Samedi, 3 novembre 2007
Révolte
La trahison des clercs
Quelques citations, authentiques ou apocryphes, quelle importance?
L'écologie : l'hommage de l'hypocrisie à la misère absolue
Hypocrisie : l'hommage du vice à la vertu
La gauche bobo : l'hommage de la richesse à la pauvreté
Ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche !
Ils ne peuvent accéder à Mahler ? Qu'ils consomment du Halliday !
Ils n'ont pas de quoi se loger ? Qu'ils vivent à la campagne du produit de leurs mains, c'est écolo, c'est sain !
Ils ne veulent plus utiliser du pétrole, polluant et dévastateur de la planèteK Qu'ils utilisent des biocarburants, c'est pire, mais c'est mode. Ce qui compte c'est l'homologation par les écolos fouettards autoproclamés. Asinus asinum fricat.
Ils sacrifient des animaux innocents dans les laboratoires des riches, tuez les riches, et les médecins tortionnaires !
On fait un scandale pour quelques milliers d'enfants soi-disant adoptés par la France qui contredit cette thèse soutenue par le Tchad. Qu'on les renvoie dos à dos, de toute façon tout le monde il ment. Et puis cela fait diversion : on ne parle plus des millions d'enfants sacrifiés et violés par des gens dont il est interdit de dire du mal sous peine d'être traités de racistes ou d'être privés de pétrole .De toute façon tout le monde il tue, il viole, il ment et il prêche la morale.
Comme dit Brecht, : il faut rester tranquillement sur sa chaise et attendre qu'il crève, le monde ! On ne peut rien pour personne, alors pourquoi se fatiguer?. (Cf. Ascension et chute de la ville de Mahagonny, Festival de Salzburg en DVD).
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Dimanche, 2 septembre 2007
Hôtellerie quantique
Je me promène du côté du lac et je visite un nouvel hôtel trois étoiles : la résidence du lac. L’architecture extérieure est originale. L’artiste qui a conçu le bâtiment a déployé des trésors d’imagination pour rendre l’ensemble le plus funèbre possible. Une mention doit être adressée aux tables et aux sièges de plastique, noirs et ternes, dont le traitement imite à la perfection des surfaces poussiéreuses et sales. Les balcons sont également constitués de treillis noir évoquant un fil de fer barbelé.
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Jeudi, 9 août 2007
Que d'eau, que d'eau !
On ne prête qu’aux riches. On a raconté que le Général Mac Mahon, voyant pour la première fois la mer, en Bretagne, et prié de livrer ses impressions, déclara: que d’eau, que d’eau !
La réalité est toute autre. C’est à l’occasion des graves inondations provoquée par la crue de la Garonne, que le général de Napoléon prononça ces paroles définitives.
Elles furent reprises par la suite dans bien des occasions : Venise, et aujourd’hui Divonne, où il ne cesse de pleuvoir lamentablement, transformant le Château en arche de Noé. Elle inspira à un collègue canadien, suivant le journal télévisé une variante :
Que de vide, que de vide !
Ce condensé d’informations majeures et souvent imprévisibles, nous apprenaient des nouvelles susceptibles de bouleverser notre vie quotidienne, comme notre conception du monde. Saviez-vous par exemple :
Que le président Sarkozy déjeunera en famille avec le président Bush, une étrange coïncidence faisant que celui-ci ne réside qu’à 80 miles de celui-là ?
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Dimanche, 5 août 2007
Paradis vert
Me voici depuis quelques jours à Divonne avec mes collègues de l’ISD. L’endroit est particulièrement sédatif et propice au travail : en dehors du golf, il n’y a pratiquement rien à faire et lorsqu’on n’a pas de voiture, rien à visiter. A San Remo, j’étais au paradis du bleu, joie de vivre, incitation aux plaisirs de la table, de la mer, de la musique napolitaine, de la chair pour qui en a l’âge d’en profiter. Ici c’est le paradis du vert, de la méditation, de la concentration, sous le signe du Mont Blanc, encore enneigé, paysage pris entre les formes sombres et sévères du Jura, et les lignes de crête des Alpes.
La proximité de Genève, et de la Suisse, à un quart d’heure à pied, nous vaut une invasion de vaudois et de genevois, fréquentant le golf et le marché. La ville en elle-même est la banlieue sud de Genève et fréquentée par des émirs, des oligarques russes, et à un autre niveau, par des cadres internationaux du CERN et des administrations, qui se rendent tous les jours au travail. Ce n’est guère excitant, mais vivifiant et reposant. On recharge ses batteries, et … il fait grand beau comme disent les genevois.
Quand j’entends le mot culture, je ferme mon porte-monnaie
Le président Sarkozy semble persévérer dans la voie de la réhabilitation de la culture d’élévation au détriment de la culture de masse, type Cauet. Encore que le mot divertissement populaire puisse susciter des inquiétudes.
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Mercredi, 25 juillet 2007
La culture "force de la terre régressive"
Entre la culture Medusa, gauche-caviar, intello-engagé, que de Closet qualifie de m... dans le système EPM qui désigne Arte, et la culture de masse qui correspond au quotient populaire moyen français, je préfère encore Médusa. Voici une belle déclaration reproduite dans Marianne du 21 au 27 juillet et généreusement attribuée aux électeurs de Sarkozy.
Les émissions intellos, déclare (Cauet) , ce n'est pas mon truc, ça m'a toujours cassé les couilles. Je préfère faire ce que j'aime et être regardé" par des millions de gens que de me branlers autour d'une caméra et être regardé par 100 000 téléspectateurs.
Que voila une formulation concise et admirable de ce que j'avais appelé un brouillon d'inculture. Si nous inversons la proposition, nous tombons sur le crédo humaniste partagé par toutes les gloires de l'humanité et incitant chacun d'entre nous à s'élever, ce que Monsieur Cauet appelle "se branler". Mozart, ça n'est pas son truc, c'est évident, mais qu'il n'étale pas "ce qu'il aime".
Les émissions débiles, m'ennuient. Je préfère aspirer à ce qu'il y a de meilleur et d'être apprécié par des centaines de connaisseurs intelligents et raffinés, que d'être consommé par des milliards d'imbéciles
Ce point de vue qui semblait naturel voici quelques décénnies, et préconisé par les artisans, les artistes, les grands poètes et écrivains, depuis quelques millénaires; cède au point de vue que je nommerai : le paradigme Cauet. Sa devise ? La voici, elle est simple et pas particulièrement originale :
Ignorant et fier de l'être, voila mon truc !
On nomme ça l'ignorance glorieuse.
Jeudi, 10 mai 2007
.....Château-Bateau-Bobos
contre
Métro-boulot-dodo
Où il est encore question du Château-Fouquet's *****, du Yacht Bolloré, et des bobos illustres : BHL en tête.
D'accord, il a fait une gaffe, mais So What? en quoi cela changera-t-il le sort de la France? Les notations du journal du 9 mai 2007 restent valables mais il faut ajouter encore une autre explication à l'attitude incompréhensible du futur président. Je laisse la parole au Docteur Prakash Bronstein.
Le mauvais génie de Sarkozy est Cécilia. Cette femme, a toujours été attirée par la gloire, le people, le fric. Venue d'Espagne elle s'éprend de Jacques Martin, une célébrité nationale en ce temps là, puis de Nicolas Sarkozy dont elle prévoyait l'ascension au poste suprême.
Mais Cecilia est le type même de la bobo gauchiste, en jean vison, et avide de luxe tapageur et de notoriété... Et puis, un homme de petite taille, au caractère irascible... La vie n'est pas marrante tous les jours avec lui, et les corvées de l'Elysée ça n'a rien de jouissif.
Nicolas a un lourd passif à surmonter. Il a toujours admiré et envié les riches qu'il cotoie et dont il convoite l'amitié. Voici à présent l'occasion enfin de briller devant l'objet de son amour malheureux, d'autant plus précieux qu'il est refusé. De lui montrer que lui, le petit Sarkozy, est plus puissant, plus glamour qu'Attias. Mais Cecilia ne se contente pas du pouvoir, elle veut les signes extérieurs de richesse, un monastère pour se retirer, ou une petite villa en Ardèche, très peu pour elle!
Ajoutant la naïveté du collégien amoureux à l'obsession du retour d'âge, Nicolas est prêt à tout pour épater celle qui se refuse à lui. C'est tout! Espérons que l'éffet déplorable qui l'a amené à rentrer en hâte à Paris produira sur le futur président, un effet salutaire.
Il n'est guère possible d'écarter l'hypothèse de Prakash, mais on doit tenir compte également de son attitude au cours de la campagne électorale. Il n'a jamais caché son goût pour la richesse, le show biz et le luxe. Il estime que lorsqu'on a gagné son argent, on a le droit de le dépenser comme on veut (sauf à en faire cadeau à un ami, dit la loi). Il revendique ce droit pour lui, comme pour tous ceux qui bosseront ferme et qui mériteront cette opulence, promise aux gagnants du loto; Or contrairement aux augures, la majorité des français n'ont pas tenu rigueur à cet aveu politiquement incorrect, bien au contraire il a compris que tous pourraient, comme Sarkozy, reconstruire à partir de zéro, une vie qui jusqu'ici n'était réservées qu'aux stars.
Sarkozy pourra utiliser l'épisode maltais comme un test. Si en définitive il obtiendra une majorité à l'assemblée, cela sera sur un parler vrai, politiquement incorrect, défiant l'hypocrisie misérabiliste des bobos et des nantis parisiens. Quelque chose aura décidément changé dans notre pays, une tendance qui le rapprochera des autres pays occidentaux. La désinformation, la diabolisation auront marqué leurs limites. Si au contraire l'effet maltais se répercutera sur les sondages puis sur les élections, cela voudra dire que Medusa aura durablement défformé les esprits.
La presse et la télévision
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Commentaires
ven 22/08/2008 à 16:35
Qui était l'ancien propriétair e ?
mar 19/08/2008 à 17:45
Quelqu'un aurait-il des nouvel les de l'état de santé du Prof esseur? Je commence à m'inquié ter un peu devant la dur [...]
jeu 31/07/2008 à 15:49
Merci de partager avec de simp les mélomanes cette limpide et profonde analyse. Plus encore que l'écoute, elle nous [...]
mar 22/07/2008 à 23:16
Come sta Professore? è da un p o' che non ci sentiamo per le traduzioni in italiano del suo blog. un caro saluto, r [...]
lun 21/07/2008 à 18:38
Les amis, les rencontres, les voyages sont encore bien plus importants que les oeuvres. C ependant j'ai souvent tr [...]
dim 20/07/2008 à 18:43
Je lis le chapitre "Theatrum M entis" de Virus, je m'accroche mais je suis à chaque fin de chapitre de ce livre réc [...]
dim 20/07/2008 à 04:39
Je viens de lire d'une traite un livre que je ne peux que co nseiller aux lecteurs du blog. C'est 2040, La chute de [...]