Tuesday, 17 July 2007Le billet de Marina Fédier. N°2Rétroliens
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Quel bel article !
Actuellement je collaborare à un blog professionnel sur les managers 2.0 (http://www.b-r-ent.com).
Il est frappant de remarquer la différence des attentes, des comportements entre les managers alimentés à l'eau morte et les nouveaux salariés à l'eau vive du 2.0 (blogs, wikis, socialmedia, réseaux sociaux...) entre les X et les Y.
Car ce que vous illustrez avec vos managers de FT certains conférenciers l'ont expérimenté avec la génération 2.0, en plein exposé, ils se lévent et quittent la conférence interne à l'entreprise dans le cadre de leur embauche.
Panique à bord des responsables et organisateurs mais la réponse des "rebelles" est simple, c'est nul et ce gars est aussi vivant qu'un poisson mort...
Le web 2.0 qui nous permet ici d'échanger, de frotter nos idées, de les murir, est-il à même de répandre cette eau vive dans nos organisations ?
Connaissez vous les travaux de Deci et Ryan deux psychologues américains? Selon ces chercheurs les hommes sont dotés de 3 besoins innés : le besoin d'éprouver le sentiment de leur compétence, le besoin d'autonomie et le besoin d'une connexion sociale. Tant qu'ils réussisent à satisfaire ces besoins, les hommes sont des découvreurs insatiables, pour reprendre votre expression ils cherchent l'eau vive. Deci et Ryan parlent alors de motivation intrinsèque, les actions sont entreprises parce qu'elles possèdent leur propre complexe de sentiments. Mais si les hommes échouent à satisfaire leur besoins innés, alors ils se détournent de la satisfaction de leur besoins innés et ne pensent plus qu'aux conséquences (notamment monétaires) des actions qu'ils entreprennent. L'eau vive laisse la place à une marre d'eau croupie, la motivation est extrinsèque. Les expériences de laboratoire qui ont pu être menées tendent à valider le bien fondé de cette approche
Je ne connaissais pas ces travaux et je vous remercie de me les indiqueret si vous le pouvez de me fournir la référence pour que je puisse me les procurer. Marci de votre intérêt et de vos suggestions. A bientôt peut-être.
Marina
Je suis heureux d'avoir suscité votre curiosité. les travaux de Deci et Ryan ont fait l'objet de diverses publications dans des revues universitaires. vous trouverez l'essentiel de leurs articles à l'adresse suivante : www.psych.rochester.edu/SDT/documents
La liste de références qui s'affiche alors est un peu repoussante. Je me permet de vous conseiller de cliquer sur la référence 2000_DeciRyan_PIwhat qui cache la version la plus aboutie de leur recherche : "The what and the why of goals pursuits : human needs and the self determination of behavior". A bientôt
Eric
Merci. Marina. A propos, que pensez vous de la pyramide des valeurs de Maslow?
J'avoue ne pas comprendre l'intérêt de la pyramide de Maslow. Pour ce qui me concerne, je n'ai jamais réussi à trouver en elle une grille d'analyse d'un problème auquel je devais faire face. Il faut peut être confronter cette affirmation à la faible variété des difficultés que je dois affronter. Permettez moi de poursuivre cette idée de grille d'analyse. Je trouve, en effet, que Bruno Lussato ne vous a accordé qu'une trop faible place dans son ouvrage Décodage. J'espère que cette impression restera entre nous, mais je compte sur vous pour m'aider a approfondir ma compréhension des thèses de Jung. Enfin,
je tiens à vous remercier de la très grande finesse de vos billets.
Je vous remercie de votre appréciation. Elle m'encourage à écrire mes propres masterclasses sur la psychologie Jungienne, que j'ai enseignée à des centaines de cadres, de dirigeans, et même de caissières et de vendeurs, en essayant d'aller à l'essentiel, notamment à l'aide de schémas très simples, élémentaires même mais qui aident à mémoriser le mécanisme des fonctions et des attitudes.
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Commentaires à propos La Sonate "Au clair de lune"
Sun 05/06/2011 à 13:23
Intéressant tout ça! Je vois l
e morceau d'une toute autre fa
çon maintenant.
Mais j'ai ju
ste une question:
Comm [...]
à propos Introduction
Thu 12/05/2011 à 22:20
Voici un commentaire sur ce si
te, qui va dans le même sens q
ue cet article :
http://www.m
ilec.com/pres/conseils.h [...]
Wed 09/03/2011 à 15:31
Bonjour,
Vous êtes cordiale
ment invité à visiter mon blog
.
Description : Mon
Blog(fermaton.over-blog. [...]
Wed 02/03/2011 à 21:10
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Sat 18/12/2010 à 11:47
Il est vrai que le style préci
eux et emberlificoté de Guy Sa
cre peu agacer. Ce monsieur a
un côté "je sais tout" a [...]
à propos Le journal du 3 octobre 2007
Sat 13/11/2010 à 07:15
Management et physique quantiq
ue
Consultant en entreprise e
t intervenant sur des probléma
tiques d'innovation, j'a [...]
à propos Album de famille
Wed 22/09/2010 à 15:45
MARINA ou PIERRE.
Merci de m'
écrire ou de me téléphoner.
A
bientôt.
ELIO
Administration du blog |
Une femme puisait de l'eau à un puits. Jésus fatigué et assoiffé lui demanda à boire. Elle répondit étonnée : "comment toi, un juif, oses-tu demander à boire, à moi qui suis une samaritaine?" Jésus répondit " Si tu connaissais ce que Dieu donne et si tu savais qui est Celui qui te demande de l'eau à boire, c'est toi qui lui demanderais à boire et il t'aurait donné de l'eau vive".
Le développement de nos organisations a orienté la plupart des travailleurs dans le sens de l'animalisation. Les enseignements dont on les a gavés, ont été bien souvent de l'eau stagnante, et la dépropriation de leurs moyens de production a accéléré le processus. Ainsi voyons-nous le monde gouverné par des myriades de robots gavés de données mortes, et produisant des actes desuhumanisés, aseptisés, morts. Le besoin de nouveauté, de renouvellement des techniques, des jeux, des nouvelles, sitôt perçues, sitôt oubliées, est semblable à la soif qui s'empare de ceux qui boivent l'eau de la Samaritaine.
Bruno Lussato raconte souvent qu'il joue depuis cinquante cinq ans la "sonate au Clair de Lune" de Beethoven, c'est à dire des milliers de fois. Mais chaque nouvelle interprétation est une aventure. Alors que dans l'oeuvre mineure, comme un beau tapis, une fois appréciée rien ne change, et s'use au regard, dans l'oeuvre majeure; chaque rencontre est un événement, on n'en a jamais fini de découvrir les beautés latentes, les subtilités cachées, les énigmes non résolues. Ces oeuvres sont de l'eau vive et c'est pourquoi, elles traversent les siècles sans prendre une ride.