Lundi, 24 septembre 2007Le journal du 24 septembreINTERDIT AUX PLUS DE DIX ANS
Continuer à lire "Le journal du 24 septembre" Dimanche, 9 septembre 2007Le journal du 9 septembre 2007Chronique On trouvera en cliquant sur l'index ►♦♦♦ un billet très spécialisé et que je ne destine qu'à ceux qui s'interessent de très près à la genèse de l'Entretien. Contenant des références personnelles il n'a pas sa place dans le flux normal du blog, qui interdit toute manifestation d'ego et toute allusion à la personnalité du blogueur.
Queue de festival
Je suis arrivé à Deauville le dernier jour du Festival du cinéma américain. C’est une tentative méritoire de madame d’Ornano pour donner un nouvel éclat à ce XXIe arrondissement de Paris. Au crédit : une activité sympathique pour les résidents, beaucoup d’animation, une ambiance internationale, une touche de show biz et de people, et, justifiant ce festival un magnifique ensemble à demi enterré et d’une envergure disproportionnée par rapport à l’événement. Car, il ne faut pas nous dissimuler, que ce festival n’est que l’ombre des « vrais » : Hollywood, Venise, Cannes où l’on donne en première vision des films que l’on va récompenser par des oscars, des lions d’or, par des césars… A Deauville on en fait qu’assister à la première vision … française de films que les vrais people ont vu ailleurs. Il ,ne s’agit donc de nouveautés que pour les franchouillards, les snobs au petit pied, et les estivants de Deauville dont la distinction n’est pas le caractère dominant. Continuer à lire "Le journal du 9 septembre 2007" Mercredi, 4 juillet 2007Un hommage douteux à la parapsychologieForefeed warning Une fiction dont les parapsychologues se seraient bien passés. Je reçois d'un internaute, M. Roman Lucas, un commentaire passionnant, assorti d'un article préoccupant. Je répondrai à sa question à la fin de cet article.
Continuer à lire "Un hommage douteux à la parapsychologie" Mardi, 15 mai 2007Le journal du 15 mai 2007Réflexions sur Matrix Je viens de déjeuner avec Munchinger, un honnête homme, vice-président d'une grande entreprise de luxe : Tudor. La holding gère un important portefeuille de marques. Je remarque qu'il semble triste, affaissé, résigné. C'est qu'il a vu grandir le groupe, créé par un entrepreneur de génie, puis à sa mort, repris par son fils un pur gestionnaire. Il me raconte comment une firme mondiale comme celle-ci ne peut avaler une PME innovante sans la détruire. Je compare sa relation des faits avec celle de Nora inc. qui a en moins de deux ans enterré une petite entreprise artisanale connue pour ses produits hors classe, véritables oeuvres d'art destinées à une élite de connaisseurs. De plus elle faisait d'honnêtes bénéfices. La propriétaire, fille du fondateur, et son fils, créatif et entreprenant, crurent qu'en combinant leur imagination d'artisan traditionnel à la puissance financière et marketing du groupe Nora Inc, on deviendrait leader mondial. Ils durent déchanter. Au bout de trois ans, la présidente fut remerciée et son fils, humilié par les bureaucrates du groupe, poussé vers la sortie. Les produits concoctés par des technocrates incompétents et sans vision conseillés par de prestigieux parasites bien en cour, discréditèrent la marque , et les pertes atteignirent deux fois le montant du chiffre d'affaires! La question se pose : pourquoi acheter une firme qu'on a l'intention de fossoyer? La théorie de la contingence a répondu depuis bien longtemps. Elle prédit que les gigantesques organisations globalisantes sont viscéralement ne peuvent intégrer des PME de création originales ni de donner pouvoir et autonomie à ses artisans innovateurs, seuls capables de créer ce luxe authentique, auquel même - et surtout - la gauche caviar est sensible. C'est un luxe industrialisé, un luxe de masse qui lui succède sous le nom de "haut de gamme". Hitchcock et le luxe Le VP marketing d'une grande firme de cosmétique, est un homme fin, cultivé, ouvert, suprêmement élégant et raffiné. Je le conseille depuis vingt ans et j'apprécie sans me lasser sa distinction, son goût aristocratique, sa vision moderne de la création des nouveaux produits.
Comme je me plaignais de la déliquescence du cinéma français, il me rétorqua vivement "Ils n'ont que ce qu'ils méritent. Seul le cinéma américain est vraiment digne de remporter la palme, car c'est le seul à être authentiquement professionnel. Les européens ne sont que des amateurs". - Pourtant, dis-je, nous avons produit des Fellini, des Clouzot, des Bergman...Sont-ils des amateurs? - Cela ne pèse rien dans le marché mondial. Ce sont des films d'artiste, dans lesquels un homme seul, le démiurge, prétend avoir la science infuse, et n'accepte aucune distorsion de sa pensée. - Et où est le mal? -C'est qu'on se prive du feed-back du public. L'efficience exige qu'il y ait une parfaite adéquation entre les goûts de la cible marketing : des millions de spectateurs définis scientifiquement par des logiciels sophistiqués, et ceux de l'équipe de production qui à partir du scénario pondu par l'auteur-source, va le remodeler completement puis le soumettre à des tests raffinés. Bien souvent le scénario final n'a d'ailleurs que peu de points communs avec la vision initiale de l'auteur, et c'est tant mieux. C'est ce qui explique le succès de ce produit de luxe industriel qu'est le film hollywoodien. A l'ère de la globalisation, nul Hitchcock ne peut se targuer de connaître le public à qui ses films sont destinés. Continuer à lire "Le journal du 15 mai 2007" Vendredi, 23 février 2007Le "Ring" au cinéma. (Suite II) Caractérisation de BrünnhildeLe Ring au cinéma. (suite II) Brünnhilde, un autre personnage "impossible". Difficultés posées par la caractérisation du personnage : toute jeune fille aux lèvres enfantines, sybille portant le message final du Ring à l'humanté. Notes sur l'adaptation cinématographique du Crépuscule des Dieux, sur le Play-back, le son, les lieux,etc. Continuer à lire "Le "Ring" au cinéma. (Suite II) Caractérisation de Brünnhilde"
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Jeudi, 22 février 2007L'Encyclopédie du "Ring", compléments et suppléments*** Pour une réalisation cinématographique de la Tétralogie. Le premier volume du Voyage au coeur du Ring, Encyclopédie. paru en 2005 chez Fayard comporte 832 pages, soit la moitié de l'ouvrage complet. Bien que ce volume (dans tous les sens du terme) ait impressionné les critiques et le public, il n'est que la partie visible d'un travail de fond resté inpublié. Il a été très difficile de sélectionner les passages retenus et on a du se résigner à condenser ou à simplifier les paragraphes trop techniques ou trop décalés. Parmi eux, un projet que j'ai caressé depuis ma jeunesse : contribuer à la mise en scène cinématographique du Ring. Cet article rassemble mes souvenirs sur les tentatives ratée d'aboutir à un tel projet et un plaidoyer pour ce que j'estime être le seul moyen convenable de représenter cette monstrueuse oeuvre multimédia. On se reportera avec fruit à L'Encyclopédie du Ring, pp 715-725, de même qu'à l'article sur Obliques que j'ai oublié de mentionner dans ma bibliographie (Bruno Lussato, Projet d'adaptation cinématographique de la Tétralogie. in Obliques 1979, p.177. N° spécial sur Wagner). Ce qui suit est une version non réduite du chapitre publié dans L'Encyclopédie. .
Le Ring au cinéma, Pierre Flinois pose le problème. L'oeuvre la plus "cinématographique" de Wagner, celle qui se prête le mieux à une traduction "hollywoodienne", au premier degré de la narration, n'a pas vraiment tenté les caméras. Question d'ampleur, évidemment. Quel meilleur moyen pourtant de mettre en image la Gesamtkunstwerk? Même aboutie, ( la Tétralogie, )sur scène, ne souffre-t-elle-pas toujours des dimensions de celle-ci? Où nous montre-t-on encore Grane? (Le cheval de Brünnhilde) Où a-t-on vu un vrai "Feurerzauber"? (L'enchantement du feu). Le Cinéma, avec sa part de rêve technique, et son univers illimité semblait bien fait pour le "Ring". Et pourtant "Ring" et cinéma n'ont jamais convolé.
Les visions de la fantasmagorie du Ring
Comment respecter de telles indications sans un recours à la caméra?
On est donc amené à constater que seule une réalisation cinématographique dotée des moyens technologiques contemporains permet de respecter les principes dramaturgiques wagnériens.
Le Ring et moi.
C'est la longueur de l'oeuvre. On peut cependant le contourner en fragmentant l'oeuvre en dix épisodes. Après tout le Seigneur des Anneaux dure autant que deux journées du Ring! Le troisième handicap. Il tient à la complexité de l'intrigue. Certes de nombreuses séquences peuvent être absorbées sans réflexion et procurer émotions esthétiques et décharges d'adrénaline. Mais pour des évolutions aquatiques des nymphes nues, et un effondrement spectaculaire du Walhall pendant que le Rhin déborde, combien de passages exigeant mémoire et acuité psychologique! Le monologue de Wotan qui succède à sa discussion juridico-éthique avec Fricka, requiert une curiosité pour les ressorts de l'âme et du pouvoir que l'on ne trouve généralement que dans un public cultivé et sophistiqué. Certes, cette élite a augmenté considérablement en qualité et en quantité depuis quelques décennies, mais la mondialisation culturelle dominante la considère non sans raison comme un segment marginal.
*** Attention, paragraphe politiquement incorrect!
Les grecs, dit Nietzsche, étaient des gens d'une grande sensibilité. Ils n'ignoraient rien des duretés de la vie, de la cruauté de la mort, de l'injustice et de la violence. Mais représenter telle quelle cette situation eût été peu supportable. C'est pourquoi entre l'horreur existentielle et eux, ils avaient dressé une muraille sacrée. Ils avaient inventé les dieux de l'Olympe. La beauté avait magnifié la terreur et l'avait rendue acceptable. Transposer telle quelle la laideur du monde sur une scène eût été indigne du peuple qui inventa la tragédie. Qu'on approuve ou qu'on désapprouve le point de vue de Nietzsche, c'était celui de Wagner composant son oeuvre majeure! Les deux idées directrices du Ring visent la débanalisation et la délocalisation du Mythe. Bien que la tragédie wagnérienne mette en scène les situations les moins supportables: pédophilie latente (Alberich et les filles nubiles), inceste, viol (Hunding), viol psychologique (Siegfried sous l'emprise de la drogue), infanticide (Wotan), exécution sadique (Siegfried jouant au chat et à la souris avec Mime), camps de travail concentrationnaires, (Les Nibelungen), elle les transcende par le choeur des leitmotive qui sans relâche commente l'action, par la noblesse des personnages divins, la beauté impressionnante des héros. L'orchestre lui même traduit l'opposition nietschéenne entre Apollon (l'harmonie de l'accord parfait majeur) et Dionysos (le chromatisme dissolvant et excitant, l'accord de quinte augmenté, rebelle à l'ordre apollinien). Il en resulte le tragique exprimé par le mode mineur, celui de la lance et des héros.
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dans Wagner par Bruno Lussato
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Commentaires
lun 24/11/2008 à 22:09
et que dire de la création gra phique informatique qui se cal que sur celle de l'art. Des ho rdes de "créatifs" dress [...]
jeu 13/11/2008 à 11:38
Monsieur Lussato: Avant quelqu e chose, je veux dire que mon francais n,est pas tres bonne; Mais je veux lui-ecrire [...]
dim 02/11/2008 à 21:59
vous pouvez retrouver tout le film sur la création monétaire sur : www.bankster.tv
dim 02/11/2008 à 21:48
Comme je souhaite que votre pr ojet d'enregistrer ce Tristan et Isolde aboutisse! Je l'ai v u lors de sa création et [...]
dim 02/11/2008 à 21:45
Avez vu celà ? cela concerne l a création de l'argent aujourd 'hui...(c'est le premier volet ) http://www.dailymot [...]
sam 01/11/2008 à 09:46
Préface sous la forme d’une le ttre de Raphaël à Bruno Bon jour à toi Cher Bruno ! Que Di eu te préserve dans tes [...]
ven 17/10/2008 à 12:21
"ou au contraire en montrer de s spécimens habilement choisis selon un parcours pédagogique , comme la présentation [...]