Dimanche, 11 novembre 2007
Luxe, qualité, culture, goût et excellence
Le cas de la valise "Carbone" de Hermès
Voici vingt ans je venais d'ouvrir mon Deuxième Centre culturel: Les Capucins, au sommet de Montfort-L'Amaury. Je tenais beaucoup alors à illustrer par des objets que l'on puisse palper et caresser, les concepts trop abstraits liés à ce que l'on vantait alors sous le terme prétentieux de "Qualité Totale". IBM était en tête du peloton avec le slogan attribué à Watson, l'ex. patron de Big Blue et ambassadeur des Etats-Unis en France.
Il vaut mieux viser la perfection et la manquer que l'imperfection et l'atteindre .
Cette recommandation était de la même veine que les conseils d'un publicitaire reconnu, Scemamamouchi de Créativité et Publicité, prodigués tous les Dimanches autour d'un échiquier, a Babarossa, le patron de la Samar. Il lui dit :
Qu'est-ce que toutes ces fariboles de Qualité Totale, de Zero défaut et autres grigis; qui vous ruinent en consultants en management? Moi je puis faire mieux. Laissez-moi faire, et vous verrez ce que vous verrez! En moins de deux semaines, la qualité, la vraie sera au rendez-vous. Et je ne vous prendrai pas un sou pour mon conseil.
C'était vrai. Scemamamouchi ne toucha pas d'honoraires pour son intervention. L'argent alla uniquement à Créativité et Publicité (dont il n'était pas actionnaire je crois, mais seulement patron interessé au ventes). Malheureusement, le dispositif ne marcha pas et la qualité fut aussi mauvaise qu'auparavant. Quel était le secret de ce fantastique motivateur d'excellence? Une affiche placardée sur tous les ateliers. .
On y voyait un gigantesque éléphant armé d'une grosse trompe flexible et agressive. Le slogan imprimé en gros caractères mous disait :
Un éléphant ça trompe, ça trompe,
ne vous trompez pas !
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Jeudi, 25 octobre 2007
La houle et le rocher
Je remarque que les billets qui passionnent le plus, et de loin, les internautes, sont dignes des pages d'un catalogue de Surcouf. Il en est qui s'enthousiasment pour les différences entre telle ou telle interprétation et détaillent avec finesse, les détails géniaux de telle page. Ceux-ci comparent des bits et des pixels, avant d'élire l'idéal technologique, en termes dithyrambiques, pour un jour le passer avec mépris par pertes et profits. J'avoue que j'ai plus de sympathie pour les objets qui prennent de la valeur et de la modernité avec le temps que pour les gadgets à qui on demande un minimum de performances. On va me rétorquer que j'ai tort de faire la fine bouche et que je suis bien content de bénéficier de mes gigabits. Certes... pour de la conversation spontanée, de l'enseignement, mais je n'ai jamais prétendu faire de l'art ni donner le meilleur de moi-même dans ces modestes billets. On pourra accroître la définition des pixels grâce à la full définition, la profondeur des noirs, la taille de l'écran,; mais cela ne sera pas considérablement supérieur à mon home cinéma sony tri-tubes et certainement inférieur du point de vue de la fidélité sonore.
Je pensais à tout cela en jouant sur mon Steinway modèle D, que j'ai depuis 40 ans et qui n'a jamais eu le moindre problème en dépit d'une utilisation intensive. Et puis je constate la vogue des enregistrements dits historiques, dont certains datent des années 50 ou 60 et sont d'une qualité insurpassée. Il est vrai que les instrumentistes leur insufflent une vie qui manque à nos représentations d'artistes sautant d'un jet à l'autre pour chanter aujourd'hui à Moscou, demain à Boston.
Du temps de Mozart, il y avait la vraie fidélité, celle de la musique de chambre, jouée par les maître et la maîtresse de maison, le cocher, le cuisinier et les deux femmes de chambre. Il est vrai q'uon était en Allemagne et que la musique mécanique n'existait pas encore.
C'est Steinway précisément qui avait pris pour devise un constat désabusé. " Dans le monde, on est battus par les flots déchaînés, tous bouge, tous change, seuls quelques rochers assurent la permanence de la perfection. Steinway est un de ceux-la.
Je puis en témoigner.
Mercredi, 10 octobre 2007
Une histoire arabe
Ali Sanadagarao Mossa Saadi Bey, le milliardaire bien connu, patron des souks Ali Bâbâ, acheta un jour un âne.
C'était un tout petit âne, car on sait que les petits ânes sont trapus et résistants et il mangent peu. Et celui-ci était un peu pelé,un peu galeux, et un peu têtu. C'est pourquoi Ali Sandagarao l'obtint pour moitié prix et à crédit gratuit de un an.
Il ne mangeait pas beaucoup le petit âne, mais, sur les conseils de Veribad, Ali Sandagarao avait consulté le savant Ben Marka, qu'Allah qui est grand le protège, et le professeur lui avait appris la grande loi de la productivité : moins de moyens pour plus de résultats. Le secret de la compétitivité tient dans cette formule win-win.
Les moyens c'est quoi? L'avoine. Les résultats? Le nombre de gargoulettes transportées par jour entre la fabrique de la Goulette vieille et l'hyper-marché de Carthage.
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Lundi, 25 juin 2007
Chroniques italiennes

Tous les ans, de fin juin à la mi-juillet, j’occupe la même chambre dans le même hôtel, un des derniers palaces authentiques de la péninsule. Le propriétaire l’onorevole commendatore Bertolini (ils sont tous honorables et commandeurs dans ce pays, même votre serviteur !) dirige l’hôtel depuis que je le connais, c'est-à-dire au lendemain de la guerre, où je résidais à Courmayeur au « Royal Hôtel Bertolini ». Il ne payait pas de mine, l’hôtel, mais le service était de tout premier ordre avec cette gentillesse qu’on ne trouve pas chez le personnel compassé des Cala di Volpe et autres lieux pour le people. Là où je me trouve, la cuisine, l’accueil et l’environnement sont exceptionnels. Ma chambre donne sur un parc tropical, loin de la ville et de la plage, et les prix sont tout à fait à la portée de la bourse d’un commissaire de police (un des amis que je me suis faits, hôte de l’établissement depuis des années) que – pour les chambres de luxe, au niveau des russes les plus fortunés et de l’aristocratie la plus huppée. Le soir on voit la haute silhouette du commendatore, hanter les lieux, relever tel ou tel détail, mettre lui-même la main à la pâte… Il me rappelle de ce point de vue Gerard Mulliez en train d’inspecter, même après sa retraite, ses hyper marchés. Mais à la différence de Mulliez, l’obsession du profit et de l’accroissement sans limites de son pouvoir avait laissé indifférent Bertolini, qui au lieu d’acquérir d’autres établissements, avait au contraire vendu l’hôtel de Courmayeur à un groupe multinational, pour mieux se consacrer à celui de San Remo, dont il fit un véritable joyau, survivance d’un passé oublié, où la fusion du luxe, du calme et de la volupté sont une réalité concrète.
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Commentaires
sam 03/01/2009 à 17:58
Bonne année 2009 à vous et vos proches.
ven 02/01/2009 à 15:58
Vu sur un site, clin d'oeil et d'humour: cadeau à offrir à c eux qui ont tout: http://ww w.iwantoneofthose.com/ne [...]
jeu 01/01/2009 à 16:05
Je vous souhaite une excellent e année 2009, remplie de décou vertes et de nouveaux défis à relever! Je vous souhait [...]
jeu 01/01/2009 à 12:49
Cher professeur, Je vous souha ite une bonne et heureuse anné e 2009... et surtout d'être re monté à bloc.
jeu 01/01/2009 à 11:48
Bonne Année ! Meilleurs vœux pour cette année 2009 qui comm ence, promesse de nouveaux éc hanges ...
mar 30/12/2008 à 17:18
Ola sr anonimo da tfp francesa Na Rua Alagoas, tal como v osso lider Caio Vidigal, eu ha bitei, por aproximadamen [...]
mar 30/12/2008 à 17:09
Ola sr anonimo da tfp francesa Na Rua Alagoas, tal como v osso lider Caio Vidigal, eu ha bitei, por aproximadamen [...]