Mardi, 11 décembre 2007
Chronique
Nous vous avisons que le journal du 7 décembre 2007 Poutine et Sarkozy, en voie d'achèvement vient d'être terminé ce 11 décembre 2007 à 00.59.
Mardi, 4 décembre 2007
Une communication à mes amis
Trop, c'est trop !
L'effet de médications très lourdes, votre gentillesse à tous et votre sollicitude, le respect et la confiance que mon entourage ont porté à "Monsieur le Professeur", m'ont détourné de l'esprit et du but de ce blog dont la devise "L'information derrière l'information" et le titre : décodage", ne m'autorise guère à faire part de problèmes personnels ni de ce qui bouleverse les tréfonds de mon être.
Il est temps de reprendre le harnais, et d'évacuer ce qu'il y avait de trop personnel, d'exagérément émotionnel dans les billets passés. Néanmoins, tout n'a pas été également inutile dans cette "perte de contrôle affectif", avec ce qu'il suppose d'auto-apitoyement, alors que tant de misère, tant de malheurs nous entourent. Croyez-vous que je ne ressens pas le mal à vivre, les humiliations et les incompréhensions, la solitude, qui vous accompagné dans votre parcours? J'ai connu cela, et au delà, et je vous dis, ne vous laissez pas aller, luttez, ne craignez pas de vous engager dans des sentiers arides et risqués. Les choses changent, mais pas seulement dans la mauvaise direction.
La neige est douce, la neige est chaude
A ce propos, parmi les DVD incontournables, achetez "Rêves de Kurosawa", le plus beau film que j'aie jamais vu, et qui a eu si peu d'audience. Une des séquences du film : tempête de neige, montre une cordée prise dans le brouillard, les vent hurlants, la neige meuble comme des sables mouvants. La nuit tombe et le bivouac, on n'en retrouve plus la route. Et soudain comme par magie (car c'est de la magie) les vents tombent, la neige scintille de cristaux, le ciel est d'un tendre bleu de paradis. Apparaît alors la fée des neiges; souriante, apaisante. Elle dit " La neige est douce, la neige est chaude" elle caresse délicatement les soldats qui s'abandonnent au sommeil. Mais le chef, le héros hargeux et pugnace, les secoue, les incite à ne pas se laisser aller, de ne pas s'abandonner à ce sommeil qui ressemble fort à un coma. Furieuse, la fée de transforme en un démon furieux et s'envole dans les airs. On est sortis de l'oeil du cyclone, et la sorcière a déclenché les vents hurlants. Mais infatigable, le chef oblige les sémicomateux à mettre un pas devant l'autre, à résister au mortel engourdissement, à s'arracher de l'emprise de la neige collante. Et voici. Soudain, les nuages disparaissent, le ciel s'éclarcit, le soleil du couchant illumine le camp. Car il était là le camp ! A quelques pas, et on allait se laisser mourir aussi près de la salvation ! Exultation des hommes sur fond de musique militaire claironnante et joyeuse. Quelle leçon, pour vous peut être, pour moi sûrement.
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Mercredi, 28 novembre 2007
Du lointain
Vint me voir en cette fin de soirée le père Oleg Borodine. Il m'était recommandé par le père Slotine, patriarche de l'Isola Quadrata; associée au couvent des arméniens de San Lazzaro, au large de Venise. Cet homme ascétique arborait une barbe très noire et des yeux passionnés qui regardaient en dedans, comme les prophètes. Il m'expliqua sa vision eschatologique du monde et nous fumes tous deux surpris par l'identité de nos conclusions. Mon langage m'étant plus familier, je l'adopterai pour synthétiser notre conversation en fond de constat.
A la fin du siècle ignoble dont parle Conquest, enfanté par la Révolution Française, le monde perdit définitivement le sens de ses valeurs. Le livre du bien et du mal s'enroula dans le ciel et disparut. Il resta le néant axiologique dont se flattent les élites.
Quatre continents sémantiques se partagèrent l'esprit et la terre.
Les deux premiers, OUEST et EST se livrent aujourd'hui un combat à mort pour la domination matérielle du monde. Le leader : l'Amérique, le challenger, l'Asie, divisée entre elle, unie contre l'occident. La conquête de la technologie est un atout encore favorable à OUEST, mais la lèpre économique ronge tout, sape les fondations et détruit les emplois. Elle est mise en oeuvre par EST avec ses millions de zombies nourris au riz et fanatisés contre les barbares occidentaux, qu'on attire par des sourires et l'appat du gain. Car GREED est le mot d'ordre universel, le moteur qui anime les riches financiers de l'OUEST. Le reste n'est qu'hypocrisie.
EST et OUEST ont appris que le développement technologique, seul à assurer l'emploi de l'OUEST, et le développement industriel, nécessaire à la survie des zombies nourris au blé, sont tributaires de l'Energie et de l'Eau. L'Amérique a compris cela depuis le début et fonde sa stratégie immuable sur les postulats suivants :
1. Moins il y a de convives autour d'une table, plus il y a à manger.
Si l'on élimine l'Europe, et qu'on la coupe de ses ressources énergétiques, c'est autant de gagné. Un développement concurrenciel en moins. 2. Les européens, ont les aime... Mais comme ancêtres, pas comme concurrents. 3. De toute façon on ne doit rien à ces salauds qui manipulés par les communistes; nous crachaient à la face : US Go Home! Ils ont passé par profits et pertes les gars qui sont venus de notre pays pour se faire massacrer pour eux. 4. Lorsque l'Europe va mal les Etats-Unis vont bien. Il se produit un afflux de cerveaux et de riches, qui viennent féconder les élites de notre pays. Pendant ce temps, ils importent des congolais et des tchadiens ! La politique Européenne est du pain béni pour nous. Et c'est la France qui prend la tête du mouvement panurgique. Il n'y a que des énarques et des arrogants pour suicider leurs compatriotes en toute légitimité. 5. Mais voilà, il ya le pétrole irakien et le gaz russe. Jadis la France avait de bonnes relations avec Saddam Hussein et Bouyges en profitait. Cela aurait débouché sur des approvisionnements dangereux pour nous. Grâce à Bush l'Irak est devenu un mess. On nous accuse, alors qu'on s'en fout. En attendant bas les pattes pour les européens sur le pétrole et les investissements en Irak. 6. Et l'energie russe? Pour couper des russes les européens trois moyens : a- Le canal Nord : se servir du cheval de Troie polonais dont les flancs antirusses, sont aux ordres de l'Amérique. b - Le Caanal SUD : Mettre la pagaille en Bosnie et en Croatie et démoniser les Serbes alliés des chrétiens orthodoxes russes. c - Le coup de grâce. D'ici une décennie, la Russie deviendra l'acteur incontournable de développement pour les européens. Un courant suicidaire, idéologique et moralisateur, s'ingénie à nous monter contre Poutine et la Russie. Y participent les bureaucrates et les élites politiques de l'UE. Mais c'est la France qui est en tête et entraîne les autres. (Alors que les Allemands, les Italiens, les Espagnols, les Autrichiens, ont malheureusement compris ce qu'un enfant de quinze ans découvrirait tout seul.) Heureusement la France fait un excellent travail et on l'aide comme on peut. C'est si facile !
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Dimanche, 11 novembre 2007
Politiquement correct à force d'être politiquement incorrect
Une conversation téléphonique avec Sir Kevin Bronstein
Billet revu , augmenté et corrigé, ce dimanche 11 novembre 2007
Je viens d'apprendre que Kevin Bronstein a été ennobli par la Reine, ce qui est un honneur pour tous les membres de l'ISD. Sa femme devient donc "dame Hilda Bronstein".
Bronstein avait surtout envie de parler de Bush, Nicolas Sarkozy et des autres,
-... Ah oui, la France, les grenouilles et les villas à Saint Tropez. J'y ai été invité un jour avec Hilda chez le célebre oligarque Derrick Pasqua. Quelle merveille que sa villa, la plus somptueuse de Saint Tropez ! Ah la France, quel beau pays... Pour qui n'y réside pas bien entendu; car les autochtones, les indigènes plus ou moins ... enfin, je m'entends..., ils vont eux dans les hypermarchés, les riches étrangers, rue St. Honoré.
Bush et Sarkozy, deux erreurs de casting. Georges Junior est un abruti alcoolique, coureur de jupons reconverti, et qui prouve à quel point l'Amérique est une vraie démocratie. Tous y ont leur chance. Si un imbécile peut devenir président, pourquoi pas vous? Il est vrai que vous n'avez peut-être pas un père comme le vieux Georges pour vous guider? Car derrière le junior, se cache immanent, le sénior... Il est partout, le fils, c'est un figurant stupide.
- Pour Nicolas Sarkozy, vous ne croyez pas que vous avez été un peu dur?
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Lundi, 22 octobre 2007
La dérive des continents
Ce dont on parle ici, c'est des quatre aires de développement dans le monde, appelées par métaphore "continents sémantiques" et correspondant vaguement aux blogs civilisationnels de Huntington et telles qu'elles avaient été décrites par le rapport ISD de l'année dernière. Cette semaine des évaluations me sont venues des Etats-Unis et du Canada, qui viennent confirmer l'émergence d'une cinquième entité comme actant international : la Russie, jursqu'ici cantonnée au rôle de tissu intersticiel, comme l'UK. Les principaux constats mis en évidence sont les suivants :
1. L'Europe est le seul continent sémantique à être affecté par Médusa, à la fois au niveau de ses élites intellectuelles, dela presse et des officiels. Les Etats-Unis, par le biais des universités, sont touchées de plus en plus par Médusa, mais l'effet de ce noeud sémantique est affecté par les facteurs suivants : a) il y a une forte tradition entrepreneuriale et pionnière force de la terre, dans l'amérique profonde. b) Les milieux d'affaires sont infestés par Matrix qui rejette l'influence des "geeks" si ce n'est dans les soirées mondaines. c) La dimension du continent favorise une brutalité dans les relations de force, qui sont réelles. Bien que le pouvoir du Président soit plus limité qu'en Europe, il pèse très lourd dans la vie réelle du pays. d) La faiblesse relative de Médusa, limite son action au domaine des médias et des discours. Cependant Octopus, le noeud sémantique médiatique a contribué à infléchir le sort de la guerre du Vietnam, que les Américains étaient sur le point de gagner, selon le même processus de sape et de démoralisation qu'on connus les Français alors que le FLN était en perte de vitesse par rapport aux musulmans pro-français. Le Général de Gaulle, a remis en selle le FLN, le parti le pus radical, le plus violent et le plus adversaire à la France. Il s'agit d'une constante de la posture française. Encore aujourd'hui, le gouvernement accorde ses préférences aux mouvements affiliés aux frères musulmans, en négligeant les islamistes réformistes et modérés.
e) En faisant la synthèse de ces champs de formes sémantiques, et en dépit d'une progression de Médusa, une doctrine unique domine la politique américaine : aidons nos alliés, combattons nos adversaires, faisons nos intérêts, jouons à très court terme.
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Mercredi, 17 octobre 2007
Chronique
Le petit noyau de commentaires commis par les trublions de service : Vincent, Poil à Gratter, Alexandre de Lisle, et bien d'autres, me réjouit au plus au point. En dépit des fautes de français (voir mes remarques su l'influence destructurante de l'écriture sur ordinateur), les questions soulevées sont intelligentes, et bien souvent embarrassantes, toujours perturbantes. Elles décapent les idées les plus solidement reçues. Je me permets de vous conseiller de lire cet échange, mes commentaires sont partie du blog à égalité avec des billets plus ambitieux. Remercions ceux qui osent ou prennent la peine de répondre, ils disent tout haut ce que d'autres pensent plus bas.
Si Poutine n'existait pas, il faudrait l'inventer !
Il est raide, macho, dictatorial, retors, de mauvaise foi, grossier, brutal, mégalomane, et pourtant je ne le trouve pas antipathique. La raison, je ne la connais pas, c'est purement instinctif. C'est un personnage qui s'est trouvé là par hasard et qui a occupé une chaise vide, d'où il est difficile de le déboulonner.
J'ai des amis russes, qui l'ont bien connu du temps de Eltsine. C'était un homme tout à fait falot, un homme d'administration, sans vision ni réelle vision. Nul n'aurait pu imaginer une telle ascension. Aujourd'hui, certains, sans plaisanter, affirment qu'il est l'homme le plus puissant du monde à cause des énormes réserves énergétiques de la Russie, et de sa prise en main durable sur le système. Il n'est redevable qu'à lui-même de ses décisions, même si elles sont inspirées par les circonstances.
Poutine, faut-il le répéter, n'a pas de stratégie, pas de vision long terme. Ce n'est pa là un défaut par les temps qui courent, bien au contraire. Il sème désordre, provocations et contradictions pour sonder l'Occident et laisse toutes le options ouvertes sans jamais s'engager vraiment pour aucune. Notamment à propos de l'Iran, nulle conviction derrière ses proclamations. Mais il y a 25 millions de musulmans en Russie, et l'Iran est proche. Et puis, n'oublions pas que Poutine est avant tout un homme d'affaires mesurant l'intérêt de ses alliances, à l'aune de l'intérêt économique court terme. Il lance une bombette sémantique et attend les commentaires et les retombées (nécessairement verbales)..
Paradoxe : Pour faire court et provocateur, les Russes adorent les Allemands et détestent les Français. Poutine adore Sarkozy et ne peut pas blairer Merckel. .Il y a un peu de vrai dans cette boutade. Il est vrai que Nicolas Sarkozy a bien des points communs avec son homologue russe, et n'aime guère le pharisaïsme. Quant à l'Iran... bah. attendons de voir les retombées de toute cette gesticulation. Les médias sont contents, et les gens bien informés,de la concierge au soviétologue, se donnent des airs d'importance en prédisant l'avenir dans le rétroviseur.
La bibliothèque (suite)
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Vendredi, 5 octobre 2007
Chronique
Deux internautes : Christine et Ben ont manifesté un vif intérêt pour une démarche d'initiation pour la peinture et la musique. Comment ne pas leur répondre dans l'urgence, mais leurs question méritent plus qu'un commentaire. Aussi aurons nous un billet d'initiation pour Ben et un pour Christine.
Montagnes russes? Non, salade russe!
L'information délivrée dans le billet montagnes russes, (cliquez ici ►♦♦♦) appartient aux clichés qui courent les dîners parisiens, ce qui ne signifie pas qu'elle soit obligatoirement fausse. Nos correspondants de lSD ont revisité ces montagnes russes par lesquelles le président Poutine nous fait passer pour nous tenir en haleine, et ils ont découvert une salade russe !
Voici des commentaires provisoires sur la cartographie du pouvoir exposée dans Montagnes Russes.
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Mercredi, 3 octobre 2007
Chronique
J'ai déjeuné avec G*** un ami de Poutine et un des meilleurs connaisseurs des équilibres de force en Russie. Il a brossé pour moi et pour X*** un tableau de la Russie actuelle qui en aucun cas ne peut être comparée du point de vue culturel comme politique avec ce que nous connaissons en Europe. C'est justement cette affinité culturelle qui nous trompe comme un mirage. (Que l'on pense à Pavlova, à Petipas, à Tchaikowsky etc... profondément liés à la vie musicale européenne, et en sens inverse, Berlioz et Wagner, qui furent honorés et soutenu par la société de Saint Petersbourg). Les élites européennes qui lisent Gogol ou Dostoiewsky ont l'impression que l'écart entre la Russie et l'Allemagne n'est pas supérieur à celui entre le Danemark et l'Ile de Malte. Or cette similitude ne touche que les classes supérieures et cultivées, décimées par Lénine et par Staline au profit des "barbares". Et ceux là façonnent les mentalités russes et les critères de valeur fondées sur le pouvoir et l'orgueil national.
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Mardi, 2 octobre 2007
Montagnes russes
La Russie actuelle a hérité de l'époque léniniste-marxiste (que l'on cesse de la nommer période stalinienne, comme si l'on voulait dédouaner les monstruosités de Lénine !), une maîtrise admirable de la désinformation sous toutes ses formes et parée de tous ses pouvoirs. Virus (Lussato), et Power (Greene), deux ouvrages que je cite souvent et que je conseille systématiquement, ont tout écrit là dessus, mais Poutine a accompli le reste.
La psychocomédie de la succession en est un exemple. Poutine nomme un fantoche qu'il sera facile d'évacuer le moment venu, et laisse l'incertitude planer sur la suite, inquiétude savamment entretenue par des discours et des maneuvres imprévisibles. Lorsqu'on essaie de se renseigner, on tombe sur des masses de données spécialisées commentées par soviétologues autoproclamés et on parfait cette Tour de Babel désinformante par la lecture du Monde diplomatique. Ce dont nous avons besoin, cependant, n'est pas davantage de données mais plus de connaissance. Le processus d'exclusion est inséparable de celui de perception et de compréhension et le principe de Russel Ackoff trouve ici sa pleine démonstration : trop d'information tue l'information. Seul un homme sensé et pragmatique peut faire la différence entre le discours académique, celui de soviétologues en chambre, et le compte-rendu réaliste et lucide faisant appel à l'intuition et à la sagacité du lecteur.
L'information
Le plan Poutine d'après le Nouvel Obs.
"Viktor Zoubkov, 66 ans, inconnu des Russes, sera probablement leur prochain président dans six mois" affirme un billet du magazine, reflétant l'opinion de l'intelligentsia.
Vladimir Poutine l'a en effet adoubé comme dauphin officiel.
Les raisons?
1. C'est un fidèle poutinien inaltérable et inoxydable.
2. Il tient la classe politique par sa connaissance des mécanismes de blanchiment de l'argent, qui est sa spécialité. (La connaissance, pas le blanchiment, encore que...)
3. C'est le seul capable de donner confiance dans la lutte contre la corruption, seul thème mobilisateur pour les Russes.
4. En 2012, il aura 70 ans et ne pourra se représenter. Poutine en aura 60 et aura champ libre puisqu'on peut être élu après une période de vacance.
A l'occasion du voyage du président en Russie, la semaine prochaine, j'ai commencé d'esquisser une cartographie des positions politiques et des détenteurs majeurs du pouvoir. En voici une première version à réactualiser au fur et à mesure des surprises ménagées par le Grand Orchestrateur.
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Mercredi, 22 août 2007
Cyclones
Apparemment les média éprouvent une certaine délectation à traiter de sujets sinistres, scabreux, en un mot apocalyptiques. Le cyclone qui dévaste la Martinique trouve son correspondant affaibli dans le mauvais temps qui sévit sur l’Europe de l’Ouest.
Le mot est lâché, donnant sens à mon billet sur la pédophilie. Nicolas Sarkozy en parlant de l’administration d’Enantone a dit que c’est bien d’une castration chimique qu’il s’agit et qu’il n’avait pas peur des mots, laissant entendre que d’autres pourraient s’en effrayer. Il faut reconnaître, qu’à ma connaissance nul opposant n’a osé pour l’instant soulever les arguments du Professeur Hilary Onianos.
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Mercredi, 8 août 2007
Il pleut
Temps béni pour travailler. Mes collègues de l'ISD travaillent eux, sans relâche alors que je m'octroie généralement quelques heures de marche et de natation, sans compter mon blog qui occupe comme d'habitude mes heures nocturnes. Mais aujourd'hui il pleut, hier il pleuvait, et demain il pleuvra aussi. Donc pas d'absentéisme.
Mes collègues après s'être concentrés sur les processus de désinformation, se sont interessés aux déterminants que nous avons nommés noeuds sémantiques, puis, de là , à une sorte de de géopolitique de l'intox et de la désinformation. Mais un mouvement se dessine, encouragé par Serge de Pahlen, l'éditeur de Virus. Il pense que nos cogitations sur la géopolitique mériteraient d'être portées à la connaissance du public. Elles s'appuient en effet sur des grilles de lecture assez originales, dont celle des quatre cavaliers de l'apocalypse.
Les quatre églises qui gouvernent le monde
Le manuscrit Pepys I, qui contient les séquences nucléaires de L'Entretien, conclut sur une Lettre de l'Esprit aux quatre Eglises. Ces églises sont des systèmes de répartition des hiérarchies de jugement et ne coïncident par exactement avec la typologie des noeuds sémantiques. Les quatres églises sont ainsi définies :
L'église d'acier, correspond à une hierarchisation par la force et se rapproche de Swatiska. Elle est nationaliste, orgueilleuse, dominatrice et abjure toute idéologie. On peut dire que la Russie de Poutine se rapproche de l'église d'acier.
L'église de diamant est fondée sur l'idéologie, et généralement celle-ci prétendre régir le bonheur, l'égalité, le progrès des populations; Elle correspond à l'idéal des droits de l'Homme, à l'idéologie communiste et socialiste, et au noeud sémantique Diamant Vertueux. La Russie de Poutine, de ce fait se différencie nettement de l'URSS de Staline. C'est le nationalisme, la force, le combat, le communisme en moins et le pétrole en plus.
L'église d'améthyste est fondée sur la croyance d'un Dieu tout-puissant régissant à la fois le monde des cieux et celui de la terre, ce en quoi il se différencie radicalement du christianisme. Il impose sa loi au monde entier et réduit en esclavage les mécréants, quand il ne les tue pas. Jadis le Christianisme était affilié à cette église, aujourd'hui c'est Djihad, l'islamisme conquérant et non adapté au monde moderne. Lorsque j'ai décrit les ravages du fanatisme religieux, voici plus de trente ans, nul ne pouvait encore soupçonner l'avènement du terrorisme et la montée de l'Islam.
L'église d'or repose sur le culte exclusif de l'argent roi, et de ses métamorphoses : argent-pouvoir, pouvoir-show biz et médiatique, pouvoir du sexe, pouvoir de la mort : drogue et ventes d'arme. Pour l'eglise d'or, l'argent pas plus que l'immoralité n'ont d'odeur. Les adorateurs de cette église ne pensent qu'au court terme et sont prêts à sacrifier leurs alliés, leurs enfants, les enfants de leurs enfants, et eux-mêmes , au lucre et à l'hédonisme. Car enfin, que ne ferait-on pas pour bénéficier d'une villa sur la côte d'azur, un yacht et un avion personnel? On se prostituerait pour moins que cela. Il en est cependant qui vouent à l'argent un amour désinteressé. Ils le thésaurisent et le seul plaisir de le contrôler et de l'accumuler, suffit à leur bonheur. On reconnaît dans cette église, Matrix (la bureaucratie et la mondialisation en surplus). Après tout, qu'est-ce qui a animé et la sollicitude pour les infirmières bulgares et pour leur tortionnaire? Non, la compassion humanitaire fait bon ménage avec le cynisme éhonté dans l'église d'or, pour la bonne raison que ni le mot humanité, ni le mot honte ne font partie de ses catégories de jugement. Le sens en est absent sous la carapace vide des proclamations vertueuses : secours compassionnel, intérêt d'état.
Qu'on ne voie pas dans ces lignes une critique des tractations de notre Président. Si ce n'était lui, c'était la Russie qui se serait présentée et enlever le morceau. Que fallait-il faire?
L'énigme russe
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Samedi, 4 août 2007
La guerre du pôle
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J'ai été victime une fois de plus des caprices du wifi. Cela fait maintenant la troisième fois que je refais cet article. Les dernieres tentatives d'enregistrement éffaçant tout le contenu du billet! .
D'où le retard apporté à la rédaction de ce texte, qui fait suite à une discussion avec mes collègues de l'ISD, enregistrée en pure perte, une fois 5h du matin, l'autre à 7 heures.
©ISD, Institute for Systems and Development, Genève.
J'avais déjà signalé dans une chronique italienne du mois dernier, mon étonnement devant le faible retentissement donné à un événement géopolitique majeur : la découverte par les Russes d'importants gisements de pétrole, de gaz, de diamants et autres richesses géostratégiques, situés sous la calotte glaciaire, Un seul journal italien avait signalé le potentiel explosif aussi bien du point de vue écologique que politique de cette découverte. Aujourd'hui elle fait la une du Figaro à cause du geste spectaculaire consistant à planter un drapeau à 4 kilomètres de profondeur.
Cette découverte infléchit un peu le modèle quadripolaire proposé par mes collègues de l'ISD, (Institute for Systems and Development, en session comme tous les mois d'Août à Divonne.
Rappelons le modèle.
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Vendredi, 3 août 2007
Ombres chinoises
La torpeur relative de l'été endort les craintes et avive les utopies. Lupasco nous enseigne que l'orsqu'une tendance croît dans notre univers mental conscient une autre, en sens inverse, croît correlativement.
Les succès de Nicolas Sarkozy, masquent des dangers potentiels, d'autant plus pervers et plus violents, que le couvercle s'est refermé sur les voies officielles de la contestation. Lorqu'on voit Kouchner défendre le rôle De Cécilia en évoquant, celui autrement plus inorthodoxe de Danielle Mitterrand, sans que nul n'ait trouvé à y redire, il rétablit les dissymétries du politiquement correct et radicalise la nouvelle génération de la gauche, menacée dans son identité. Pendant ce temps, d'une manière insidieuse, les contraintes rampent et étouffent la vie civile. Les employeurs suite à de nouvelles lois coercitives sont dissuadé d'embaucher et les propriétaires de louer. En voici un exemple.
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Mardi, 31 juillet 2007
Le chantre de la mort rattrapé par la Mort
Un échiquier. Le chevalier joue avec un prêtre au visage plein et blafard, cheveux dissimulés par une capuche, yeux noirs et vides d’expression, lèvres minces et ironiques. C’est la Mort, telle que Ingmar Bergman l’a dépeinte dans son chef d’œuvre absolu : Le Septième sceau. Fresque grandiose et monochrome, fusion entre la barbarie médiévale et celle de notre siècle, celui du communisme, du national socialisme et de l’islamisme. Eres de confusion, aussi vides que les yeux de la Mort.
Ingmar Bergman vient de s’éteindre à l’âge de 89 ans, doucement, veillé par une de ses filles, une mort comme on voudrait tous l’avoir, sans convulsion ni douleurs, ni cris ni chuchotements. Il est de ceux qui ont prouvé que le cinéma peut être un genre majeur, tant il a contrôlé chaque détail, préservé le plan d’ensemble des tentations du succès. Ses œuvres sans complaisance sont totalement exemptes de maniérisme en dépit de leur extrême originalité qui les rapproche de l’ésotérisme mais qui n’est que concentration de pensée.
Ingmar Bergman, plus encore que les autres génies du cinéma, est celui qui m’a le plus influencé. Depuis mon adolescence, marquée par la maladie et la peur, la révolte et la soumission, je ne pus me débarrasser de la terreur de la mort, conséquence de mon attachement viscéral à la vie. Tant de choses qui ne seront pas vécues, pensées, ressenties, exprimées et surtout créées. On joue avec la Mort, on ruse, et puis on renverse les pièces des échecs. Dans le Septième Sceau, antidote à la mort, l’amour de deux êtres sains et jeunes, pour qui le chevalier se sacrifie. Mais autre antidote mauvais : la torture, les persécutions, justifiées par les extrémismes de la populace hurlante, bavant sa haine. Nous vivons tout cela aujourd’hui.
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Vendredi, 20 juillet 2007
Chronique italienne N°22
Menaces sur l'Occident
NOTE : toutes les illustrations proviennent du Corriere della Sera
Hier, c'était Corriere della Sera qui menait les débats. La page la plus sensationnelle est consacrée à Poutine, présenté comme un danger pour l'occident, plus préoccupant que Ben Laden. D'après Richard Pipes, kremlinologue réputé, la Russie qui a plébiscité Poutine, voudrait reconquérir sa puissance d'antan face aux Etats Unis et mettre main basse sur l'Europe. Notamment son opposition au bouclier américain cache la volonté de s'annexer à nouveau l'Europe centrale.

Il est certain que les tensions entre Londres et Moscou, donnent de quoi réfléchir. Poutine a beau jeu de rétorquer à Londres, qu'il refuse de céder à son injonction et à consentir à l'extradition d'un criminel. Il est indéniable que Boris Berezovsky s'est approprié une fortune d'un milliard d'euros en profitant de la corruption scandaleuse qui régnait sous Eltsine. Mais ce n'est qu'un prétexte pour justifier sa volonté de se déparrasser d'un ennemi mortel. Les services secrets russes, héritiers du KGB de sinistre mémoire, s'ingénient à épouvanter l'opinion par le côté aussi théâtral qu'inefficace de leurs attentats. On croirait voir une réédition de Bons Baisers de Russie, un des premiers James Bond.
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