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Mon fils m'explique pourquoi cette série supprime toutes les Arthur-Bertrand, ou les émissions habituelles de Arte ou de Océaniques. Je n'ai pas compris. MAis ce que je puis dire, c'est qu'après une heure des ces visions Idylliques et spectaculaires, vous tenant en haleine, je commence à somnoler, j'en assez après quelques jours d'hôpital dont le pure est la TV imposée (dont la Nature) de ces photos monotones par leur excès, par leur surenchère au spectaculaire qui abrutit tout raisonnement, toute fibre sensible un peu raffinée. Tout y est sauf la poésie, l'émotion, la surprise. C'est vu par des professionnels super compétents à la recherche de scoops, et donc le sentiment poétique tient à la capture d'images supervendables. Que l'on compare ces visions de la nature dans ces médiocres images hyperraffinées, avec celles d'un Bill Viola dans son film japonais, ou dans rêves de Kurosava, pure splendeur dont on peut sortir des dizaines de fois, toujours émerveillés.
Cette fausse nature est aussi dela fausse culture. Elle n'exige aucun effort pour être ingurgitée, elle n'en restitue encore moins d'exploitable pour notre cheminement intérieur.
Mon fils m'a également apporté un autre album " Les grands duels de l'entre deux tours des présidentielles. Je n'ai pas osé aller au delà du défi Giscart-Mitterrand. Une pièce de Molière ou de Shakespeare nous imposent toujours un travail de décodage et d'interprétation, les acteurs interposent un masque distancié, raffiné qui cachent leurs intérêts secrets. Ce spectacle, construit par l'homme, dépendant des codes littéraires et de la langue la plus admirable, relève de la culture.
Mais dans le premier des débats, le niveau est si misérable que le décodage est immédiatement perceptible - sauf pour des électeurs abrutis (par qui, par quoi?) J'ai devant mes yeux ceux du technocrate; glacés, condescendants, sévère et arrogant de l'énarque. Son face-à-face, voyez le minauder en battant des cils, yeux obliques, lèvres à demi-ricanantes, respirant la fausseté et la malhonnêteté sournoise. Il finit par l'emporter et on en connait le résultat. Et le niveau des arguments : vous êtes un homme du passé, vous n'avez par le monopole du coeur... Est-ce digne d'une agora démocratique? C'est cela qui va occuper le trône Elyséen?
Continuer à lire "Le journal du 8 janvier 2008" Mardi, 11 décembre 2007le journal du 11 décembre 2007Chronique Nous vous avisons que le journal du 7 décembre 2007 Poutine et Sarkozy, en voie d'achèvement vient d'être terminé ce 11 décembre 2007 à 00.59.
Dimanche, 2 décembre 2007Masterclass pour AlexandreLes matrices de Welch et de Breton
Continuer à lire "Masterclass pour Alexandre" Le journal du 2 decembrePause Une tendance divergente continue à marquer l'évolution du blog. D'une part, le nombre de visiteurs accuse une chute sensible, frisant à présent les 700. D'autre part jamais les commentaires n'ont été si passionné, si passionnants, avec juste ce qu'il faut de diatribes pour pîmenter le débat. Dans ce qui peut paraître le plus fanatique, le plus engagé, des jugements, il y a toujours un fond indéniable de vérité et on ne saurait l'évacuer comme une simple réponse à un commentaire. Cela à mon avis mérite mieux que cela. Aujourd'hui, les commentaires ont été si riches que je nai pu répondre sérieusement à tous et que j'ai dû renoncer à ma chronique habituelle. La réponse à mes internautes est prioritaire par rapport aux billets. Et puis, je veux experimenter l'effet d'une pause.
Masterclass pour Alexandre La difficile sélection La malédiction des entreprises en déclin ou fossilisées est leur incapacité de mettre en oeuvre la nécessaire méritocratie : faire progresser les compétents et les motivés, éliminer les bras cassés (qu'on ne me dise pas qu'on ne sait pas ce que c'est!). En France, Médusa récuse absolument cette distinction et protège les nuls au détriment des plus valeureux qui partent ailleurs. C'est un prolongement "haine des riches", caractéristique des pays communistes. On coupe la tête aux meilleurs, c'est à dire les "riches de connaissance" censés venir de milieux favorisés. On n'aime pas les "jeunes riches en compétence", ni le traitement de faveur qui leur est réservé.
Ne croyez pas que l'opposition à cette méritocratie viennent des Syndicats, de la gauche, de jaloux. Non, elle est lovée au sein même de l'entreprise, elle pénètre les bobos, les cadres supérieurs, les bureaucrates, les DRH. Un stagnation s'ensuit. Les excellents sont à peine récompensés, on leur reproche les moindres vétilles. Les nuls, on les garde par paresse, pour éviter le conflits, et puis, disons-le, ils ne font pas de vagues. Par ailleurs ces nuls ont une grande compétence, et tout le temps pour l'exercer : ce sont de parfaits courtisans, de malins bénis-oui-oui, s'appropriant tous le travail des subordonnés. D'authentiques parasites !
Un homme comme Marchionne a relevé Fiat en essayant de répédier à cette apesanteur hiérarchique, cette complaisance, cette lâcheté. Il ne faisait qu'appliquer ce que j'ai formalisé en honneur de Jack Welsh, le patron de GE et mentor de John Elkann, et de Thiery Breton. Leur point de départ est simple : il faut définir les qualités cardinales et jetter à la porte ceux qui sciemment y contreviennent et ruinent l'entreprise. Welsh obligeait tous les ans ses dirigeants, à se séparer des 10% les plus mauvais et de promouvoir les meilleurs.
Le masterclass qui traite de ce sujet, je l'ai élaboré pour quelques clients, voici près de vingt ans. Le résultat étant un enthousiasme de façade suivi d'excellentes résolutions sans suite, je reprends ma liberté de le publier. Au moins, des jeunes énergiques et décidés comme le jeune Alexandre, et bien d'autres clients de la nouvelle génération, pourront s'en inspirer hors hiérarchie et se les approprier.
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Mercredi, 28 novembre 2007Le journal du 28 novembre 2007. Minuit.
Du lointain Vint me voir en cette fin de soirée le père Oleg Borodine. Il m'était recommandé par le père Slotine, patriarche de l'Isola Quadrata; associée au couvent des arméniens de San Lazzaro, au large de Venise. Cet homme ascétique arborait une barbe très noire et des yeux passionnés qui regardaient en dedans, comme les prophètes. Il m'expliqua sa vision eschatologique du monde et nous fumes tous deux surpris par l'identité de nos conclusions. Mon langage m'étant plus familier, je l'adopterai pour synthétiser notre conversation en fond de constat.
A la fin du siècle ignoble dont parle Conquest, enfanté par la Révolution Française, le monde perdit définitivement le sens de ses valeurs. Le livre du bien et du mal s'enroula dans le ciel et disparut. Il resta le néant axiologique dont se flattent les élites.
Quatre continents sémantiques se partagèrent l'esprit et la terre. Les deux premiers, OUEST et EST se livrent aujourd'hui un combat à mort pour la domination matérielle du monde. Le leader : l'Amérique, le challenger, l'Asie, divisée entre elle, unie contre l'occident. La conquête de la technologie est un atout encore favorable à OUEST, mais la lèpre économique ronge tout, sape les fondations et détruit les emplois. Elle est mise en oeuvre par EST avec ses millions de zombies nourris au riz et fanatisés contre les barbares occidentaux, qu'on attire par des sourires et l'appat du gain. Car GREED est le mot d'ordre universel, le moteur qui anime les riches financiers de l'OUEST. Le reste n'est qu'hypocrisie.
EST et OUEST ont appris que le développement technologique, seul à assurer l'emploi de l'OUEST, et le développement industriel, nécessaire à la survie des zombies nourris au blé, sont tributaires de l'Energie et de l'Eau. L'Amérique a compris cela depuis le début et fonde sa stratégie immuable sur les postulats suivants :
2. Les européens, ont les aime... Mais comme ancêtres, pas comme concurrents. 3. De toute façon on ne doit rien à ces salauds qui manipulés par les communistes; nous crachaient à la face : US Go Home! Ils ont passé par profits et pertes les gars qui sont venus de notre pays pour se faire massacrer pour eux. 4. Lorsque l'Europe va mal les Etats-Unis vont bien. Il se produit un afflux de cerveaux et de riches, qui viennent féconder les élites de notre pays. Pendant ce temps, ils importent des congolais et des tchadiens ! La politique Européenne est du pain béni pour nous. Et c'est la France qui prend la tête du mouvement panurgique. Il n'y a que des énarques et des arrogants pour suicider leurs compatriotes en toute légitimité. 5. Mais voilà, il ya le pétrole irakien et le gaz russe. Jadis la France avait de bonnes relations avec Saddam Hussein et Bouyges en profitait. Cela aurait débouché sur des approvisionnements dangereux pour nous. Grâce à Bush l'Irak est devenu un mess. On nous accuse, alors qu'on s'en fout. En attendant bas les pattes pour les européens sur le pétrole et les investissements en Irak. 6. Et l'energie russe? Pour couper des russes les européens trois moyens : a- Le canal Nord : se servir du cheval de Troie polonais dont les flancs antirusses, sont aux ordres de l'Amérique. b - Le Caanal SUD : Mettre la pagaille en Bosnie et en Croatie et démoniser les Serbes alliés des chrétiens orthodoxes russes. c - Le coup de grâce. D'ici une décennie, la Russie deviendra l'acteur incontournable de développement pour les européens. Un courant suicidaire, idéologique et moralisateur, s'ingénie à nous monter contre Poutine et la Russie. Y participent les bureaucrates et les élites politiques de l'UE. Mais c'est la France qui est en tête et entraîne les autres. (Alors que les Allemands, les Italiens, les Espagnols, les Autrichiens, ont malheureusement compris ce qu'un enfant de quinze ans découvrirait tout seul.) Heureusement la France fait un excellent travail et on l'aide comme on peut. C'est si facile ! Continuer à lire "Le journal du 28 novembre 2007. Minuit."
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Mardi, 13 novembre 2007Le journal du 14 novembre 2007Chronique Les paladins de la grève La France est assise et attend... de se coucher. Les paris sont lancés. Ou Nicolas Sarkozy tient bon, et contient la base déchaînée et fermentée par les levains mauvais, et les manoeuvres syndicales comme le travail de destruction systématique de notre pays connaîtra un temps d'arrêt, ou il cédera, et on sera revenus à période insurrectionnelle, et au chantage voilé qui ont submergé la France depuis Mai 68 et qui on fait d'un pays riche, prospère et tranquille, ce qu'on voit aujourd'hui.
Au delà la base peut ne pas être contrôlée par les syndicats (qui ont probablement déjà signé un accord avec le gouvernement, mais ne peuvent l'annoncer de peur des réactions de leur base) ni par les partis socialistes, (notamment sur les étudiants qui peuvent être soit considérés comme une masse marginale, soit comme la chair de la nation -n'avons nous pas tous des enfants?)
Mai 68 a été déclenché par la bombe A étudiante qui a servie d'amorce à la bombe H ouvrière pour enflammer d'un feu factice tout le pays. Miterrand et Mendès-France se voyaient déjà à l'Elysée et à Matignon en toute illégalité. Il suffit de sept minutes pour que le Général de Gaulle ne laisse apparaître le côté fantasmatique de la révolution, qui s'effondra aussitôt devant les premières paroles d'adulte du pater terribilis.
Si une partie de bras de fer s'ouvre entre le président élu des Français et les corporations hostiles à la volonté du peuple et passant outre, il faudra que Nicolas Sarkozy "tienne" un an s'il le faut, comme Tatcher et Reagan de leur côté. On sera enfin purgés pour quelques années des virus médusa qui infestent notre nation, qui dès lors prendra place parmi les pays occidentaux "normaux". Quelques années de répit qui permettront de souffler, de panser les plaies et surinfections du virus medusa, et de commencer prudemment à réhabiliter un tissu gravement délabré. Un objectif bien modeste par rapport aux promesses électorales, mais n'est-ce pas le jeu nécessaire pour gagner les élections? Sinon, la chute se poursuivra sans contrôle et consommera le statut de pays sous-développé de ce qui n'est encore qu'en voie de sous-développement. Le résultat : des mouvements de trashumance, exode des riches et des compétents, des entrepreneurs et des travailleurs, envahissement du territoire par des populations sous-formées, souvent haineuses, inintégrables et semant, protégées par la chape de plomb médusa, la perturbation par voie directe (manifestations violentes, criminalité) ou indirecte : poids sur le système de chômage et de santé. Pour l'instant, nous avons toute chance de contempler le noble visage des valeureux défenseurs de la liberté, contre ce que Marianne désigne comme une tyrannie insupportable, une dictature ignoble, une domination des nantis, des riches et des bourgeois, pilleurs de ressources et s'en mettant plein les poches, contre les combattants de la justice sociale? les paladins de la paix. essayez de les imaginer au pouvoir ! De vous figurer de quelle justice nous bénéficierons, et l'apport créatif aux valeurs matérielles sociales et spirituelles d'un ordre juste, qui en découlera.
Continuer à lire "Le journal du 14 novembre 2007" Lundi, 29 octobre 2007le journal du 29 octobre 2007Surlendemains de fête Dissonances
Le Président, qui devait s'entretenir avec lui des problèmes de la formation à la culture dans notre pays, mais n'eut malheureusement pas le temps. Il décida néanmoins de montrer son intérêt pour la haute culture, en acceptant d'honorer de sa présence un concert franco-russe, où on programma exprès pour lui une oeuvre de Henri Dutilleux le plus grand compositeur français, âgé de 92 ans et venu tout exprès pour rencontrer le Président. "Mystère de l'Instant" fut dirigé par Gergiev qui emmena avec lui la danseuse étoile du Mariiensky. Nombreux furent les hautes personnalités russes éminemment utiles à nos industriels et à nos hommes d'affaires et venus à la rencontre du président de la France. Au dernier moment, son chef de cabinet communiqua à Henri Dutilleux et à Valery Gergiev la décision de Nicolas Sarkozy. Il ne viendrait pas.
On imagine les réactions des Russes. Certains grincheux estimèrent que ce n'était peut-être pas la meilleure manière de faire avancer la compréhension entre les élites, et les industriels, alors que Poutine vise la maîtrise absolue de l'énergie et risque d'être en mesure de faire plier les nations civilisées, toujours à court de ce pétrole indispensables à leur emploi et à leur croissance. .
Continuer à lire "le journal du 29 octobre 2007" Samedi, 27 octobre 2007Le journal du 27 Octobre 2007Henri Dutilleux à l'honneur à Versailles Nicolas Sarkozy absent, Claude Guéant très présent, Gergiev adulé.
Henri Dutilleux dans la Galerie des Glaces ouverte pour lui tout seul !
Le concert d'hier à Versailles a commencé dans la pagaille. En partie grâce à Pagaillon qui a mis tous les bâtons dans les roues avec un insigne mépris des artistes. On peut féliciter le choix qui l'avait nommé jadis ministre de la culture! Jack Lang - que je n'aime pas - était d'une autre stature!
Tout s'est ligué contre la malheureuse soirée. Pour commencer les embouteillages de départ de vacances. Puis le "dialogue" entre les syndicalistes voyous et Nicolas Sarkozy. Ceux-ci avançant la rue comme argument et refusant de discuter. Les téléspectateurs ont pu admirer la patience et la fermeté du Président face à de véritables malfrats,qui ne parlaient que de rapports de force avec un ton plus que menaçant. Le Président essaya de leur expliquer que l'on ne pouvait favoriser une classe sociale par ailleurs fort bien pourvue au détriment de la majorité des français qui travaillent et qui n'ont pas les moyens de faire du chantage. Peine perdue.
Le soir le Président - déjà ébranlé par son divorce (quel gâchis qu'un amour qui tourne à l'obsession!) finit la journée épuisé. On le serait à moins. Au dernier moment on lui représenta qu'on avait besoin de lui ailleurs que dans une salle de concert : au bureau ! On imagine la déception de ceux qui s'étaient précipités non pour entendre un des plus grands chef du monde, et acclamer le plus grand de nos compositeurs, mais pour avoir une chance de serrer la main à Nicolas Sarkozy? Heureusement ils n'étaient pas très nombreux, et l'assistance passa une des soirées culturelles les plus mémorables.
Continuer à lire "Le journal du 27 Octobre 2007" Dimanche, 23 septembre 2007Le journal du 22 septembre 2007Autocensure Continuer à lire "Le journal du 22 septembre 2007" Jeudi, 20 septembre 2007Le journal du 21 septembre 2007Journal d'automne Ce billet fait partie des hors blogs. Sa lecture est tout à fait déconseillée à la majorité des internautes car elle fait allusion aux états d'âme de Bruno Lussato, qui n'interessent personne. Elle n'est réservée qu'à ceux qui recherchent une empathie avec le blogueur, communication personnelle qui peut projeter du sens sur la genèse de L'Entretien. Pour y accéder il faut cliquer sur ►♦♦♦ L'homme le plus puissant de France D'après la couverture du Point de cette semaine, c'est Claude Guéant. Mais à l'intérieur, en tête de l'article on ajoute "après Sarkozy". Qu'est-ce qui a poussé le rédacteur à faire une pareille bourde? La réponse serait instructive : accrochage marketing, flagornerie, ou malveillance?
A gauche, Guéant est premier ministre bis. (Juin 2007) . A droite, le voici l'homme le plus puissant de France ( 20 septembre 2007). Une promotion ! Une de mes relations citait avec complaisance les critiques d'une amie contre Claude Guéant, décrit comme dur, autoritaire, sectaire, désagrable, exerçant une influence détestable pour ne pas dire pire. Comme je manifestais mon incompréhension, cette relation m'apprit que l'avis de cette amie bien renseignée était irréfutable : elle avait vu deux ou trois fois le Secrétaire Général en comité restreint et surtout, elle était sortie major de l'ENA à l'age de ... je ne m'en souviens plus mais elle était sans doute très jeune. Major de l'ENA... Tout s'expliquait ! No comment.
Il se trouve que j'ai recueilli depuis plus de vingt ans des jugements innombrables de personnalités aussi différentes que possible par les convictions, l'âge, la condition, l'origine, et partout l'ancien directeur de la police nationale fut décrit comme le type même du grand serviteur de l'état, d'une probité et d'une intégrité exemplaire, d'un jugement très sûr et d'une capacité d'écoute peu commune. C'est le seul homme ayant touché à la politique que je considère sans suspicion. Le portrait qu'en fait Le Point est remarquablement fidèle. Certes il ne contient pas la moindre critique, mais ce n'est pas par complaisance, mais parce qu'à ma connaissance je n'en ai jamais entendu une seule depuis des décennies. S'il n'existait pas, Claude Guéant, il eût fallu l'inventer, ne serait-ce que pour donner l'exemple, et en particulier à la petite prétentieuse géniale et suffisante par définition.
Il reste que la couverture est désastreuse. Tout d'abord parce qu'elle est volontairement mensongère. Guéant est un fidèle compagnon et complice de Sarkozy, en aucun cas son autorité n'empiète sur le pouvoir réel, celui du président. Ensuite parce qu'elle ne peut que nuire à celui qui a reçu ce cadeau empoisonné. On l'affuble d'une soif de pouvoir, d'une sorte d'auréole à la Fouché, qu'il ne peut que désavouer, en vain, car il n'est pas de fumée sans feu, et on l'accusera d'avoir inspiré cet article. De surcroît la photo, posée, avec un sourire qui n'est pas le sien et un rideau qui évoque les daguerréotypes de portraits les plus conventionnels. La photo de Challenge était plus naturelle, mais aucune ne correspond à ce mélange de gentillesse, de sérieux, d'humour dissimulé, et d'écoute de l'autre, qui frappe lorqu'on le connaît.
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Mercredi, 19 septembre 2007Le journal du 20 septembre 2007Les bons apôtres Renzo Ardiccioni, un de mes fidèles internautes m'a conseillé de lire Le Monde de ce soir où se trouve un article sur les bobos italiens. Mais il y a eu un malentendu et c'est du numéro suivant que j'ai pris connaissance. Je ne le regrette pas, car je me suis instruit, et je pense être plus généreux, plus ouvert, moins raciste qu'hier, et la révélation m'a saisi. Je voudrais donc vous faire partager quelques notation de ce journal admirable, garant des droits de l'homme et du respect de la planète.
Je dois saluer pour commencer le spirituel caricaturiste Plantu, dont l'objectivité et la subtilité sont de notoriété publique et qui est digne du journal dont il orne la première page. On y voit l'odieux Kouchner, la machoire volontaireLe Monde, comme le facho-nazi Sarkozy commandant des SS pour détruire au kärcher la racaille dépeint dans Le Monde et dont l'évocation nous a valu "Rires et pleurs", un billet qui a attiré plus de 1000 visiteurs. Cliquer sur►♦♦♦ Ledit Kouchner éructe : Messieurs c'est la guerre ! Il rappelle les impérialistes qui voulaient faire la guerre à Hitler sous prétexte qu'il voulait anéantir les juifs et envahir les petits pays limitrophes. Ces impérialistes mus par la juiverie internationale, prétendaient que l'Allemagne était animée de mauvaises intentions, alors que ce pays naturellement pacifique, finit par se révolter contre nous, indigné par nos insultes et nos agressions verbales. Lorsqu'à Munich on mit en oeuvre ce qu'il eût fallu accomplir aussitôt, il était trop tard : Hitler mortellement humilié par les judéo-occidentaux, fut, pour sauver la dignité de son peuple, contraint à radicaliser sa stratégie.
De même Kouchner l'imprudent, Kouchner le maladroit, Kouchner le valet de l'impérialisme américano-israelien, ose-t-il évoquer une guerre contre l'Iran, terme malséan et indigne d'un représentant officiel de notre pays. Menacer ce petit pays d'anéantissement, sous prétexte qu'il veut pour se protéger, se doter de l'arme nucléaire, comme le Pakistan et bien d'autres pays. Certes, comme Hitler le guide de la révolution iranienne prône le négationnisme et la solution finale pour les juifs. Mais ce ne sont que des paroles de mauvaise humeur, et il suffira de lui vendre la bombe pour le rassurer et montrer notre confiance dans sa modération pour, en retour, avoir le même traitement de faveur. Pensons que si les Français et les Anglais au lieu de s'opposer stupidement à Hitler s'éatient ralliés à lui comme Mussolini, il n'y aurait pas eu de seconde guerre mondiale. De même, en adoptant une attitude compréhensive et amicale envers la Président iranien on écartera le spectre d'une confrontation catastrophique et immorale, et on stabilisera le moyen orient. C'est bien le sens que j'ai perçu de ma conversation avec bien des iraniens et en particulier de leur guide.
Fort heureusement Bernard Kouchner, à l'unisson de son maître, ami des juifs et des américains, a-t-il été désavoué par les élites diplomatiques européennes qui ont stigmatisé son attitude irresponsable, et ont déclaré que le président iranien est un homme responsable et patriote, qu'il convient de respecter et de raisonner.
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Samedi, 15 septembre 2007Le journal du 14 septembre 2007 En finir avec le politiquement correct, point à la Ligne Continuer à lire "Le journal du 14 septembre 2007"
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Samedi, 8 septembre 2007Le journal du 8 septembre 2007Chronique Vous avez certainement noté l'incohérence des dates des journaux, en avance de deux jours sur la date exacte. La rectification a été faite. Ainsi que vous le constater, à force de parler de physique quantique et de suspension du temps, on est gagné par la contagion.
Le mystère du nombre de visites pour les billets reste entier. A 6h59 exactement, le premier billet de Marina Fédier : le Yin et le Yang a atteint les 2000 visites alors que les autres qu'elle a écrit se situent au dessous des 200. Ce curieux phénomène s'est déclenché voici quelques jours, et le score du Yin et du Yang, progresse beaucoup plus vite que tous les autres billets les plus lus (plus de 200 visiteurs supplémentaires par jour). Si cela continue Marina risque de détrôner le billet le plus lu : des rires et des larmes, qui dépasse les 3000 visites.
La feuille de route imaginaire du Président Sarkozy Notre nouveau président accumule les succès médiatiques et sa réputation internationale est extraordinaire. Partout à la fois, il siphonne l'air vital de ses adversaires, et même de ses partisans. Il parvient à donner un espoir à de nombreux français et on ne peut nier que la fonction présidentielle ait pris un coup de jeune. Avec beaucoup de courage, Nicolas Sarkozy a affirmé les valeurs de Force de la terre: le travail, la méritocratie, la défense des PME et des donneurs d'emploi, la lutte contre l'assistanat systématique et la lutte des classes qui pourrit la legislation du travail et les juges anti-entreprise. La majorité de la population le suit, car elle a pris conscience, et cruellement, de la nécessité de redevenir un pays normal, occidental et évolué. L'expression exception française apparaît maintenant comme chargé de connotations négatives. Par ailleurs la politique d'ouverture du président est on ne plus réelle quelle que soient ses motivations. Alors qu'on avait proclamé que Nicolas Sarkozy ne sait pas écouter, qu'on avait prédit l'avènement d'un état totalitaire UMP, faute de pouvoir persister dans ce procès d'intention on se concentre sur le rôle formel de Cecilia lors de son sauvetage des otages bulgares, ou des vacances prises chez des amis, sans qu'il en coûte un euro à l'état. C'est en effet un cuisant démenti qui a été infligé aux prophètes de malheur qui n'hésitaient pas à comparer Sarkozy à Hitler (cf. Larmes et pleurs, le Hit parade des billets). Partout où le président est passé, et il est passé presque partout, il a apporté la conciliation, le respect, et un optimisme dont on avait bien besoin. Les réflexions qui suivent, combinent une expérience personnelle récente et ses prolongements à l'intention du Président.
Le basculement J'ai vécu une expérience extraordinaire cette semaine. Depuis quelques mois je suis en contact avec un personnage de premier plan. Ce chinois issu d'une vieille dynastie impériale et parlant le mandarin, est accoutumé à survivre dans un milieu très dangereux, et la clé de sa puissance et son succès est la méfiance. Il vient d'un pays communiste où jadis les enfants dénonçaient les parents, l'ami trahissait l'ami, l'obligé, son bienfaiteur. Entouré de parasites, comme tous les puissants il savait que la cupidité, l'intérêt et l'avidité se dissimulaient à peine derrière les manifestations flatteuses et empressées de son entourage. L'intox et la désinformation étaient une seconde nature chez lui comme chez ses pairs.
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dans Bouillon de culture par Bruno Lussato
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Mardi, 21 août 2007Le journal du 21 août 2007Du mauvais temps au tsunami C'est le titre d'un rapport que j'ai remis l'année dernière à un de mes clients, qui croyait encore à une progression de son chiffre d'affaires et des résultats dans notre beau pays.
Mais c'était compter sur les intempéries extrêmes, qu'on les mette sur le compte du réchauffement climatique, ou de Nicolas Sarkozy. Des experts nous affirment que si les cyclones ne sont pas plus nombreux qu'autrefois, à partir de la fin du XIXe siècle ils sont devenus plus violents. Et les autres cyclones en préparation s'annoncent : contamination de l'économie réelle par l'effondrement de la bulle immobilière, bombardiers russes survolant l'espace civil, comme aux beaux temps de la guerre froide, progression du terrorisme, et divers cataclysmes vrais ou imaginaires : sécheresse, inondations, famines, disparition des dauphins en Chine et prolifération des méduses au Japon, dégel de la banquise et j'arrête là une litanie qui risque de consommer ce qui me reste de temps disponible sur ma carte Wi Fi.
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Posté
dans Théories des systèmes par Bruno Lussato
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Mercredi, 15 août 2007Le journal du 16 Août 2007Le néant et l'être Ce journal enregistre le contenu de ce 15 août, date sacrée en France, où les quelques uns qui travaillaient encore se reposent pour montrer leur adhésion à la religion catholique. Jour de ferveur, de méditation zen, ou nadir de notre activité, je ne sais. Les trois interprétations sont également viables. La ferveur est le prétexte du jours férié, le zen qui exprime le vide, est partout omniprésent : à la télévision, dans la presse, dans les propos des gens, dans les bureaux et les entreprises, vide peut être vraiment vide, plus vide que vide, le néant absolu, puisque dépourvu de toute potentialité de développement, contrairement à la vacuité zen. Enfin le nadir, le point le plus bas, de l'activité du pays le plus paresseux de l'occident, il explique largement la chute de nos prévisions économiques. Ni Sarkozy, ni Ségolène, ni même Bové n'y pourront rien. Le vide est inscrit dans nos cellules, au tréfond de nos cerveaux, au coeur de nos réflexes, et rend le pays amorphe et violent, soumis et ingouvernable, agité et apathique.
Le nadir boursier A ceci s’ajoutent les effets de la bulle immobilière qui sanctionne le fossé qui sépare l’économie virtuelle de l’économie réelle, le calcul des technocrates et les réactions émotionnelles des petits actionnaires. La vacuité américaine Le prestige et la réputation des Etats-Unis sont au plus bas, et le fait d’avoir mis à la tête du plus grand pays du monde, un homme de la médiocrité de Bush, a été une des nombreuses erreurs de jugement de l’Amérique. Malheureusement le jeu est « loose-loose » tous ont à y perdre, même si l’Europe risque en dépit de ses rigidités bureaucratiques ou peut-être à cause de ces rigidités, de résister un peu mieux à l’éclatement de la bulle. Le néant conceptuel favorise la panique des marchés, et les self fulfilling propheties . Bien que les grandes banques attendent un mois pour juger de la situation, il est malheureusement probable que l’économie dite réelle sera touchée à cause de l’interpénétration du réel et de l’abstrait. Je disais dans les masterclasses que lorsque la réalité est sacrifiée au dogme, elle se venge tôt ou tard en retombant comme une avalanche de briques sur notre tête.
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Après les commentaires élogieux, se font entendre les harmonies discordantes de la critique. Celles-ci ne visent pas l'éxecution musicale qui est jugée enthousiasmante, mais l'organisation de la soirée de gala. L'absence de Nicolas Sarkozy a été particulièrement ressentie par les Russes que j'ai interrogés comme un camouflet, s'ajoutant à d'autres (Par exemple, le refus du Responsable du Palais de Versailles, de prêter la Galerie des Glaces pour le souper) Le plus mécontent fut peut-être Valery Gergiev le chef du Mariinsky, principal chef invité du Metropolitan Opera et directeur du London Symphony Orchestra. Ce chef, l'un des plus grands du monde, ne peut il est vrai rivaliser avec Celine Dion ou Doc Gyneco du point de vue du C.A. et de la notoriété, mais s'obstine à se considérer comme aussi important !

