Chroniques italiennes N°4
Entre permissivité et barbarie.

Jeune. Noir. Innocent. Pour le Texas il doit mourir
Kenneth Foster condamné pour un homicide jamais commis
Ci-contre, photos à l’appui : la salle d’injection mortelle, des photos de Foster en famille montrés sous un jour sympathique.
Les faits :
La victime : un étudiant : Michael LaHood Jr fils d’un des avocats les plus riches de San Antonio, assassiné devant sa fiancée.
Le meurtrier : Maurice Brown jeune, noir, et coupable. (éxécuté l'année dernière).
Le complice avéré, niant d’avoir tué de sa main l’étudiant : Kenneth Foster.
Le but du meurtre : quatre hommes dont Brown et Foster décident de dépouiller LaHood. Plan prémédité. Foster fait partie du plan.
Le témoin oculaire : la fiancée de la victime Mary Patrick. Déclarations censurées par le journal comme étant peu fiables.
La loi inique : « law of parties » unique aux Etats-Unis et valable dans le seul Texas. Elle établit que lorsqu’un groupe planifie un crime, et l’exécute, les membres du groupe criminel sont tous responsables, même si un seul a pressé la gâchette. Le journaliste interprète cela comme la possibilité d’envoyer quelqu’un à la mort, même s’il n’a pas fait de mal à une mouche.
Les inférences :
Il est certain que la loi unique est inique car Foster aurait dû être condamné à la perpétuité et non exécuté, ce qui a été d’ailleurs le verdict des premiers jugements.
Il est faux d'affirmer que Foster était innocent : il était complice d’un meurtre d’un jeune homme coupable d’être issu d’une famille riche, donc d’être volé.
Il est suggéré que c’est parce qu’il est noir, jeune et pauvre que Foster a été exécuté et l’autre, riche et blanc. Mais on passe sous silence le fait que la victime était aussi jeune, et que le père avocat, s’est battu pour venger son fils. On montre avec complaisance la famille de Foster, mais nullement la fiancée et la famille du jeune homme. On ne se demande pas non plus ce qui se serait passé si la victime avait été un noir, défendu par une des puissantes organisations, et le coupable un blanc. La jurisprudence est pleine de contre-exemples, dont celui du fameux sportif noir, idole du public, relâché alors qu’il était convaincu de meurtre.
Le jugement qui oriente les inférences
Il se base sur la croyance qu’un blanc, riche et puissant ne peut que l’emporter sur un noir, jeune, pauvre et démuni, s’agissant de la justice américaine (ou texane). Ce jugement est de type médusa, car il prend le contre-pied du stéréotype conservateur et raciste qui affirme qu’un noir, jeune et sans occupation fixe, est plus suspect qu’un blanc, mûr et ayant pignon sur rue.
Commentaires
sam 30/08/2008 à 02:33
Réponse : 2008 : Lily Safra au rai vendu la villa au milliard aire oligarques Russe Mikhail Prokhorov au prix record [...]
ven 22/08/2008 à 16:35
Qui était l'ancien propriétair e ?
mar 19/08/2008 à 17:45
Quelqu'un aurait-il des nouvel les de l'état de santé du Prof esseur? Je commence à m'inquié ter un peu devant la dur [...]
jeu 31/07/2008 à 15:49
Merci de partager avec de simp les mélomanes cette limpide et profonde analyse. Plus encore que l'écoute, elle nous [...]
mar 22/07/2008 à 23:16
Come sta Professore? è da un p o' che non ci sentiamo per le traduzioni in italiano del suo blog. un caro saluto, r [...]
lun 21/07/2008 à 18:38
Les amis, les rencontres, les voyages sont encore bien plus importants que les oeuvres. C ependant j'ai souvent tr [...]
dim 20/07/2008 à 18:43
Je lis le chapitre "Theatrum M entis" de Virus, je m'accroche mais je suis à chaque fin de chapitre de ce livre réc [...]