Mercredi, 14 novembre 2007
Rückblick. Pour des raisons de discrétion, le poème dont il est question dans ce texte : Invocation à L'Océan; est cachè derrière un lien : ►♦♦♦ La raison n'en est pas le caractère hérétique, mais son extrême concision qui le rend illisible à l'enfant à qui il était destiné au départ.
Vents traversants

LE JEUNE HOMME ET L'OCEAN
LE JEUNE HOMME ET L'OCÉAN
Il sortait d'une maladie exotique, qui le privait de tout son sang et, hémophile temporaire, le condamnait à une existence solitaire, ouatée, toute agression, même légère, pouvant se révéler mortelle. Une trahison amoureuse sufit pour provoquer un choc qui devait déterminer son parcours terrestre. La jeune famme infidèle, est aujourd'hui décédée, elle s'est révélée insignifiante et volage, et il aurait du mal à s'en souvenir. Mais voici, le choc perdure. Et après une splenectomie, le voici en train d'errer, en plein mois de mars, sur la grève déserte balayée par les vents hurlant de l'Atlantique. En ce moment, les vents sont tombés et l'eau a reflué, laissant un miroir nacré cyclamen et bleu tendre. Au loin veille la barrière des rouleaux calmés.
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Mardi, 31 juillet 2007
Les Nuits d'Août
Un feuilleton. Introduction
Nous entrons dans la zone la plus creuse de l'actualité. Les journaux sommeillent. Même Marianne s'assagit et devient un modèle d'objectivité, caustique mais convenable.
Jadis vitupérant contre le dictateur Sarkozy, en le dépeignant sous les traits d'un dangereux extremiste néofasciste, replié sur son bastion UMP, le magazine de Jean-François Kahn, ne trouve d'autre à critiquer que les postures comiques du "je suis partout, moi,moi,moi". C'est un peu court, mais c'est distrayant.
Mieux encore, Marianne reprend les réactions de H.M.Bronstein et relevant à juste titre l'incohérence du Président, qui serre la main d'un terroriste méprisable et courant lui offrir le nucléaire tout en s'indignant de ce que l'Iran tout aussi peu convenable, puisse avoir accès aux mêmes avantages.
Marianne ouvre des portes ouvertes en feignant de découvrir qu'en politique il y a deux poids et deux mesures. Dans les médias aussi, plus ou moins. Mais chez Marianne c'est généralement plutôt plus que moins.
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Dimanche, 29 juillet 2007
1 Introduction au Chant de l'Acier
J'ai donné de la structure de L'Entretien une image simpliste. Une spirale continue se déroule à partir d'un noyau central (le manuscrit Pepys I et II) alignant par concaténation les séquences selon un ordre contrasté, un passage sentimental étant frequemment brisé par un salon imaginaire cynique et amer. Mais on peut lire les séquences selon un ordre thématique, par exemple "l'Art et l'Or" met en scène la mécène Polly Reubenstein obnibulée par la gestion financière de sa collection d'Art contemporain, ou encore les émissions de Philaos consacrées à la science.
J'ai appelé boulevards l'ordre naturel des séquences, car il suit un parcours circulaire, comme ceux des villes (le boulevard de la Madeleine, le boulevard des Capucines, etc.). Les séquences thématiques sont perpendiculaires au boulevards et elles vont en s'amplifiant avec cet univers en expansion qu'est Apocalypsis Cum Figuris. Une image plus exacte serait celle d'un caillou lancé dans la mare au niveau du noyau, les différentes séquences regroupées en cercles concentriques de plus en plus larges.
Une avenue que j'affectionne tout particulièrement, la seule qui dénote une certaine affectivité, est le Chant de l'Acier, dont la partie centrale, Saga, est le duo d'amour de Lasse et de Clara. Ceux qui l'ont prise à ces débuts, sont en fait entrés au milieu du feuilleton. Je me suis attelé à livrer au blog les premiers cercles concentriques, depuis l'embryon que constitue la scène de la salle des archives, jusqu'aux péripéties du jeune héros. On constatera qu'elles sont des variations l'une de l'autre, elliptiques au départ, plus explicites et plus romancées au fur et à mesure qu'on s'approche de Saga.
Lundi, 4 juin 2007
..... Une communication à mes amis
Le journal du 4 juin, est le 200me "billet" de ce blog, dont le contenu atteint les 323 000 caractères. De minuit à trois heures quarante cinq du matin j'ai compté 108 visites. On remarque que le nombre de visites pour un billet (c'est à dire un article, dans le langage des blogueurs) s'accroît systématiquement avec le temps. Les billets les plus lus sont les plus anciens, ce qui montre que le blog fonctionne comme une sorte d'encyclopédie de la désinformation.
Je demande à nouveau instamment l'internaute qui me suit fidèlement, de respecter l'ordre des séquences pour "Saga", l'histoire romanesque de L'Entretien. Si je me permets d'insister, c'est que quelques séquences sont lues plus ou moins frequemment que d'autres, dans le désordre, alors que ce sont les premières qui devraient être les plus lues. Songeriez vous à lire un policier d'Agatha Christie en parcourant au hasard les chapitres?
C'est pour cette raison que je compte ménager une pause dans les séquences à partir de la séquence 172 qui n'a donc pas de liens. Reportez-vous pour la liste en cliquant ici : Regards sur l'Entretien . En effet, il se produit un coup de théâtre qui change notre regard sur les séquences précédentes, et on ne peut le déflorer. Il faut donc laisser le temps au fidèle lecteur de mon soap opera, de se familiariser avec les événements qui ont précédé.
Une précision peut-être utile pour les amateurs. L'Avenue SAGA part du noyau de départ de L'Entretien qui en exprime sous forme très condensée tous les développements futurs. Elle comporte trois grandes sections.
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Lundi, 28 mai 2007
...... Le duo d'amour de L'Entretien
Pour la compréhension de ce duo, il est recommandé de lire auparavant l'introduction qui rappelle les événements précédents.
Pour cela cliquez ici ► XXXXX
Personnages :
Lars Hall II, dit Lasse. Président d'une organisation financière et industrielle tentaculaire, située en Amérique du Sud et en Californie, et dont le siège se situe à Santa Samarea, entre Los Angeles et Sans Diego. FIls d'une dynastie d'armateurs suédois et de grands industriels hanséatiques, il s'est marié avec Vera Bentzinger,dont le père a hérité d'une fortune amassée par les nazis réfugiés en Argentine. Il a une fille, et on vient d'apprendre qu'elle vient de mourir dans des circonstances troubles. Lasse est le type même de l'idéal nazi : blond, grand, athéltique comme un dieu grec. Ses yeux sont trop clairs et durs, sa voix tour à tour douce ou impérieuse.
Bruno-Anton Zemlinsky. Violoniste de second ordre, jeune et ambitieux, compagnon de Clara. Frêle et sujet à des sautes d'humeur.IL enseigne au conservatoire de musique de Santa Samarea.
Clara. Pianiste, accompagnatrice et compagne de Zemlinsky. Elève du conservatoire de Santa Samarea et issue d'un milieu très modeste. Elle est orpheline et seule au monde. Beauté réveuse et fragile, elle séduit par sa présence et sa distinction, plus que par sa beauté discrète. Tenue vestimentaire sévère et sobre, comme il sied à une pianiste de concert.Très blonde et regard bleu limpide souvent perdu dans le vide.
Valentin Ludell. Personnage central de l'Entretien. Avocat new-yorkais, très cultivé et intellectuel comme un geek, il s'est lié d'amitié avec Lars lorsque celui-ci étudiait à New York. Il lui a servi de mentor et comme récompense le suédois l'a cocufié en lui enlevant sa maîtresse, Christine Ludell dont il a eu deux jumeaux et qu'il a abandonnée aussitôt.
Christine Ludell. Se marie avec Ludell, en lui faisant croire que les jumeaux sont de lui. Lorsque Lars se marie avec Vera, Christine survient et réclame la paternité pour les jumeaux et une pension alimentaire substantielle. Lars y consent, mais elle ne peut en profiter : elle meurt dans un accident d'avion, pense-t-on.
****LA SEQUENCE 160
PROMENADE A DEUX VOIX
« Codex éléphant » Vol XII, p. 1218. -652 avant l'an 2000 Le jardin tropical du Campanelli's Resort
Lars Hall et Clara.
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Samedi, 5 mai 2007
Où la réalité dépasse la fiction
La palme revient sans conteste à Ségolène Royal qui croit exploiter à son avantage le viol de deux femmes policières en proposant que la nuit elles soient reconduites chez elles par des policiers afin de les protéger. Pour ajouter au comique de la proposition, elle pourrait ajouter que c'est une des justifications de l'accroissement des effectifs de la police.
S.R. ... il y a deux jours, une femme policière s'est faite violer, tout près de Bobigny, en sortant de son commissariat. Et au mois de mars, au même endroit,, l'une de ses collègues s'était également fait violer. Qu'est-ce qui s'est passé entre ces deux faits pour qu'aucune protection policière ne soit apportée à une femme policière? Demain si je suis élue présidente de la République, les agents publics seront protégés, et en particulier les femmes. Elles seront accompagnées à leur domicile lorsqu'elles sortent tardivement des commissariats de police.
Nous faisons remarquer que SR se livre à une inférence qu'elle prend pour un fait. Le fait que les femmes policières ont été violées, ne prouve nullement qu'elles l'aient été en tant que policières et non en tant que femmes. Il s'agit en termes techniques d'une implication. Si effectivement il s'agit d'un viol simplement à but sexuel ou de domination haineuse de type raciste, il faudrait reconduire à leur domicile toutes les femmes.C'est ce que remarque N.S.
N.S. Si vous devez faire raccompagner toutes les femmes fonctionnaires chez elles la nuit, il faudra dire qu'il y a une fonction publique au service des Français, et puis une autre au service des fonctionnaires qui rentrent! S.R. ça ne m'amuse pas, ce crime abominable. Vous avez une autre solution? N.S. La solution c'est de ne pas mettre un garde du corps à chaque fonctionnaire femme qui rentre chez elle. C'est de réprimer les délinquants pour qu'il n'y en ait plus...
En poussant plus loin le raisonnement, on peut se demander pouquoi une femme athlétique et rompue au combat de rue (il y en a de plus en plus) aurait davantage droit à un garde du corps, qu'un jeune policier malingre et peu combatif? Ce serait une discrimination. Ceci n'a pas échappé à S.R. qui a précisé son propos dans Le Parisien du 4 mai 2007.
S.R. J'ai trouvé N.S. désinvolte. D'autant que ce viol atroce avait précédé, en mars au même endroit, d''un autre viol. ... Dans les quartiers ultrasensibles, je considère qu'il faut raccompagner le nuit les femmes policières, et peut-être même tous les policiers - comme cela se fait déjà au Québec. On peut imaginer qu'une patrouille puisse faire un détour pour les redéposer chez elles.
La proposition est donc réservée aux "quartiers dits sensibles". Cela semblait implicite, encore qu'à présent la notion est plus que poreuse, de même que la nuit, comme unité de temps. Le crépuscule est-il plus dangereux? Et ne faut-il pas ajouter des rues et des parcs déserts.
Mais cette restriction est compensée par un élargissement de la proposition, puisqu'elle est étendue à "tous les policiers". Il faudrait non seulement mobiliser un garde du corps, mais toute une patrouille normalement mobilisable à tout instant, mais dont la disponibilité serait entravée par le fameux détour!
Et, on le répète, pourquoi pas tous les habitants jeunes ou vieux qui sont à la merci d'une agression et d'un cambriolage dans ces quartiers "de jeunes"? Pourquoi réserver la protection aux seuls agents publics?
La réponse est simple : cette proposition comique était destinée de se concilier les suffrages des policiers au détriment de Nicolas Sarkozy.
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Mardi, 10 avril 2007
La mondialisation heureuse
Heureuse ou malheureuse, la libéralisation des échanges, entraînant la délocalisation de milliers de PME européennes est au centre des clivages entre candidats. En fait derrière cette question se cachent des postulats, c'est à dire des présupposés dogmatiques qui d'un côté prétendent faire appel à la raison et aux réalités économiques, de l'autre au vécu des populations et au bon sens. Une fois de plus tout compromis est difficile entre les tenants des deux positions, et ces derniers, chacun de son côté s'appuient sur une vision cohérente du monde de l'entreprise.
La très grande majorité des économistes et des financiers, suivis par les politiciens européens, prônent le libre échange comme un facteur de prospérité et de toute manière une tendance incontournable. Ils s'appuient sur une vision de l'entreprise en tant que machine à faire du profit rapide, toute autre considération étant bannie des réalités sinon des discours. L'exemple extrême de leur logique est le noeud sémantique (c'est à dire le faisceau de croyances inanalysées) que j'ai nommé MATRIX d'après le film-culte.
MATRIX est une face de Janus, dont une partie est macroéconomique et fondée sur la notion de globalisation et de division internationale du travail, l'autre entrepreneuriale et organisationnelle, basée sur le mode de fonctionnement des entreprise et privilégiant la massification et l'hypercentralisation au niveau mondial. Les conséquences de MATRIX ont transformé profondément notre mode de vie et notre façon de penser, pour le meilleur comme pour le pire.
Les detracteurs de MATRIX et de la libre concurrence entre nations, évoquent la disparition en Europe, des artisans, de PME, le saccage systématique de notre agriculture, et une destruction de nos spécificités. Ils militent pour une fermeture des frontières ou tout au moins un relèvement des barrières douanières. Je ne puis personnellement intervenir dans la partie macroéconomique du débat, car je ne m'estime pas compétent, mais en revanche je puis contribuer à l'éclairer en me plaçant dans une approche systémique et une logique entrepreneuriale. J'espère que vous me rejoindrez dans la première de mes masterclasses que vous pourrez atteindre par le moteur de recherche à "masterclasses" ou à "mondialisation heureuse".
Lire à la suite de cette introduction, une réflexion sur la calligraphie.
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Mercredi, 14 février 2007
*** Cette version est conforme au thriller original de L'Entretien. Elle contient d'une part une introduction qui met le conte en situation : une petite réunion d'explication de textes, sous l'égide du dissident Vladimir Zoubov, se tient au Campanelli's Resort à Saint Martin, un endroit plutôt claustrophobique. La notion de piège (abordée dans la dernière leçon de Virus, huit leçons sur la désinformation) sert de clé de décodage à ce conte quelque peu perturbant. On ne peut comprendre son atmosphère si on est insensible à la magie des ballades de Herder, et à la trouble nostalgie qui impregne certaines oeuvres post-romantiques des musiciens allemands. (Les quatre ballades de Brahms ou Das Klagende Lied de Mahler). La légende plus ou moins apocryphe de Charles de Coster, passée au crible de ma sensibilité, entre en conflit avec le cynisme de notre époque. Afin de dissiper cette sentimentalité légèrement kisch et décadente fin de siècle, j'ai eu recours au procédé de la mise en abyme et de la distanciation. Les passages les plus troubles sont interrompus par les commentaires stupides des deux milliardaires américaines : Mrs. Reubenstein et Mrs. Fitzgibbons. Ces interruptions ont choqué bien des amis lecteurs, qui ont trouvé qu'elles perturbaient par leur pesante vulgarité, le cours du récit. C'est pourquoi on les a supprimées dans la version réduite. Enfin, les commentaires conclusifs explorent plus profondément, les implications sous-jacentes du conte de Coster. On découvre notamment que le conte est une variante du paradigme des Trois Souhaits.
Continuer à lire "La légende de Hellewijn. Version complète avec commentaires"
Samedi, 10 février 2007
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Du danger des opportunités trop favorables. Le remède et le mal. Ce texte est issu de L'Entretien dont il reproduit trois séquences. Il met en abyme un conte pour enfants et deux variantes, dont une, terrorisante, d'après Stevenson. Il fait partie de la série "explication de textes", qui met en situation un petit groupe de personnages, commentant les décodages de Zoubov, un ex-dissident soviétique, retiré dans le Vermont, et résidant occasionnellement à St.Martin ou au Quebec. Le paradigme est le suivant : on a trois opportunités inespérées, on gaspille la première, la seconde sert à rattraper le mauvais choix mais le remède est pire que le mal, la troisième permet de revenir à la case départ, et on se trouve dans la situation initiale, la sagesse, l'amertume, ou pis encore, en prime. Voir aussi dans la rubrique "l'imposture informatique" une quatrième variation. On invite les internautes, à se joindre à la sympathique équipe de Zoubov et de ne pas hésiter d'interrompre le récitant : John Abell.
Continuer à lire "Les trois souhaits, conte (faussement) populaire"
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Commentaires
jeu 13/11/2008 à 11:38
Monsieur Lussato: Avant quelqu e chose, je veux dire que mon francais n,est pas tres bonne; Mais je veux lui-ecrire [...]
dim 02/11/2008 à 21:59
vous pouvez retrouver tout le film sur la création monétaire sur : www.bankster.tv
dim 02/11/2008 à 21:48
Comme je souhaite que votre pr ojet d'enregistrer ce Tristan et Isolde aboutisse! Je l'ai v u lors de sa création et [...]
dim 02/11/2008 à 21:45
Avez vu celà ? cela concerne l a création de l'argent aujourd 'hui...(c'est le premier volet ) http://www.dailymot [...]
sam 01/11/2008 à 09:46
Préface sous la forme d’une le ttre de Raphaël à Bruno Bon jour à toi Cher Bruno ! Que Di eu te préserve dans tes [...]
ven 17/10/2008 à 12:21
"ou au contraire en montrer de s spécimens habilement choisis selon un parcours pédagogique , comme la présentation [...]
ven 03/10/2008 à 15:35
Cher Monsieur Lussato, J'ai effectivement eu grand plaisir à vous rencontrer à la galeri e et échanger avec vous [...]