Samedi, 29 septembre 2007
Chronique
Les vrais égalitaires : les vendeurs de cartes wi-fi, les horlogers de la place Vendôme.
Je me suis ruiné, je l'ai écrit dans un de mes blogs passés, en cartes météore et autres moyens d'accès au WiFi à Londres. On m'explique que l'Internet ne coûte rien dans des hôtel minables du style Formule 1 où la communication est , paraît-il, la télévision.
Il en est de même pour les frais de changement de pile dans les bracelets montres. Une modeste révision et remplacement de piles chez Cartier coûte plus cher que l'achat d'une Swatch très solide. Noblesse oblige. Quand on achète une montre de 20.000 euros, on ne peut demander 20 euros pour les piles! En revanche un juge de province, qui n'achète que l'annexe suivante , se contente d'une swatch, et ne peut raisonnablement juger.
Wagner clochardisé
Mon fils vient de me téléphoner de Londres, où il a assisté à Siegfried de Richard Wagner. Il était horrifié. Siegfried et Brünnhilde sont censés représenter la beauté des adolescents, cette splendeur des corps, cette ardeur du regard, qui ne dure d'un temps trop court pour qu'on puisse s'attarder à les contempler. Colette dans Chéri, écrivait que cette touchante beauté du jeune homme était triste parce que forcément fugace. Siegfried Idyll que Wagner dédia à son fils et à son jeune héros, est teinté de mélancolie. Dans L'amour cannibale, Jean-Pierre Tapie, comme Albert Cohen, célébrant un couple si beau, si parfait, que seul le suicide pouvait les protéger de la déchéance, (Belle du Seigneur), laissent un arrière goût de nostalgie douce-amère.
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Jeudi, 16 août 2007
Un projet pour Bill Viola et Valery Gergiev
The Siegfried Progress

BILL VIOLA
Je projette de me rendre à Rotterdam le 6 Septembre, où a lieu la répétition générale de Tristan et Isolde de Richard Wagner dans la mise en scène de Bill Viola et sous la direction de Valery Gergiev. J'avais déjà vu plusieurs fois cette réalisation à Paris et j'en ai retiré une des trois ou quatre émotions artistiques les plus fortes de mon existence. Je m'en suis expliqué sur ce blog et je n'y reviendrai pas. Tout simplement je rappellerai, qu'il me semble que le point de vue adéquat n'est pas celui du connaisseur d'opéra, mais de celui de l'amateur d'art contemporain et tout particulièrement de l'art vidéo dont Viola est sans conteste le principal représentant.
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Samedi, 11 août 2007
Projets épars
Suspension des livraisons de Nuits d’août
Ce feuilleton est tiré du volume XXV de l’Entretien(Codex éléphant) que j’ai emmené avec moi à Divonne- les-Bains. Mais la suite est calligraphiée dans les livres suivants restés à Paris. Il m’est donc impossible de poursuivre le récit. Je me propose cependant d’en livrer quelques commentaires à la fin de ce journal.
Chronique
Le vide. Mais un vide potentiellement riche de réflexions sur la réalité du réel. Les péripéties de la bourse, déstabilisée par la faillite de l’immobilier américain, pose avec acuité, une fois de plus, le problème des recommandations des experts financiers. Des parasites, comme les banquiers et les assureurs, nous explique Marianne, non sans quelques raisons. Les financiers nous expliquent que la situation économique est stable et saine, les entreprises engrangent les bénéfices, et la chute est limitée. Les seuls effets dit-on sont psychologiques, immatériels. Mais les sommes faramineuses versées pour juguler le désastre, n’ont rien de psychologique ni d’immatériel, et on nous explique que le resserrement du crédit, risque de toucher l’économie réelle, partout dans le monde. Même en Russie, les investissements sur Gazprom sont revus à la baisse.
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Mardi, 26 juin 2007
La réduction du paquet d’ondes, une métaphore de la création
Je me souviens qu’un devoir qui m’avait été imposé au Bac était lié à la distinction entre imagination diffluente et imagination créatrice.
L’imagination diffluente, n’est pas centrée, ni structurée. Elle n’obéit pas à une logique précise et d’apparente plutôt à ces rêves éveillés où vous vous rêvez tout à la fois grand savant, président de la République et jouisseur paresseux de la Jet Sociéty. Sans aller dans des exemples aussi caricaturaux, quel est le poète débutant, le peintre du dimanche, le romancier en herbe, le compositeur amateur, qui saisis par un enthousiasme irrépressible ne s’écrient
« je sens que je vais faire quelque chose de grand, de neuf, d’original, le vois clairement l’œuvre terminée, je sens les clameurs de mes admirateurs, oui, j’ajouterai ma pierre à la postérité ! »
Malheureusement dès que ces magnifiques images, ces sons délicieux ou âpres, ces intrigues originales mettant en scène des personnages saisissants, glissent de la rêverie, aussi aboutie fût-elle, à la réalisation, toute cette magie s’évanouit au dur contact du matériau.
Sous la plume, le vers hésite, le clavier stérilise la phrase inspirée, les couleurs ne veulent pas épouser la teinte rêvée, et il en est de la mélodie pressentie, comme des mots que l’on sent au bout de la langue et qui ne veulent pas sortir de leur silence. Pour rester dans la métaphore quantique, il suffit d’observer notre création en gestation pour la faire avorter. Lorsque nous comparons le résultat de notre rêve créateur dans l’univers matériel on a le plus souvent un choc, et il n'est pas agréable. C’est le fameux passage du Deuxième monde de Popper (celui du psychisme et des états de conscience) au Troisième monde (celui des projection mentales dans l'univers physique) qui fait problème.
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Vendredi, 23 février 2007
Le Ring au cinéma. (suite II)
Brünnhilde, un autre personnage "impossible". Difficultés posées par la caractérisation du personnage : toute jeune fille aux lèvres enfantines, sybille portant le message final du Ring à l'humanté. Notes sur l'adaptation cinématographique du Crépuscule des Dieux, sur le Play-back, le son, les lieux,etc.
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Pour une réalisation cinématographique du Ring", suite.
Le caractérisation des personnages.
SIEGFRIED
Laissons la parole à P.Flinois.
"On l'a dit en ouvrant la vidéographie de l'Or du Rhin, le prototype idéal, le modèle incomparable pour une "vision" de Siegfried reste impérativement Die Nibelungen de Fritz Lang. Et plus précisément, dans le cas présent, cette Mort de Siegfried qui en compose la première entité, la plus diffusée aussi. Là Wagner a trouvé dans un noir et blanc de rêve où la brume est brume, où les Nains difformes sont nains et difformes, où Siegfried est héroïque et beau, et Brünnhilde est belle, son illustration la plus mythique, et sans doute la plus parfaite.: jamais visages, tuniques, forêt hercynienne ou palais wormsien n'auront ainsi resitué la légende dans sa pureté, sa nudité irréelle, et quelque part aussi dans ce silence de la parole qui permet d'imaginer tous les chants. Héros radieux, maladroit et fatal, Paul Richter disqualifie tous les protagonistes à venir sur la scène, comme à l'écran, où l'on s'en veut de citer comme seul témoin récent l'indigne Fantaisies amoureuses de Siegfried, banal film érotique en costumes. Maintenant qu'au chef-d'oeuvre de Fritz Lang on a restitué sa partition originale (qui cite seulement Wagner, mais ne l'exploite pas, pour de sordides raisons de droits d'auteur), on ne peut qu'es**pérer vivement une mise à disposition en CDV, pour avoir cette référence absolue comme modèle permanent. "
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Mercredi, 14 février 2007
*** Cette version est conforme au thriller original de L'Entretien. Elle contient d'une part une introduction qui met le conte en situation : une petite réunion d'explication de textes, sous l'égide du dissident Vladimir Zoubov, se tient au Campanelli's Resort à Saint Martin, un endroit plutôt claustrophobique. La notion de piège (abordée dans la dernière leçon de Virus, huit leçons sur la désinformation) sert de clé de décodage à ce conte quelque peu perturbant. On ne peut comprendre son atmosphère si on est insensible à la magie des ballades de Herder, et à la trouble nostalgie qui impregne certaines oeuvres post-romantiques des musiciens allemands. (Les quatre ballades de Brahms ou Das Klagende Lied de Mahler). La légende plus ou moins apocryphe de Charles de Coster, passée au crible de ma sensibilité, entre en conflit avec le cynisme de notre époque. Afin de dissiper cette sentimentalité légèrement kisch et décadente fin de siècle, j'ai eu recours au procédé de la mise en abyme et de la distanciation. Les passages les plus troubles sont interrompus par les commentaires stupides des deux milliardaires américaines : Mrs. Reubenstein et Mrs. Fitzgibbons. Ces interruptions ont choqué bien des amis lecteurs, qui ont trouvé qu'elles perturbaient par leur pesante vulgarité, le cours du récit. C'est pourquoi on les a supprimées dans la version réduite. Enfin, les commentaires conclusifs explorent plus profondément, les implications sous-jacentes du conte de Coster. On découvre notamment que le conte est une variante du paradigme des Trois Souhaits.
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Commentaires
dim 20/07/2008 à 18:43
Je lis le chapitre "Theatrum M entis" de Virus, je m'accroche mais je suis à chaque fin de chapitre de ce livre réc [...]
dim 20/07/2008 à 04:39
Je viens de lire d'une traite un livre que je ne peux que co nseiller aux lecteurs du blog. C'est 2040, La chute de [...]
ven 18/07/2008 à 21:03
"L'homme ne saurait tomber tou t à fait tant qu'il est tenu p ar le travail, cette forte et solide attache au bien". [...]
lun 07/07/2008 à 23:09
"Toute minute compte et il fau t bien la remplir de choses pl eines de sens de beauté et ani mées par une mission gén [...]
lun 07/07/2008 à 22:58
Bonjour Professeur. Heureux de vous voir entreprenant, comme d'entendre que vous n'avez to ujours pas l'intention d [...]
mar 01/07/2008 à 11:36
j'espère que tout s'est bien d éroulé pour vous, votre blog e st une importance capitale pou r moi. Merci pour votre [...]
mer 18/06/2008 à 12:32
Nous sommes nombreux à penser la même chose, même si cela ne se voit qu'au déour d'un blog ou d'un forum. Ce sont [...]