Sunday, 11 March 2007
Parmi les nouveautés, on trouvera une bibliographie illustrée et commentée comprenant les ouvrages publiés (les autres publications suivront) et une legende des signets en couleur, comprenant un rectangle noir réservé à L'Entretien, le scénario d'un feuilleton en hypertexte destiné à la Bibliothèque Nationale de France.
J'ai reproduit les couvertures de livres publiés en français, et une sélection de ceux traduits en anglais, en espagnol, en allemand ou en japonais, assortis de commentaires plus ou moins biographiques. Suivront les principaux documents pédagogiques, les vidéogrammes et quelques articles de presse.
Quelques précisions sur le rectangle noir. Le mot "Apocalypsis cum Figuris" peut surprendre. Il s'agit d'un travail que je poursuis en solitaire depuis plus de trente ans et que très peu de personnes ont parcouru même superficiellement. C'est un scénario pour un feuilleton en hypertexte consistant en plus de quatre mille pages calligraphiées et illustrées.
Cet ensemble, dont l'élaboration est en cours, est destiné au département des manuscrits de la Bibliothèque de France. La directrice, Madame Monique Cohen m'a fait l'honneur de l'accueillir dans ce sanctuaire illustre entre tous, en raison de l'originalité de ce manuscrit à peintures. Mais la destination de ce travail n'est pas le voisinage de prestigieux manuscrits comme ceux de Bourdichon ou de Proust, accessible à une élite d'érudits triés sur le volet, mais son contraire : l'Internet. Depuis trente ans, je visais avec ce feuilleton, l'interactivité et le dialogue ouvert avec des inconnus.
**** Vous connaissez la structure de ce genre peu reluisant de produit télévisé. Cela fait des décennies que j'étudie le principal d'entre eux, The young and restless, au grand scandale de mon entourage . Mais outre qu'il reflète le noeud sémantique "force de la terre", celui de l'Amérique profonde qui vote pour Bush, bien mieux que le plus savant traité de sociologie, l'agencement de ses intrigues est très intéressant. Chacune des histoires correspond à une tranche d'auditoire spécifique : des étudiants, des femmes divorcées, des médecins, des hommes d'affaires et de dirigeants d'entreprise. Il y en a pour tous les goûts de Force de la terre : de la description aiguë des financiers prédateurs, aux couplets patriotiques, aux prières pour un proche hospitalisé, et évidemment des histoires d'amour sentimentales soap. Chacune des intrigues se déroule en une savante polyphonie, alternant et quelquefois se croisant à d'autres.
"Apocalypsis cum Figuris", titre emprunté au Docteur Faustus de Thomas Mann, qui a été mon livre de chevet pendant ma jeunesse, et provenant d'une suite de bois de Dürer, est un témoignage sur la fin des temps. Je pars du postulat que l'an 2000 marque, ou plutôt consomme une rupture dans nos cultures ancestrales. Pour la première fois, l'homme menace la vie dans la planète, il joue à l'apprenti sorcier, les extrêmes deviennent encore plus extrêmes et le milieu, terreau des civilisations, se creuse. Les valeurs pour la première fois sont relativisées. Aussi absurde que soit une proposition, il se trouvera toujours un courant de pensée pour l'admettre, et un autre pour propager la proposition contraire. On se trouve dans une situation d'apesanteur hiérarchique, aggravée par la perte de sens due au déferlement incessant des mass média.
Dans ce feuilleton, les différentes intrigues sont relatives à des thèmes (des issues pour parler américain) qui illustrent les différents aspects du chaos. Des situations et des personnages s'agitent et dialoguent, empruntés à la réalité et à peine caricaturés. Mais isolés de leur contexte, leurs propos semblent délirants, ou tout simplement invraisemblables. C'est qu'alors qu'un roman de science fiction s'ingénie à nous faire croire à ses fantaisies, Apocalypsis cum Figuris présente comme des fictions irréelles, absurdes, ce qui est hélas tiré de la réalité et que bien de nos visiteurs ignorent ou ne veulent pas voir. Ces dialogues sont ouverts et par ses commentaires, l'internaute pourra s'introduire chez la mécène Madame Reubenstein (Polly-Reubenstein@yahoo.com) ou chez l'ex dissident russe Vladimir Zoubov, et se joindre à la conversation. C'est plus proche des salons du XIXe siècle que des chat rooms pour potaches. C'est cette structure ouverte qui donne son nom au feuilleton apocalyptique : L'Entretien.
Vous trouverez dès à présent dans ce blog certaines séquences tirées de L'Entretien : dans la catégorie canulars, l'émission "végépride", dans contes et légendes, la version informatisée des trois souhaits.
La structure projetée de cet opéra pour Internet, est assez complexe, et ne peut être imaginée en dehors de l'informatique. Imaginez une place centrale d'où part un boulevard circulaire en spirale. Les séquences se suivent le long de la chaîne, on peut passer de l'une à l'autre en cliquant "next". Du centre partent également des avenues radiales qui croisent la chaîne chronologique. Chaque avenue traite d'un sujet déterminé, et en reliant toutes les séquences se trouvant sur le croisement entre l'avenue x et le boulevard y, on obtient une intrigue dans son ordre logique. Ainsi lorsqu'on a envie de connaître la suite d'une péripétie yx, au lieu d'appuyer sur "next", on activera le bouton x, qui sautera à l'épisode suivant yx+1.
En flanant dans le parcours, prenant un boulevard, puis le quittant pour une allée, on peut tomber sur des culs de sac, des pièges, des chambres interdites. Pour atteindre les pièces secrètes, marquées ♦♦♦ pour les séquences spécialisées ou difficiles qui risquent de décourager le non initié, il faut passer des tests qui prouvent qu'on a les connaissances requises. Mais il y a aussi un "enfer", des séquences propres à choquer des sensibilités fragiles, et interdites aux plus de deux ans et aux moins de soixante-douze ans. Elles sont marquées ♦♦♦ . Il faut avoir une totale innocence, ou être passés par les épreuves
d'une vie mouvementée pour pouvoir les supporter. Certaines sont pires que les descriptions des Bienveillantes.
Lorsque vous voyez Les feux de l'amour, vous prenez connaissance avec une partie ancienne du scénario. Quelques dizaines d'autres sont en réserve. De même, j'ai "en stock" plusieurs centaines de séquences de L'Entretien. De quoi alimenter mon blog pendant des années. Le problème est la technique. Certaines séquences sont audiovisuelles, d'autres purement musicales, d'autres sont déclamées ou conçues comme des jeux vidéo? Pour l'instant, en supposant qu'un jour j'arrive à acquérir les moyens de donner une forme satisfaisante à mes intrigues, je me contenterai d'en livrer des extraits, répartis dans les rubriques correspondantes. Pour ceux qui voudraient en savoir plus, il suffira qu'ils me postent le commentaire : OK pour l'Entretien.
Saturday, 10 March 2007
*** De la désinformation musicale
La désinformation a été définie par l'ISD, mon Think Tank, et dans VIRUS, comme une altération intentionnelle et souterraine, du chemin qui mène de l'émetteur au récepteur. La source émettrice, dite "objet" en théorie des ensembles, émet des messages contenant une information spécifique. Elle peut consister en un évènement factuel (accident, expérience scientifique), en un discours ou un roman, c'est à dire un ensemble d'idées, ou une oeuvre artistique. Dans ce dernier cas l'émetteur est généralement un créateur : l'auteur, le poète, le compositeur , le peintre etc. exprimés par une oeuvre (scénario, livre, partition...) L'émetteur émet une suite de massages spécifiques et répondant à une réception idéale, telle qu'il la désire. Bien souvent, la notation de l'oeuvre ne permet pas de connaître avec précision l'intention créatrice. On en est donc réduits aux conjectures, et le message transmis est erronné, infidèle, sans qu'on puisse parler de désinformation. La désinformation commence, lorsque le responsable de la communication altère les informations en connaissance de cause, c'est à dire lorsque la notation est assez précise pour lever toute ambiguïté. Dans le cas étudié dans nos analyses des sonates de Beethoven et de Mozart, l'attitude des interprètes consistant à enfreindre sciemment les notations du compositeur, et celle des critiques qui les encouragent dans cette voie, sont bien de la désinformation, au sens propre du terme : on a retiré de l'information sur l'idée que l'artiste se fait de son oeuvre.
En relisant l'excellent ouvrage de Robert Taub : playing the Beethoven Piano Sonatas (Amadeus Press, Portland, Oregon, 2002) je suis tombé sur une citation de Beethoven que j'avais oublié et qui illustre bien l'attitude du compositeur face aux altérations commises par des artistes illustres.
Vous devez pardonner un compositeur qui préfererait plutôt entendre son oeuvre, exactement comme il l'a écrite, qu'exécutée autrement, quelque soit la beauté du jeu.
-- Beethoven à Czerny, 12 février 1816
On ne saurait être plus clairs. Ce billet ironique était la réponse d'une exécution virtuose et pianistique maniérée commise par Carl Czerny et qui avait fait sortir Beethoven de ses gonds.
La furie qui saisissait le compositeur devant la moindre inexactitude de ses imprimeurs, l'intense frustration ressentie devant les altérations même de détail de ses indications, viennent confirmer la précision de son processus créateur. " Il croyait, rappelle Taub, que ses oeuvres étaient si organiques, et si fortement intégrées, que le fait d'en altérer un aspect aurait changé la nature de sa vision musicale". C'est la définition même d'un réseau fortement connexe que connaissent bien les mathématiciens. Les remarques que nous avons émises au sujet des déformations peuvent sembler intilement détaillées. Il n'est rien, car celles que nous avons déploré, loin de changer des aspects superficiels de l'oeuvre, dénature au contraire l'ensemble.
Le cas semble donc clos, tout au moins en ce qui concerne Beethoven (bien qu'on retrouve la même intransigeance chez pratiquement tous les grands compositeurs de cette époque). Mais c'est oublier des considérations épistémologiques. Taube part en effet d'un acte de foi dans le compositeur : "le compositeur sait ce qu'il est en train de faire". Ce postulat est hérité d'un noyau sémantique que l'ai appelé "Force de la Terre" et qui correspond à la conception humaniste de l'art, s'exprimant par des mots tels que "génie, sublime, respect de l'intention transcendante de l'artiste" etc. Il heurte de front deux autres noeuds sémantiques : "Force de la terre régressive" (la bourgeoisie matérialiste du XIXe siècle, caricaturée par la gauche et par les intellectuels), "Medusa", la contestation radicale de l'humanisme occidental, et prenant le contrepied de tous ses postulats.
Pour le "bourgeois" (et bien entendu la masse déculturée), seul l'utile et l'agréable sont pris en considération. L'interprète est donc tenu à obéir à l'idée que le public se fait d'une exécution prestigieuse. Il faut à la fois ne pas heurter de front ce que l'on entend dans les autres interprétations, aplanir, lisser, vulgariser le propos, et se permettre des maniérismes agréables, qui permette à l'auditeur de s'exclamer ; ça c'est du Gould, ça c'est Arrau!". Jouer d'une manière respectueuse risque à la fois de heurter le public et sacrifier son originalité en s'effaçant derrière la pensée du compositeur.
Pour l'intellectuel dit "de gauche" et les bourgeois qui le suivent, tout ébaubis, les divergences sont beaucoup plus profondes. En effet le noeud sémantique Medusa, prend le contrepied de tout ce à quoi Force de la Terre. Notamment l'idée d'un génie paraît indécente, elle rompt le pacte d'égalité entre tous les hommes. Pour Medusa, le compositeur n'a pas plus de voix au chapitre que n'importe quel auditeur, quelle que soient ses dispositions et sa formation. En principe, tout se valant, on devrait pouvoir admettre, aussi les versions respectueuses de la pensée de l'auteur. Mais le mot respect lui-même est suspect. La meilleure manière de montrer que l'on est tout à fait libéré d'une quelconque sujétion à un prétendu génie, est de se démarquer radicalement de ses intentions. Cette posture atteint des proportions inouïes dans les mises en scène théâtrales et d'opéra, où les provocations deviennent la règle obligée, et les versions classiques "bourgeoises, ou conventionnelles" sont aussi rares que méprisées. La conséquence de cette attitude, est que l'on préfère confier les mises en scènes d'opéra, à des dramaturges qui ignorent tout de la mise en scène, et si possible qui détestent l'oeuvre et le compositeur qu'ils représentent. Sur le plan pianistique, Glenn Gourd déclarait détester certaines des oeuvres qu'il jouait ... à sa manière.
Les mêmes qui applaudissent aux déformations les plus patentes des chefs d'oeuvre du XIXe siècle, font souvent preuve d'un purisme absurde et tatillon dans la musique baroque. Ils boudent le pianos et les orchestres contemporains et ne sauraient admettre que les instruments anciens et les styles les plus surannés. Ce sont les mêmes qui se pâment devant des orchestres chétifs, baptisés de "romantiques". Un seul point commun entre les deux attitudes : le désir de se démarquer du goût populaire. Jouer une oeuvre dans l'esprit, lui confère un dynamisme, une évidence, qui peut passionner des néophytes. Jouer sur des instruments modernes , comme les transcriptions de l'Art de la Fugue de Bach par Scherchen ou Munchinger, risque de faciliter l'accès de ce sommet ésotérique à des ignares. Au contraire on louera l'interprétation prétendûment authentique de l'oeuvre, au clavecin, ou aux instruments à cordes anciens, d'une qualité soporifique propre à décourager les profanes.
Thursday, 8 March 2007
Une oeuvre presque inconnue de Paul Klee dévoile ses secrets.
Il s'agit d'une aquarelle sur toile enduite de gypse et datant de l'époque décisive 1914, où le Paul Klee découvrit qu'il était peintre. Dans "rythme des arbres" on retrouve rassemblées plusieurs des caractéristiques qui organiseront les oeuvres futures : les carrés magiques, les rythmes décalés, la fusion des contraires, le traitement innovant de la matière, la subtilité des couleurs, et par dessus tout une vision cosmogonique qui font de Klee, plus qu'un peintre, un penseur. Cette oeuvre tranche par sa stupéfiante complexité, avec les aquarelles de cette époque et rejoint celle des oeuvres comme le Tapis du souvenir du musée de Berne, ou hommage à Picasso, que j'ai admiré chez Alain Gaston-Dreyfus.
Cette oeuvre de petite dimension faisait partie d'une collection que j'avais rassemblée autour du concept de novation et qui comprenait des oeuvres de Kurt Schwitters, d'Alexando Rodchenko, de Marcel Duchamp, de Hans Arp, de Sonia Delaunay et Popova, entre autres. J'achetai également un contraste de formes de Fernand Leger, exposé dans les plus grands musées et d'une provenance illustre : la Galerie Louise Leiris, puis Hans Bergruen. Il se révéla un faux! Ce qui pose un problème proche de la désinformation: l'incapacité des experts à reconnaître un original d'une falsification médiocre.
Ces oeuvres ainsi que d'autres, furent le noyau d'un centre pédagogique qui occupait quatre salles du Musée d'Art et d'Histoire de Genève. Les pièces présentées furent analysées dans une série de petits livres calligraphiés par moi-même, qui eurent un grand succès parmi les jeunes. On ne les trouve plus aujourd'hui que chez les antiquaires allemands, à des prix excessifs. (On vient de me signaler que le livret sur Klee est disponible sur Chapitre.com au prix de 220 €). J'ai donc projeté de les divulguer sur mon blog. Le but de ces fascicules est de révéler aux jeunes et aux moins jeunes, l'extraordinaire complexité qui se cache derrière des pièces d'apparence et de dimensions modestes, qui passeraient inaperçues dans les immenses cimaises des musées contemporains. La période 1910-1919 a été sans doute la plus innovante de tout l'art moderne. Ces fascicules permettront à chacun de découvrir les germes de la plupart des mouvements contemporains, de l'abstraction au pop art, du minimalisme à l'art conceptuel.
Aujourd'hui le projet a été abandonné par le Musée d'Art et d'Histoire, la collection ne pouvant recueillir le support de prêteurs, a été hélas dispersée. C'est bien triste, mais j'espère que dans le futur, des CD Video prendront le relais. Néanmoins la présence des oeuvres est indispensable et on ne saurait se contenter de reproductions. Au Musée d'Art et d'Histoire, les étudiants et les amateurs, avaient devant eux, et le livret, et l'oeuvre elle-même, soigneusement isolée dans un environnement noir, afin d'éviter les interférences avec l'environnement et les autres oeuvres.
Le Musée des Arts Premiers, à Paris, expose ainsi à côté des pièces originales, des écrans vidéo d'explication, et cela est très apprécié par le public. Dans l'article en préparation sur Klee et Schwitters, on devra se contenter d'imaginer les originaux.
Voici les références de "Rythmes des Arbres".
Rythmus der Bäume, 1914.191. Aquarelle sur coton écru enduit de platre, 17cm X 20cm, signé et daté 1914. Vendu à Herwarth Walden, exposition de printemps de la Nouvelle Secession di 20 février à fin Mars 1915. Art Coucil , Chicago 1965, Orient - Occident à l'Ancienne Douane de Strasbourg, 1972, N°48 fig. 4. Provenance : Herwarth Walden-Richter, Dresde, Benjamin Krohn, Chicago, Bruno Lussato, Paris.
J'espère également un jour de vous parler des Centres Culturels des Mesnuls et des Capucins, situés à Montfort l'Amaury, que j'ai fondés avec Marina Fedier, ma soeur, et qui étaient destinés accueillir des séminaires de décodage d'oeuvres d'art, et d'initiation à la géopolitique, aux nouvelles technologies et aux nouveaux paradigmes du XXIe siècle. Ces séminaires sont d'assez longue durée, et sans complaisance. Destinés à des collaborateurs de grandes entreprises, de la base (des caissières, des employés libre-service) au sommet (les dirigeants du plus haut niveau) ils avaient vocation, dans un monde desséché, gouverné par le profit et le pouvoir, d'ouvrir les coeurs et les esprits, de les vivifier par le contact avec des conférenciers souvent illustres, toujours passionés et compétents. Ils ressentiront au contact des merveilles de la création artistique, du décodage surprenant des rouages secret de l'art et de la vie, le sentiment, qui pour moi est aussi exaltant et stimulant que l'amour : l'admiration pour les lignes de crête du patrimoine culturel de toutes les civilisations.
L'analyse de la Sonate op. 111 de Beethoven
Elle vient enfin d'être terminée. A 4 heures 30 du matin! C'est au tour des amis de Wikipedia et des amateurs et des professionnels de répondre ou de compléter ces remarques qui traitent moins de la sonate (Wikipedia le fait avec talent) que des désinformations dont elle est l'objet. Encore faut-il qu'ils connaissent l'existence de ce blog. Je compte sur votre aide, afin qu'après dix ans de bouche à oreille, on puisse atteindre l'objectif de dix visites par jour et un commentaire par mois! Merci.
Faudrait-il peut-être pour attirer les visiteurs, proposer quelques vidéos excitantes, sexe ou violences? Ainsi, par subversion, la haute culture pourrait s'insinuer dans un cerveau habité par la culture de masse? *
(* Excusez ces propos stupides. A quatre heures on n'a plus les idées très claires, surtout après s'être plongés dans une partition aussi déroutante que celle de l'Op 111).
Pour se reporter à l'analyse de l'op 111 : cliquer ici
Monday, 5 March 2007
*** Attention, propos cyniques et politiquement incorrects
Géopolitique de la désinformation
Discussion avec une jeune géopoliticienne de talent, spécialiste de l'énergie. Elle estime que les grands conflits actuels tiennent au fait que les nations qui ont du pétrole n'ont pas d'eau (le Moyen-Orient, l'Afrique) et que celles qui ont de l'eau n'ont pas de pétrole (Les pays consommateurs Etats-Unis, Europe et Chine, en tête). Il faut préciser que même des pays qui produisent du pétrole, comme les Etats-Unis, sont cependant en état de déficit énergétique grave et essayent de contrôler les pays producteurs comme le Moyen Orient, la Russie et le Venezuela. Pour cette spécialiste, les conflits apparemment politiques et idéologiques en Europe (l'ex-Yougoslavie) et au Moyen-Orient masquent les causes réelles : couper l'Europe des sources énergétiques. De même le conflit israélo-palestinien n'est que la traduction d'une bataille de l'eau. Dans la lutte mondiale pour l'hégémonie, on voit se dessiner deux couples cardinaux : le couple des leaders : Amérique contre Asie (avec la Chine au centre), Afrique infiltrant l'Europe par l'immigration et la pénétration de la culture islamique. L'axe Ouest-Est est dominant et en conflit ouvert. L'axe Sud-Nord, est en voie de sous-développement et en marginalisation.
On voit clairement l'intérêt des Etats-Unis : affaiblir l'Europe par tous les moyens. L'expérience a montré aux Américains que les malheurs des Européens leur profitent : des émigrés de très haute qualité affluent sur le continent et ensemencent un terrain fertile au développement des idées et des innovations.
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