Samedi, 27 octobre 2007
CHEVAL BLANC Symposium à Genoa City sur les Think Tanks de génération K Volume VIII de L'Entretien. Séquences 47 à 58
A Genoa City, patrie des cosmétiques Jabott.
Et voici qu'apparut à mes yeux un cheval blanc;
celui qui le montait tenait un arc; on lui donna une couronne, et il partit en vainqueur et pour vaincre encore. Apocalypse, 6-2
Amphithéâtre de 100 000 places connectées à Brave World Net ® et relayées par des écrans holographiques de vidéoconférence.
La conférence inaugurale est présidée par Sir Hilary Onianos et honorée par le ministre des affaires sociotroniques des Etats Unis, Joe Wilfrid Dellavista. Le symposium est sponsorisé par Jumbo Computers Network, Venice, Ohio, et par Semantics inc. ® Boston, Mas.
Au premier rang de la salle active de 1000 places (sur les 100 000 places passives), prennent place les invités sélectionnés et leurs gardes du corps. Sur l'estrade, les intervenants, avec leurs gardes du corps, les robots vidéotroniques et les officiels avec leurs gardes du corps, soit une centaine de personnes. Derrière la chaire occupée par le président Onianos, flottent les drapeaux des 250 états de la planète. Autour d'un cheval de bois blanc, on reconnaît les célèbres animateurs. On distingue dans l"assistance Van Holten, le père Slotine, le professeur Isaac Lewis Feldman, Prakash Lahy-Noir, et Lorenzo Aschi. Le débat est animé par Aaron Philaos, dit Philios ou Philo.
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Mercredi, 17 octobre 2007
La civilisation de la panne
Il est rare que me production quotidienne soit aussi basse et mon journal en retard. La raison en est que subitement deux fichiers se sont altérés : mon répertoire et mon agenda. J'ai perdu d'un coup toute ma mémoire relativement récente (je ne sauvegarde pas depuis deux mois). Le responsable est ma carte flash dont on me disait qu'elle était indestructible et éternelle. C'est vrai. Mais à condition de ne pas s'en servir.
Par ailleurs mon vieux Sony, le meilleur, le plus puissant, voici quatre ans, menace aussi de me lâcher, et le nouveau n'est pas encore sorti. Il chauffe, il est désespérément lent, et il émet des bruits inquiétants qui ne laissent présager rien de bon. Me voici donc dans un état de "suspended terror" , cette technique qui permet à Poutine de bien tenir ses troupes. Ici ce n'est pas Poutine, mais les fabricants informatiques.
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Vendredi, 28 septembre 2007
Dommages collatéraux
J'ai été retardé une fois de plus dans la transcription de mon billet, tapé sur le Psion Netbook, aujourd'hui introuvable, sur mon SONY Vaio. Ce dernier date du temps de Mathusalem, c'est à dire de quatre ans, et son ventilateur émet un son asthmatique.
Mauvais, cela, dit un de mes amis informaticiens. Il est prêt de rendre l'âme. Emmanuel surenchérit : si vous ne changez pas aussitôt d'ordinateur, vous risquez de perdre toutes vos données. Etant donné votre consommation d'images, vous avez intérêt à vous doter du plus haut de gamme, bien qu'il pèse quatre kilos et qu'il coûte 3500 euros. Mais attention, le transfert exige le concours d'un informaticien expérimenté. L'informatique est chose sérieuse. La négliger est un cas pendable. Mon fils m'assure que le coût des ordinateurs a chuté de façon spectaculaire. Fariboles, laisse tomber Emmanuel, cela ne vaut que pour le bas de gamme, de misérables petits bidules pour faire mumuse avec le net et du traitement de texte. Pour un produit aussi élaboré que votre blog, et afin de gagner du temps, il faut des outils puissants, professionnels, et ceux-là ont maintenu leurs prix. Malheureusement, le transfert Psion-Windows par Psi Win n'est plus possible.
Vous me demanderez peut-être, pourquoi j'enregistre mon texte sur un minable agenda perfectionné en service depuis sept ans au lieu de travailler directement sur le Sony. La réponse est simple : le Psion est ergonomique, il pèse 800g et je le manipule confortablement calé sur mes oreillers, dans un lit moelleux. Pour illustrer l'ergonomie du Sony, et des autres, voici un texte warning adapté du mode d'emploi de Toshiba.
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Jeudi, 27 septembre 2007
Pour Popol, de la part de l'idiot-gaucho-bobo
Dans l'espoir qu'il pourra trouver grâce à cette série une vague idée de ce que l'on nomme la culture.
La civilisation numérique et la culture.
On répète à l'envi, depuis quelques décennies, que nous entrons dans la civilisation numérique, que le livre, le disque et autres moyens privatiques de transmission d'information et de culture ne seront plus que des vestiges, des témoins d'une époque révolue.
Ce n'est pas faux. La télévision, le téléchargement, l'image par téléphone, les jeux vidéo, l'ipod, ont supplanté pour beaucoup le journal et le disque. La qualité est au rendez-vous grâce à la photocopie, les sites et les blogs de qualité, des écrans à plasma qui rivalisent avec le cinéma et permettent à chacun de disposer de son auditorium personnel.
Pourtant, nous objecte-t-on, jamais le papier n'a proliféré comme aujourd'hui. Les éditeurs proposent à tout bout de champ des tombereaux de livres, dont certains sont vendus à des millions d'exemplaires, d'autres, il est vrai, sont mort-nés. Les magazines, les journaux ont bénéficié des autres média.
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Jeudi, 28 juin 2007
Chroniques d'Italie N°4

Mon plaisir préféré est d'écouter des chansons d'autrefois, de Guantanamera à Volare nel cielo tutto dipinto di blù ! J'admets que cela ne vole pas bien haut, contrairement à ce que prétend la chanson de Modugno, mais il y pire. Et puis, Monica et Nello qui vous sourient ci-contre n'ont pas leur pareil pour vous plonger dans ce monde d'autrefois, ou tout était en effet dépeint en bleu espérance. Je me trouve avec mon mentor, fin connaisseur de la vie politique italienne qui m'explique en gros traits - ce sont les meilleurs, - les données du jeu à l'italienne. Ce n'est pas triste.
Les protagonistes du guignol sont pittoresques : à l'extrême droite, voici Bossi (à ne pas confondre avec Hugo Boss, plus connu internationalement) qui est plébiscité par les partisans de la lega, l'Italie du Nord, les familles industrieuses qui ont travaillé dur et ne veulent pas voir dilapider leur patrimoine par les paresseux du sud. A droite Fini fin politicien et l'incontournable Berlusconi, avec Forza Italia, un mélange de Force de la terre et de Matrix. On lui reproche d'avoir confondu ses finances avec celles de l'Italie, mais ses détracteurs - et la population - oublient que celle confusion n'est pas à sens unique. En effet pendant qu'il était au pouvoir, les déplacements en avion privé, toutes les restaurations des bâtiments publics et le train de vie qui n'était pas moins factueux que celui de Prodi, étaient pris à sa charge, sans qu'il n'en ait aucune obligation. Il faut avouer que pour l'homme le plus riche d'Italie, l'argent ne compte plus, c'est le pouvoir qui l'interesse. Quant à la gestion, elle n'était pas pire qu'une autre, et certainement supérieure à celle, catastrophique, de Prodi. On lui a reproché aussi de militer pour l'entrée de la Turquie en Europe, en signe d'obédience devant les Etats-Unis. En fait tous sont contre, y compris Prodi, qui tout haut s'aligne sur la politique européenne mais tout bas compte sur Sarkozy pour assumer le rôle de l'empêcheur de tourner en rond.
Prodi, est un politicien-né. Il ne connaît même que cela et en use avec les qualités requises : l'hypocrisie et la mauvaise fois les plus éhontées. Il est totalement l'otage de la gauche, de Veltrone, qui espère devenir le chef du parti de gauche dit démocratique et d'Alema le communiste, lui même instrumentalisé par une myriades de groupuscules d'extrême gauche.
Le résultat, on l'a vu, est loin d'être reluisant. On en vient en Italie à prendre comme exemple Sarkozy, en oubliant que lui aussi a fort à faire, et serait-il un homme de fer, comme l'a dépeint un livre écrit par un italien, Nava, il n'est pas sûr qu'il pourrait l'emporter sur le fanatisme idéologique qui s'est emparé d'une fraction de l'électorat français et qui est prêt à descendre dans la rue.
La glorification du contenant
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Mardi, 22 mai 2007
L'artisanat technologique
Au moment où on annonce le "Grenelle de l'écologie", il n'est pas inutile de s'interroger sur les relations structurales entre la globalisation et la pollution, la destruction des classes moyennes et la concentration démente des moyens de production et la fracture sociale et économique. Le problème est qu'on confond "Force de la terre", essentiellement proche de la nature, et hostile aux mégaorganisations, et "Matrix" qui envahit le monde et le détruit implacablement. Or les sensibilités de gauche, confondent les deux noeuds sémantiques et s'attaquent aussi bien à "Force de la Terre", facteur de prospérité et d' humanité, sinon d'humanisme, qu'à "Matrix" qui en est l'hideuse caricature. Le résultat est inverse à leur but. En effet Matrix est beaucoup plus résistant que Force de la Terre, et d'ailleurs s'emploie également à le détruire.
Par ailleurs, il faut bien reconnaître que les altermondialistes et les écologistes ont raison de tirer la sonnette d'alarme et de manifester contre la mise à sac de la planète. C'est à juste titre qu'ils accusent la politique à court terme des organisations multinationales prédatrices. Le problème est qu'aveuglés par leur idéologie, ils associent Force de la terre, facteur de prospérité, à Matrix, se rangeant eux-même sous la bannière de la contre-culture Medusa. De raison, ils se donnent tort.
L'intérêt de l'initiative de Nicolas Sarkozy, d'officialiser des mouvements jusqu'ici rejetés par la politique à court terme de Matrix, est qu'elle permet d'affirmer les valeurs traditionnelles de la droite Force de la Terre et celles des écologistes. En fait l'alliance est légitime puisque Force de la Terre, contrairement à Matrix, respecte la nature, pense aux cycles longs (on plante des chênes plutôt que des peupliers) et ses valeurs de patrie et de civisme, sa haine du gaspillage conduit à des pratiques que les écologistes en peuvent renier.
J'engage les internautes à se reporter à la seconde partie de David le Chameau et la globalisation, que je viens de finir à l'instant de rédiger. On montrera comment la haute technologie permet d'espérer concilier efficience et qualité. J'espère dans une masterclass prochaine, rappeler la logique des structures cellulaires, qui sont un pas de plus vers l'humanisation des organisations et qui va beaucoup plus loin que la simple décentralisation. N'hésitez pas de poser des questions. C'est le but de ces Masterclasses.
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Commentaires
ven 22/08/2008 à 16:35
Qui était l'ancien propriétair e ?
mar 19/08/2008 à 17:45
Quelqu'un aurait-il des nouvel les de l'état de santé du Prof esseur? Je commence à m'inquié ter un peu devant la dur [...]
jeu 31/07/2008 à 15:49
Merci de partager avec de simp les mélomanes cette limpide et profonde analyse. Plus encore que l'écoute, elle nous [...]
mar 22/07/2008 à 23:16
Come sta Professore? è da un p o' che non ci sentiamo per le traduzioni in italiano del suo blog. un caro saluto, r [...]
lun 21/07/2008 à 18:38
Les amis, les rencontres, les voyages sont encore bien plus importants que les oeuvres. C ependant j'ai souvent tr [...]
dim 20/07/2008 à 18:43
Je lis le chapitre "Theatrum M entis" de Virus, je m'accroche mais je suis à chaque fin de chapitre de ce livre réc [...]
dim 20/07/2008 à 04:39
Je viens de lire d'une traite un livre que je ne peux que co nseiller aux lecteurs du blog. C'est 2040, La chute de [...]