Tuesday, 10 July 2007
Chronique italienne N°15
Les sept merveilles du mondeEnfin les voici :
Chine : la grande muraille
Jordanie, La ville de Petra
Inde : Taj Mahal
Brésil : statue du Christ rédempteur
Pérou : ruines Inca de Machu Pichu
Mexique : Pyramide Maya de Chicen Itza Italie : le Colisée
Cette liste internationale mérite un certain nombre de commentaires.
Le premier vient de Vittorio Sgarbi , assesseur de la culture de Milan. Il estime que dans un pays qui regorge d’œuvres de génie, le choix des internautes est une gifle à l’Italie et le résultat d’un automatisme touristique. Bien entendu tel n’est pas l’avis de Veltroni, maire de Rome, il fait valoir qu’aucune œuvre ne figurant dans la présélection, et qu’exclure le Capitole c’eut été exclure l’Italie.
Le second commentaire est qu’on n’a pas eu la moindre information sur le fond du problème. Une merveille qu’est-ce au juste ? Le critère géographique, une répartition nettement défavorable entre la rigueur et le cas par cas. L’Europe est gravement sous-représentée, ce qui montre l’oubli incompréhensible de la France ou de l’Espagne.
La cathédrale de Chartres par exemple n’a même pas été prise en considération, ce qui montre que le caractère religieux chrétien n’est plus un facteur sélectionnant, mais bien au contraire un handicap. L’Europe a été surclassée par l’Amérique du Sud, par l’Asie et même par l’Afrique, alors que du point de vue esthétique la Chapelle Sixtine et la Cathédrale de Chartre, peuvent faire pâlir la ville de Petra et le Taj Mahal qui en dépit de ses dentelles de marbre est légèrement kitsch. Un monde en déchristianisation et en déculturation, se dégage de ce choix mondialiste.
Deviens plus que tu n'es
Réflexions personnelles d'un vieux professeur
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Sunday, 8 July 2007
Le prélude à l'apocalypse
Il s'agit d'une des séquences "prophétiques" de L'Entretien, particulièrement dure. C'est pourquoi je l'ai reléguée à la section correspondante. Ceux qui voudront y accéder peuvent cliquer ci-contre : ►♦
Ce texte a été écrit aux environs des années soixante. ll met en scène les vieillards de l'apocalypse, qui ne disent rien d'autres que les perpetuelles lamentation sur l'état du monde que l'on entend aujourd'hui de toutes parts. Les qautre premières réponses correspondent aux quatre cavaliers. Le devin blanc, anonne la glose du parti sous sa forme la plus bête, ce qui a mis en rogne mon ami le lacanien. Le devin rouge est pire : c'est le djihad; la lacheté universelle face à l'exclusion. Le devin noir économise sur tout et son but ultime est le profit économisé, (Matrix). Le devin jaune est la mort et l'étoile verte, celle de l'espérance Les vieillards, loin de ressentir un quelconque remords à l'idée des idéologies propagées, déclarent que s'il fallait refaire les erreurs fatales, ils l'auraient fait.
Le Départ, d'après le tryptique de Max Beckmann
Séquence XV de L'Entretien

La séparation fut déchirante.
Je fus comme dépouillé de ma propre peau, de ma propre chair, de mes propres yeux. Ces yeux qui ne surent pas déceler la menace mortelle sous la trompeuse familiarité des apparences.
N'est-ce donc pas cette familiarité qui polissait le piston broyeur, lubrifiant sa pénétration néfaste, trois temps en avant, deux temps en arrière? Familiarité complice du viol des masses.
Et mes oreilles donc?
Anesthésiée était ma volonté par les paroles atrophiantes, les chuchotements flatteurs, les mots de compréhension et d'espoir. Leur ronronnement hypnotique neutralisait les vociférations des démagogues.
Adieu donc mes oreilles, vous serez remplacées.Bientôt les sons aigres de l'étranger me blesseront le coeur.
Mon coeur!
Ne devrais-je pas le laisser derrière moi, avec ceux qu'il me faut quitter, objets intenses de ma douleur?
Je les revois, les yeux secs, incompréhensifs et hostiles. Ils me regardèrent m'éloigner, mendiant de la peur, refusant les richesses de leur enracinement. Ils s'enfonçaient voluptueusement dans les sables mouvants. Ils savaient, mais incapables de résister à l'aspiration, ils restaient, amarrés au continent déchu par le cordon ombilical de l'habitude.
Je pleure ma belle maison, mon jardin d'horloger, mes alliés en esprit, ces compagnons sans coeur. En me séparant d'eux, c'est mon âme que j'abandonne.
Ô le sourire de ceux qui nous sont chers, leurs drames minuscules, leurs querelles fragiles et tenaces, leurs haines pugnaces armées de bonne conscience !
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Pyjamas
Mon email a été surchargé de réactions sinistres au sujet de mes quatre cavaliers. C'était un concert de lamentations : la violence, l'invasion de populations à forte natalité qui feront la loi dans les pays hôtes, les baleines qui maigrissent, le plancton qui vient à manquer; les conditionneurs d'air glacé qui rejettent leur flux d'air bouillante dans des rues déjà surchauffées. Les américains vivent dans leurs buildings refroidis à 17° en été, réchauffés à 40° en hiver. Les retraites sont menacées, la population active commençant leur carrière à 25 ans et la terminant à 56. La population proteste, mais elle impuissante.

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La dame à la mule et deux autres histoires
Rectification. Nous avons relaté le scandale qui a frappé madame Marina F* qui avait détourné de la trésorerie de Thomson, une paire de mules en éponge d'une valeur de 10 euros. Rensignements pris, la valeur de ces précieux accessoires a été évaluée à 6 euros 45 centimes d'euros. N'empêche. Qui détourne un oeuf, détourne un boeuf !
Le directeur consciencieux
Au retour d'un voyage effectué avec monsieur de R***, dirigeant d'une grande firme de cosmétiques, Marina F* assista à un psychodrame qui a failli avoir une conclusion tragique. L'Oréal a toujours été très libéral avec ses collaborateurs et nos deux personnages sont descendus dans les meilleurs hôtels de New York et de San Francisco, dans les restaurants les plus huppés et dans des conditions tout à fait luxueuses. F* craignant une attaque d'apoplexie, proposa de payer de sa poche les dix dollars. Il refusa mais tout au long du trajet qui menait à l'aéroport il se mura dans un silence torturé. Et voici que soudain, dans la salle d'attente du Concorde, le visage de monsieur de R*** s'éclaira. Il s'exclama, tranfiguré : ça y est, je sais d'où vient le trou, j'avais oublié les pourboires aux bagagistes !
Les huitres présidentielles
Quel est le président de la république française, qui se trouvant à déjeuner dans une république bananière, eut soudain des envies de belons, et en fit venir de Bretagne par avion présidentiel et aux frais de l'état? Devinez pourquoi le canard enchaîné n'a pas publié ce frais divers croustillant.
Saturday, 7 July 2007
Chronique italienne N°13

Suicides doux
Je pensais y avoir été un peu fort avec mes sinistres quatre cavaliers d'hier. Je me suis dit que cela tournait à l'obsession apocalyptique. Et puis... aujourd'hui les journaux italiens en rajoutent. A en croire certains gourous, il y a 50% de chances que l'espèce humaine ne franchisse pas la barrière du siècle. Elle aura accompli toute seule une autodestruction aussi efficace, que les siècles de glaciation qui ont eu raison des dinosaures. Alleluiah ! L'apocalypse, celle de Jean, est moins sinistre. Tout d'abord la fin du monde met bien plus de temps à s'accomplir, et puis pour nous consoler, il y a la grande prostituée de Babylone, de la porno à grande échelle. Evidemment la pollution des eaux, le bombardement venu des sauterelles d'acier larguant leur charge bactériologique, la secheresse et les inondations, la désinformation pénétrant dans chaque foyer sur des murs-écran, et puis la carte à puce renfermant les données obligatoires pour pouvoir commercer, circuler, respirer et même mourir, tous ces malheurs, ont leur contrepartie contemporaine, mais au moins ils étaient localisés à certaines régions (un tiers de la surface de la terre) alors grâce à la globalisation c'est toute la planète qui est touchée. Et puis l'Apocalypse finit sur un happy end, exclu même dans les hypothèses les plus optimistes des écologistes. Non, décidément mon article sur les cavaliers de l'apocalypse, je ne le désavouerai pas. A ceux qui nourriraient encore un doute, je les renvoie à quelques articles de journaux.
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