus pincée que jamais dut ravaler son poison, sous l'accusation de pratiquer la "pensée unique". Pour excuser les défavorisés, qui poussés par une compréhensible indignation, non exempte de bavures (on ne fait pas d'omelette sans casser de oeufs), ont massacré quelques policiers, symboles d'un état répressif, la Chabot a tenté de les accrocher derrière la locomotive vertueuse des pauvres chômeurs et de leur juste combat. Et voici que le Président s'obstine à faire la différence entre la majorité des chômeurs : des honnêtes gens (qu'en sait-il au juste?) et les voyous et assassins (a-t-il scruté leur âme à la loupe de Derrida-Guattari?). Il s'est montré ainsi, contrairement à Ségolène Royal, grande rassembleuse consensuelle, comme un diviseur des français, un répressif, un dictateur.
Par dessus le marché, il parle un langage que tout le peuple comprend mais qui agace légitimement l'élite parisienne et politique. Depuis quand l'habitant de l'Elysée, dit-il ce que tous pensent et ce que les autres taisent?
On lui reproche tout, mais surtout, de parler. Mitterrand était un sphynx mystérieux, le Général laissait tomber des oracles, Chirac grimaçait des lieux communs, point zéro de la parole. Sarkozy énonce son crédo diviseur : la séparation entre ceux qui veulent s'en sortir et ceux qui vivent aux crochets de la communauté en la vandalisant, et il aime les premiers, ceux qui travaillent. Il estime que la police n'est pas un club sportif et qu'elle doit garder une réserve par rapport à la population. Sarkozy aime les militaires, ça se sent, ça se voit, il rêve d'une dictature dépressive.
Et puis il prétend accroître le pouvoir d'achat d'une manière tout à fait politiquement incorrecte. Il prend de front les gens de bien, généreux, pour qui il suffit de casser la tirelire, de payer mieux les gens sans leur extorquer des heures supplémentaires. Grâce à ces cadeaux gratuits pour tous, en se gardant bien de mieux payer ceux qui travaillent plus (ce qui est une pénalisation qui profite aux riches et divise la France des paresseux et celle des travailleurs), tout ce pactole va profiter à la communauté : ventes de téléviseurs, de plasmas, de jeux video, de jeux récréatifs, de nikes amusants et autres gadgets made in China ou Taiwan. On fera ainsi progresser les commerçants asiatiques, et leurs importateurs. C'est un système équivalent qui avait été mis en place par le Président Mitterrand, ce qui avait abouti à la fermeture des frontières françaises, et amorcé le premier exode des mal aimés de François Hollande et de Faustine, vers l'étranger. La plus importante transhumance après l'Edit de Nantes.
Nicolas Sarkozy, lui, pense à l'envers. Il croit qu'avant de dépenser, il faut gagner de l'argent, apporter des richesses à la communauté. On dépense après, ce qu'on a produit. Toujours la même obsession : le travail est saint, les employeurs sont des bienfaiteurs du pays... On les enrichit de telle sorte qu'il n'osent même pas réclamer le fameur paquet fiscal. Les socialistes, disent que c'est la preuve qu'ils sont tous des fraudeurs. Ils ne pensent pas un instant, qu'un contrôle fiscal est souvent plus pénalisant pour une entreprise que les sommes réclamées et que les contrôleurs sont tenus à rapporter un tableau de chasse. On n'est pas en Angleterre ici, mais au pays de Marat et de Hollande.
Nicolas Sarkozy a hérité d'une situation désatreuse, forgée par des décennies de lâchetés idéologiques. Elle a encore empiré, par les grèves illégales et les actes de violence de ceux qui veuleent détrure la nation, pour ensuite lui reprocher de manquer ses buts. On lui demande en quelques mois de rectifier les anomalies marxistes-léninistes, et d'apprendre le réalisme de notre siècle à des gens qui sont maintenu dans le culte de la Révolution Française et des saints avantages Zaki.
Il a dit qu'il le ferait. Il ne l'a pas fait. Il simplement parlé. Il eût dû par sa simple présence, par le choix de valeureuses équipes opérationnelles, en quelques mois retransformer le pays en une nation moderne et compétitive, tirer un trait sur les idéologies mortifères, transformer une masse de paresseux et d'incapables en des travailleurs zélés et compétents, intégrer les gens qui ne connaissent ni notre langue, ni nos coutumes, qu'il haïssent par ailleurs, en de bons français infusant la richesse de leurs diversité (tchadiens, congolais, algériens) pour la prospérité de notre pays, conformément au voue de métissage formulé par qui vous savez (et qu'il af ait oublier depuis). Voilà ce qu'on attendait de lui : l'homme qui agit, pas l'homme qui parle.
Vous me direz qu'il faudrait que la France fût autre qu'elle n'est, et que seul un miracle peut permettre une transformation aussi radicale et rapide, avec, à ses basques, des idéologues et des médias harcelants, des chiens enragés accusant tout le monde de leur rage. Oui seul un miracle pouvait permettre un tel prodige : la transmutation de la parole en acte. Jésus l'a accomplie, comme Moïse et Muhammad. Mitterrand a réalisé egalement ce tour de force, à ruiner le pays en un temps record par sa seule Parole. Mais c'est qu'il était un peu chaman : souvenons-nous comment par miracle une rose apparut dans son poing à sa sortie du Panthéon. Sarkozy n'est pas un Chaman. Il n'est pas Jésus, ni Moïse, ni Muhhamad. Il n'est que lui-même. Il nous reste à attendre que les choses qui doivent arriver arrivent, et que le verbe présidentiel se transforme en actes concrêts et décisifs par le miracle du prophète. Continuer à lire "Le journal du 30 novembre 2007" Jeudi, 29 novembre 2007Un billet de Julien de B***
Dédié au riche qui n'aime pas les riches, cet article adressé par M. de B, que tout homme sensé devrait comprendre, mais interdit aux autres : énarques, politiciens, économistes, idéologues, démagogues, homéopathes, médiums, culturistes, footballeurs, professeurs d'université, instituteurs, sages-femmes, mycologues, pédiatres, sociologues, psychanalystes, neuropsychiatres, cinéastes, danseurs intermittents, chômeurs vrais ou faux, proxénètes, pédiatres, banquiers, contrôleurs de gestion, X, membres du Jockey-Club, cheminots, syndicalistes, journalistes, pamphlétaires, juges, prud'hommes, et autres membres de notre glorieuse élite.
Monsieur le professeur, Voici un texte reçu en anglais et provenant d'un professeur américain qui essaye d'expliquer à ses élèves le système des impôts ...
Initiation à l'astrologie humaniste 6Prochain billet : Les Planètes
Les Maisons Par Marina Fédier
Continuer à lire "Initiation à l'astrologie humaniste 6" Le journal du 29 novembre 2007Chronique Billet corrigé et réactualisé le 2 decembre 2007 Les images de Frédéric Bonnet étaient impossibles à ouvrir, en dépit de leur format JPEG. J'ai dû passer quelques heures pour les enregistrer sur les billets, car je suis tenace. Vous dire comment j'y suis parvenu, est impossible. certaines fois j'ai désobéi aux instructions, d'autres, j'ai modifié le profil colorimétrique, les plus rebelles, je les ai imprimées et scanné le feuillet, le plus irritant est le refus du Bowser de m'inscrire sur le billet des images chargées parfaitement sur la banque d'images et qui généralement ne posent pas de problème.
Lunettes sémantiques Lorsqu'on va acheter des lunettes chez Auchan, on vous fait un vulgaire escompte, rien de comparable avec les merveilles promises par les lunettiers industriels du style VOZIEUBO ou Affreuxloup. Ceux-là y vont fort : pour toute lunette achetée, on vous en offre une seconde à votre vue. Quelle aubaine ! Le problème est qu'il s'agit d'un piège sémantique particulièrement pervers. Admettez en effet que la paire acheté soit à verres progressifs. La seconde ne donnera qu'un seul foyer. Vous ne pourrez l'utiliser qu'une fois de temps en temps, mais elle sera alors à votre vue ! De même on laisse à entendre que la paire additionnelle est identique à la paire achetée. Mais rien de tel n'est garanti. La prestation est minimale : pas de verres filtrants, verre de dernière qualité fabriqué Dieu sait où et comment, monture squelettique prête à se fendre, et tout à l'avenant. En faisant le calcul on trouve qu'on est en présence d'une véritable fraude qui pousse à l'inflation et ruine un peu plus la SECU et les gens sans moyens. Alors que faire? Allez chez votre lunetier du coin qui vous connaît, et qui tous comptes faits vous coûtera moins cher que ces escrocs pour gogos.
Continuer à lire "Le journal du 29 novembre 2007" Mercredi, 28 novembre 2007Le journal du 28 novembre 2007. Minuit.
Du lointain Vint me voir en cette fin de soirée le père Oleg Borodine. Il m'était recommandé par le père Slotine, patriarche de l'Isola Quadrata; associée au couvent des arméniens de San Lazzaro, au large de Venise. Cet homme ascétique arborait une barbe très noire et des yeux passionnés qui regardaient en dedans, comme les prophètes. Il m'expliqua sa vision eschatologique du monde et nous fumes tous deux surpris par l'identité de nos conclusions. Mon langage m'étant plus familier, je l'adopterai pour synthétiser notre conversation en fond de constat.
A la fin du siècle ignoble dont parle Conquest, enfanté par la Révolution Française, le monde perdit définitivement le sens de ses valeurs. Le livre du bien et du mal s'enroula dans le ciel et disparut. Il resta le néant axiologique dont se flattent les élites.
Quatre continents sémantiques se partagèrent l'esprit et la terre. Les deux premiers, OUEST et EST se livrent aujourd'hui un combat à mort pour la domination matérielle du monde. Le leader : l'Amérique, le challenger, l'Asie, divisée entre elle, unie contre l'occident. La conquête de la technologie est un atout encore favorable à OUEST, mais la lèpre économique ronge tout, sape les fondations et détruit les emplois. Elle est mise en oeuvre par EST avec ses millions de zombies nourris au riz et fanatisés contre les barbares occidentaux, qu'on attire par des sourires et l'appat du gain. Car GREED est le mot d'ordre universel, le moteur qui anime les riches financiers de l'OUEST. Le reste n'est qu'hypocrisie.
EST et OUEST ont appris que le développement technologique, seul à assurer l'emploi de l'OUEST, et le développement industriel, nécessaire à la survie des zombies nourris au blé, sont tributaires de l'Energie et de l'Eau. L'Amérique a compris cela depuis le début et fonde sa stratégie immuable sur les postulats suivants :
2. Les européens, ont les aime... Mais comme ancêtres, pas comme concurrents. 3. De toute façon on ne doit rien à ces salauds qui manipulés par les communistes; nous crachaient à la face : US Go Home! Ils ont passé par profits et pertes les gars qui sont venus de notre pays pour se faire massacrer pour eux. 4. Lorsque l'Europe va mal les Etats-Unis vont bien. Il se produit un afflux de cerveaux et de riches, qui viennent féconder les élites de notre pays. Pendant ce temps, ils importent des congolais et des tchadiens ! La politique Européenne est du pain béni pour nous. Et c'est la France qui prend la tête du mouvement panurgique. Il n'y a que des énarques et des arrogants pour suicider leurs compatriotes en toute légitimité. 5. Mais voilà, il ya le pétrole irakien et le gaz russe. Jadis la France avait de bonnes relations avec Saddam Hussein et Bouyges en profitait. Cela aurait débouché sur des approvisionnements dangereux pour nous. Grâce à Bush l'Irak est devenu un mess. On nous accuse, alors qu'on s'en fout. En attendant bas les pattes pour les européens sur le pétrole et les investissements en Irak. 6. Et l'energie russe? Pour couper des russes les européens trois moyens : a- Le canal Nord : se servir du cheval de Troie polonais dont les flancs antirusses, sont aux ordres de l'Amérique. b - Le Caanal SUD : Mettre la pagaille en Bosnie et en Croatie et démoniser les Serbes alliés des chrétiens orthodoxes russes. c - Le coup de grâce. D'ici une décennie, la Russie deviendra l'acteur incontournable de développement pour les européens. Un courant suicidaire, idéologique et moralisateur, s'ingénie à nous monter contre Poutine et la Russie. Y participent les bureaucrates et les élites politiques de l'UE. Mais c'est la France qui est en tête et entraîne les autres. (Alors que les Allemands, les Italiens, les Espagnols, les Autrichiens, ont malheureusement compris ce qu'un enfant de quinze ans découvrirait tout seul.) Heureusement la France fait un excellent travail et on l'aide comme on peut. C'est si facile ! Continuer à lire "Le journal du 28 novembre 2007. Minuit."
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Lundi, 26 novembre 2007le journal du 26 novembre 2007
La triste fin d'une boite de caviar. Je viens de rentrer de ma soirée d'anniversaire et je suis content et crevé. Tout le monde autour de moi le dit qu'il faut que je note les péripéties d'un convive pour le blog. Succès d'hilarité garanti. Mais je dois assurer la discrétion, car cette affaire est si grotesque qu'elle en devient compromettante pour tous. La bétise à ce point c'est inquiétant. La bureaucratie atteint des niveaux d'absurdité, surclassant nettement le père UBU. Mais je suis hors d'état de travailler... Plus tard sans doute.
Chronique Boulimie La cavale Ovalac avala l'eau du lac L'eau du lac avala la cavale Ovalac Comptine populaire que me contait mon père pendant mon enfance. Hier soir, dîner d'anniversaire avec le cercle des plus proches. On m'a invité dans un restaurant de Poisson et j'ai cédé stupidement à ma fringale de fruits de mer, négligeant les avertissements de Marina. J'ai dû avaler bien 15 énormes huitres, et il m'a semblé avaler l'océan tout entier, jusqu'à ce que ce soit l'océan a son tour qui m'avale. J'ai passé une nuit d'enfer, d'où l'absence de billet sur le blog, et ma tête ne commence qu'à présent à émerger des vagues amères. Comble d'infortune, j'avais à 9heures une consultation particulèrement ardue, où on me sommait de pondre mon oracle, comme si j'étais la Pythie. J'ai dû puiser mes dernières bribes d'intelligence au plus profond de mes cellules. Puis, Alexandre est venu aux nouvelles le visage éclairé par la sympathie et cela m'a réchauffé le coeur. Mais il est reparti et je me suis mis à ressembler à ces corps éventrés, déchus que j'ai décrit dans "invocation à l'océan". J'ai hiberné et je commence seulement à reprendre mes esprits. Je relègue l'album de famille au fond d'un lien discret. Je me contente ici de reproduire la photo traditionnelle.
De gauche à droite, Alexandre, Sehran, Marina , John, Madame de Bournet. Mes amis les plus chers. Continuer à lire "le journal du 26 novembre 2007" Samedi, 24 novembre 2007Le journal du 25 novembre 2007
MINUIT Pôles sémantiques et polémique Médusienne Nous touchons le nadir des visites de ce mois : 769 visiteurs. Mais simultanément, la qualité et le nombre des commentaires m'a apporté beaucoup de joie et surtout, beaucoup d'enseignements, de leçons, de recul sur moi-même. Je pense tout naturellement aux derniers commentaires de Méduso et d'Herbe. Ils dépassent et de loin de simples observations, et me contraignent à faire preuve de plus d'objectivité ! C'est pourquoi, le billet que je commence à minuit,leur est dédié. Et cette heure, cette date, ce jour, sont empreints d'une signification très spéciale dont je ne puis que vous livrer et à distance, une clé. Mais auparavant, prenons connaissance des commentaires de nos deux amis. . Meduso à B.L.
Herbe à Meduso
Non, ce n'est pas un problème de communication mais - beaucoup plus préoccupant, de possession au sens démoniaque du terme. Je pourrais évidemment renvoyer à nouveau l'internaute à De Closets, ou à Conquest, pour la partie factuelle... ou tout simplement à Les Mains Sales de Sartre, le plus impitoyable réquisitoire anti-médusa. Pour l'infrastructure théorique, n'oublions pas que ce blog n'est qu'un sillage laissé par Virus. Je ne puis étant donné la taille de ces billets (souvent trop lourds) ajouter de surcroît les informations exigées par Méduso. Qu'il se décarcasse un peu, et il trouvera plus de preuves qu'il n'en faut. Je ne vais pas ajouter l'information banale à de l'information banale pour tous, sauf ceux qui nient le réel. Je n'ai pas non plus l'intention de vous dire que du temps de Galilée, la terre était plate, ni de vous le prouver ! Vous trouverez ci-dessous une clé et une synthèse, beaucoup plus personnelles. Continuer à lire "Le journal du 25 novembre 2007"
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Vendredi, 23 novembre 2007Le journal du 24 novembre 2007Marché culturel Bien des semaines se sont écoulées depuis ma liste biographique des "indispensables" de la musique, restée en rade.
Ce matin je suis allé retirer des enregistrements que je convoitais depuis longtemps. D'une part, une version inédite, affreusement chère qui d'après les critiques est la meilleure disponible : Bayreuth 1955, le Ring par Joseph Keilbert avec les meilleurs artistes du Neue Bayreuth, à l'apogée de leur forme. D'autre part la Missa Solemnis de Beethoven. Je me souviens de la comparaison entre la version fulgurante de Toscanini dans l'édition RCA Red Seal,(1953) et la pesante interprétation d'Otto Klemperer. Je dois avoir quelque part les microsillons de celle-là, très conspuée par la critique pour sa sécheresse, et la précision militaire de choeurs et des solistes. Je voudrais bien la transférer en CD. Déception, la version amazon est exécutée par la BBC et une autre prévue n'a rien en commun de la merveilleuse Red Seal. Moralités : oubliez les critiques quand il s'agit de Toscanini, ils sont partiaux, la supériorité du maestrissimo, il ne la supportent pas. Lorsqu'une version de référence (comme le Chant de la Terre par Klemperer, parait, empressez vous de l'acheter, même si vous devez remettre à plus tard l'écoute. Elle ne sera alors peut-être pas disponible.
Le Ring de 1955 par Keilberth, est salué comme un événement miracle. L'enregistrement remastérisé n'est pas à la hauteur des commentaires dithyrambiques de la pochette et il me faut du temps pour départager Clemens Kraus dont les voix et les tempi sont fascinants, bien que la polyphonie ne vaille pas Furtwaengler; et Keilberth toujours un peu terne. Mais il faut avoir ce CD à cause de la distribution.
La Messe Solennelle de Beethoven met aux prises les deux camps que nous avons déjà renconré. Les uns fustigent Beethoven (vous avez bien lu, Beethoven!) pour son manque de contrôle de l'orchestre et des voix, ses indications choquantes qui montrent des erreurs de calcul, et un résultat provocateur, alors que les autres, - Toscanini, Toscanini et encore Toscanini, non seulement ne minimisent pas les intentions du compositeur mais les mettent en valeur ! L'enregistrement Red Seal de 1953 enregistré en studio est encore plus scrupuleux, de que l'on attribue au grand âge du maître ! On estime même que ce n'est pas rendre service à Beehoven que de suivre des indications qui le dévalorisent.
Continuer à lire "Le journal du 24 novembre 2007" Les voies de la qualité 4Les fraises sauvages VL'Argus aux mille yeux Big Brother
Images restaurées le 23 novembre à 19h21
Photo Cassou, 91, Villiers-sur-Orge. Inauguration de la chaire de TSO (Théorie des systèmes organisés) (Chaire d'Etat)
Le titulaire de la Chaire d'état, fut le plus jeune à accéder à ce poste. Il y restera jusqu'à l'âge de 68 ans, battant tous les records de longévité.
On notera la différence de maintien et de physionomie des deux concurrents. Le premier, ne peut se départir d'une profonde tristesse contrastant avec l'autosatisfaction du bel Amédée. Une profonde et incurable solitude, le minait. Le conservateur Amédée de Gerfanion, lui, n'était pas seul. Il se fendit des centaines de visites à l'Académie des Sciences, prit la tête d'une association pour le don de l'épée d'académicien de Louis Fourastié afein d'obtenir sa voix et mille autres bassesses marketing. Il l'emporta par une voix sur son concurrent qui dut subir toutes les railleries de ses bons amis ("voici qui va vous rabattre le caquet. Vouloir à votre âge, petit émigré mi-italien, l'emporter sur un homme sérieux, français de souche et la cinquantaine rassurante, voici qui mérite une bonne leçon ! Mais il y avait aussi les fans, et lorsque le Professeur Saint Paul vint apprendre la mauvaise nouvelle, Rond Point des Champs Elysées, à celui qui était quand même directeur du département organisation à HEC, il pleurait. Le jeune, perdu dans on ne sait quelle rêverie, demeurait absent.
Le lendemain, IBM, Philips, la Shell, l'Oréal, et les autres clients du jeune homme, firent campagne et persuadèrent le Président Pompidou de créer pour le "révolutionnaire" une Chaire d'état, avec toute liberté d'enseigner ce qu'il voulait, comme il le voulait, sans aucun contrôle, et d'imposer des programmes à tous les établissements de France et de Navarre. Un régime d'exception. Les bons amis du nouveau titulaire eurent du mal à cacher leur hargne, non point qu'ils eussent à gagner de sa défaite,mais parce que ce théoricien visionnaire et péremptoire avait le don d'agacer tous les politiquement corrects comme celui à qui vous pensez peut-être. Il était foncièrement anti-establishment, et il représentait plus que ses détracteurs l'establishment! Plus tard cet ermite solitaire et dédaignant les soirées en ville, et hommes politiques se mit à dos Giscard d'Estaing, les Télécoms et qui vous savez. On le donnait pour socialement mort. Mais à quarante ans, Beullac obtint pour lui la légion d'honneur, comme plus tard Beregovoy. Il est vrai que celui-là fut plus ou moins assassiné, et celui-ci le fut plus que moins. Et le voici, tantôt nommé commandeur, un comble pour un Ovni culturel.
Inauguration, le lendemain, de la chaire jumelle OST (Organisation scientifique du travail). Au pupitre Monsieur Louis Armand, à côté le titulaire de la chaire de l'éducation nationale : M.Amédée de Gerfanion de Castet la Boulbène. Dans le même régistre Thierry de Montbrial lui succèdera. M. De Gerfanion, selon l'expression consacré par les mathématiciens, ne se prend pas pour son cologarithme. Les deux concurrents se livreront bataille d'une chaire à l'autre, Amédée reprochant à son concurrent d'être un révolutionnaire, appuyé par les grandes multinationales et pas tout à fait français, son adversaire ne cessant de faire rire à ses dépens et adorant le faire tourner en bourrique.
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Le journal du 23 novembre 2007Jubilation Marche et crève France-Soir a commis un jeu de mots qui trahit la vérité : Marche ou Grève.
En fait les usagers n'ont guère le choix.Il doivent marcher jusqu'à en crever des fatigue.
Mais on a tort de traiter d'égoïstes ces grévistes qui ne font que ce que feriez à leur place peut-être. On leur a concéder en 1909 une parcelle de pouvoir. Un siècle plus tard les conditions de travail ont légèrement changé; Zola, Lénine et le travail au charbon sont oubliés. Mais pas les sous qu'ils procurent à ceux qui se cramponnent à ces conditions absurdes ou une petite minorité de gens mieux payés, mieux soignés, mieux logés, mieux traités, vivent aux crochets de la population française. Lorsque vous autorisez le sexe libre, la drogue, la porno, comment condamner ceux qui en tirent profit? L'indignation faut-il la réserver aux riches? Oui disent les trotzkistes au pouvoir.
Continuer à lire "Le journal du 23 novembre 2007" Jeudi, 22 novembre 2007Les fraises sauvages IVDer Wanderer Le voyageur
Voici un thème récurrent chez poètes et musiciens. On le rencontre dans les Sonnets de Shakespeare, l'Adieu du Chant dela Terre, les lieder éponymes de Schubert... et il forme la trame de cette série des Fraises Sauvages, pélerinage d'un vieil homme à ses sources d'eau vive.
Le moineau A la fin de son parcours, il s'aperçut qu'avec la vie, l'argent lui était compté. Les quarante voleurs s'étaient partagés ce qui restait de son pécule qui n'avait été dévoré par son amour du confort et de la vie aisée. N'aimant pas sentir le poids des contraintes financières peser sur son imagination, il les négligea et induisit en tentation les prédateurs attirés par tant d'inconscience. Citons le fisc spoliateur qui l'accusa à tort d'abus de droit et le dépouilla cyniquement, son personnel qui mit à sac tout ce qui pouvait avoir la moindre valeur de ses objets, le plus riche de ses clients, Ali Sandagarao Mossa Saadi Bey, qu'Allah bénisse cet homme de bien, et qui profita de la naïveté de son conseiller pour le spolier proprement, les compagnies d'Assurances; et deux ou trois cambriolages bien ciblés. De tout le travail d'une vie d'orgueil, de prestige et de rayonnement culturel, il ne resta que ces vestiges que le vieillard revisita comme une ruine témoin d'une gloire disparue.
Le vieux tomba aussi soudainement que progressivement (les deux vont de pair) des classes aisées, à la pauvreté dorée... or de Bologne qui devient noir de vergogne. On lui fit comprendre que seul le nécessaire du nécessaire lui permettrait de survivre une année. Mais, opiniätre, il ne l'entendait pas ainsi :" je ne puis me priver de tout se dit-il, je continuerai à m'offrir de petits plaisirs et lorsqu'il n'y aura plus rien dans la caisse, je me tuerai, en douceur, sans douleur ni violence."
Laissez moi vous rappeler cette histoire du cancéreux à qui les psécialistes prédirent une survie d'un an au maximum. L'homme décida de tout liquider pour jouir enfin de la vie. Il s'offrit les plus belles croisières, les mets les plus délicats, les filles les plus somptueux. Un an plus tard, il était guéri mais sans le sou !
Le pauvre Beethoven ne savait comment payer ses soins médicaux. Les Anglais charitables se cotisèrent pour régler l'opération, et feignirent de croire à toutes les symphonies et oratorios prêts à être imprimés. L'angoisse du pauvre sourd, était la survie : si je guéris, comment pourrai-je subsister? Cela nous révolte aujourd'hui, et pourtant ...
Mais, le vieux ne pensait plus à ces tristes prémonitions et le soleil brillait pour lui. Précisément, ce 22 Novembre 2007, ll faisait un ciel sans nuages, merveilleusement limpide et il sortit. Si son esprit marchait assez bien et il respirait l'air vivifiant.
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La chronique de Frédéric Bonnet, 22 novembre 2007Andreas Gursky Kunstmuseum Basel, www.kunstmuseumbasel.ch Jusqu'au 24 février
Pour l’essentiel composée de travaux récents, l’exposition consacrée à Andreas Gursky, au Kunstmuseum de Bâle, pointe parfaitement son évolution vers un usage plus affirmé de la composition et de la modification informatique, comme dans Cocoon (2007), un de ces vastes panoramas chers à l’artiste, où la foule de jeunes gens dans un nightclub semble étrangement réduite en regard d’un décor devenu totalement irréel, occupant qui plus est les deux tiers de la surface. Les modifications du réel apparaissent là patentes, comme s’il était devenu nécessaire d’en affirmer clairement l’existence.
Kuwait Stock Exchange, 2007, Copyright: Andreas Gursky / VG Bild-Kunst, Bonn
Barhain I, 2005, Copyright: Andreas Gursky / VG Bild-Kunst, Bonn
Pyongyang IV, 2007, Copyright: Andreas Gursky / VG Bild-Kunst, Bonn
Mercredi, 21 novembre 2007Album de familleLes fraises sauvages. III (suite) Sa grand-mère, Clélie, était une femme de devoir, stricte, morale et son regard triste, s'expliquait par la nature éxubérante de son mari, le médecin-colonel de l'armée d'occupation italienne à Tunis. Le colonel avait une prestance avantageuse qui en faisait la coqueluche des mondaines de la ville. Son esprit de répartie, sa conversation brillante, lui assurait un succès mondain. Malheureusement le sens pratique n'était pas sa qualité dominante. Il ne voulait pas payer ses clients. Les pauvre,, passe, murmurait Clélie, mais soigner des riches gratis pro deo, c'est un comble. Aussi, dicrètement passait-elle une petite note de frais aux malades les plus opulents. Il fallait bien faire bouillir la marmite.
Elle adorait sa mère. Un jour, au retour de l'école, elle vit un attroupement sur le seuil de la villa :con père venait de succomber à une attaque cardiaque. Clélie, ne pleura pas, elle ne se plaignit pas. Saisie par une activité fébrile, elle cousut, broda, nettoya la maison toutes les nuits de fond en comble... L'enfant vivait avec une obsession : si ma mère devait mourir à son tour, que vais-je devenir? Elle n'était qu'au seuil de l'adolescence... Mais Clélie ne donnait pas de signe de chagrin ni de déséquilibre. Elle travaillait. Un mauvais jour, en revenant de l'école, elle vit un atroupement de gens en deuil au pas du seuil. Sa maman venait à son tour d'être frappée d'une hémiplégie.Les gens furent tous très gentils avec la petite orpheline qui fut recueillie pas sa soeur Pia. Cette très belle femme, aux splendides yeux verts, aimable avec le monde entier, prototype de mondaine, était mariée avec l'homme le plus riche de la région. Elle passait les temps à voyager de palace en station de cure, trainant derrière elle la petite orpheline traitée avec la plus extrême courtoisie et logée dans une dépendance. Mais la blessure ne cicatrisa jamais pour celle qui devait demeurer une orpheline toute sa vie. Cete histoire m'attriste infiniment.
Le vieil homme continua son périple. Au bord d'une piscine, il vit une adorable jeune fille. En parlant avec elle, il trouva toutes les vertus les plus rares réunies. L'altruisme, l'amour des arts, une honnêteté et une droiture infrangibles. Elle était amie des grands artistes, des Moore, de Mathieu, des Matta... Mais elle ne plaisait pas aux esprit vulgaires. Elle fut très courtisée par de merveilleux jeunes gens, et connut l'amour conjugal. Mais ses fiancés successifs adoraient les formule 1 et comme son mari; ils périrent sur la route. Elle se retrouva seule et désemparée. Les amis du couple avaient disparu, les femmes craignant la concurrence d'une femme seule, ses proches l'abandonnèrent à son sort, son propre frère qui venait de se marier, lui tourna le dos pour ménager la jalousie de sa femme. Elle - si adulée - connut la solitude totale et ne trouva la force de survivre par le chemin vers le haut, celui qui mène à la spiritualité et ai désir de venir en aide aux autres.
Le vieillard fut saisi d'un remords intolérable. Il aurait voulu venir en aide à cette radieuse jeune femme, mais elle n'écoutait pas ses paroles, elle appartenait à un autre espace temps. Continuer à lire "Album de famille" |
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Une affaire d'état. 



En revanche deux scandales doivent être dénoncés vigoureusement. Comment les gouvernement successifs ont-il pu admettre la reconduction d'inégalité choquantes au pays de l'égalité proclamée? Même Ségolène Royal se proposait de rétablir une situation normale, décente. Or Sarkozy comme Royal ont choisi, avec toute la population travailleuse, les bonnes décisions. Elles ont été votées par toute la classe politique. Les modifier par la peur de l'affrontement avec des minorités illégales, Qui tiennent tête au pays tout entier, c'est déjà céder à une dérive révolutionnaire. On a vu ce qu'il en a côuté à Louis XVI et à la France.
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