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Sunday, 2 March 2008
3. Bibliographie classique extraite de
Bruno Lussato, Elements pour uneThéorie de l'Information Psychologique, Paris, CNAM, 1971.
Note : ces références classiques seront rappelées dans le texte "Spirales," sous la mention : (cf.biblio class).
Allport, Floyd H. The Théories of Perception and the Concept of Structure. (1965) John Wiley and Sons. New York
Stafford Beer, Décision and Control, (1966) John Wiley ans Sons . New York
Bonsack, François, Information, Thermodynamique, Vie et Pensée (1961) Gauthier- Villars, Paris
Fayol, Henry. (1916, 1966) Administration Industrielle et Générale, Dunod, Paris
Festinger, Léon (1957) A Théory of Cognitive Dissonance. Stanford, Stanford University Press.
Festinger, Léon, A Theory of Cognitive Dissonance, (1957) Stanford University Press
Fraisse, Paul. (1963) Estimation et Perception du Temps, in Traîté de Psychologie Expérimentale de Fraisse et Piaget, Vol 6 ch. 19
Gibson (1966). The Senses considered as Perceptual Systems, Houghton Miffling Company, Boston
Greimas A.J. (1966) Sémantique Structurale, Larousse, Paris.
Hayakawa, H. (1939) Language in Thought and Action, Harcourt, Brace and World. New York
Klir J, and Valach M. (1965,1967) Cybernetic Modelling. Iliffe Books, London
A. Korzybsky (1933, 1967) Science and Sanity, Lakeville Connecticut, The International Non Aristotelian Library Publishing Company.
Lewin, Kurt (1964) Psychologie Dynamique, PUF Paris, 2ème édition
Lewin, Kurt (1951). Field Theory in Social Science,in Selected Theoretical Papers , Harper TorchBooks, New York
Mc Donough, Adrian. M. (1963) Information Economics and Management Systems, Mc Graw Hill, New York
Osgood, Charles (1957) The Measurement of Meaning, Urbana (Illinois) The University of Illinois Press
Osgood,Charles (1959) Semantic Space Revisited in Word, Vol 15, N°1. April, 1959
Piaget, Jean (1963). L'explication en Psychologie et le Parallélisme Psycho-physiologique. in Traité de Psychologie Expérimentale, Fraisse et Piaget. Vol. 1, Chap.3. PUF, Paris.
Prieto,L, (1966) Messages et Signaux, PUF, Paris.
Rapoport, David, (1967) The Collected Papers of David Rapoport, Basic Books, New York & London
Schaff, Adam, (1960) Introduction à la Sémantique, Anthropos, Paris
Woodrow, Herbert, (Time Perception, in Handbook of Experimental Psychology p. 1224-1236. John Wiley & Sons, New York
Yaglom, A.M. & Yagglom, I.M. (1960, 1969). Probabilité et Information. Dunod, Paris
Thursday, 10 April 2008
CHRONIQUE
FONDATIONS
Où Stanley Kubrick (L'Odyssée de l'Espace) et Igor Asimov (Fondations I et II) font leur apparition.
Cela peut paraître étrange de citer ces best-sellers qui peuvent paraître désuets à la suite d'une réflexion sur les Haïku et l'Apocalypse.
Et pourtant...
L'Odyssée de l'Espace,le film de Kubrick met en scène dans un décor de style Thual-Knoll années cinquante, une compétition mortelle entre la la méchante Russie (le KGB) et le gentil Occident (anglo-saxon). Cette rivalité semble conduire à une explosion mondiale préludant à la naissance d'un foetus planétaire, surhomme capable de vivre dans le cosmos, sans oxygène, un bébé qauntique en quelque sorte. Le catalyseur est un étrange monolithe de proportions parfaites :
12 X 22 X 32 X 42 etc .... soit un paralléllépidèque de 1 X 4 X 9 visibles, à la surface noire brillante et aux arètes coupantes. Cet étrange objet est un catalyseur de développement D+++. Il apparaît aux étapes décisives de l'humanité, quand le singe devient hominidé par exemple. Et les singes-hommes le frôlent avec la même stupeur craintive. Mais lorsque le monolithe entre en conjonction avec Jupiter, il s'anime et se met à gronder, à vibrer. La fin est inattendue. In fine les hommes se trouvent captifs dans une pièce très réverbérante, ressemblant à un hôtel de New-York et garnie de livres, de plats somptueux mais les livres vus de près sont flous, et les plats insipides. On voit les hommes vieillir dans la solitude, en compagnie du monolithe qui assiste à leur mort. N'est-ce pas étrange?
La série Fondations, Fondation et Empire, Fondation deuxième Fondation etc... décrit une monde hypergalactique hyper-centralisé. La planète, centre de la galaxie, Trantor, n'est qu'une immense bureaucratie ossifiée, incapable de contrôler les planètes lointaines. La série est un éloge au retour à la nature et à la décentralisation, et en ce sens elle est très proche de nos préoccupations d'hommes du XXe siècle.
Un même message, bien de notre temps
Il concentre haine de la bureaucratie et des grandes métropoles, humanisme, recherche du développement, du retour à la nature, aux valeurs vraies et au troc. Importance accordée à la télépathie, aux ondes de forme, (Les Capucins).
Continuer à lire "Le journal du 11 avril 2008"
Thursday, 19 July 2007
Art vivant
Une application frappante de mon billet sur l'eau vive, est la création artistique. Il suffit de se promener dans les galeries et dans les musées même célèbres, pour constater qu'à côté d'oeuvres qui nous frappent et qui changent notre regard, on trouve des centaine d'autres qui sans être mauvaises, ni même médiocres, suintent l'ennui.
Le musée du Louvre est ainsi empli de centaines de mètres de cimaises où sont accrochées des peintures au bitume du XIXe siècle. Les figures sont exotiques ou mythologiques, les poses maniérées, les couleurs affadies par une sorte de clair obscur imitant l'ancien. Le temps s'est vengé en assombrissant encore ce qui l'était déjà trop et en avalant dans une nuit sans gloire, des épopées glorieuses, des portraits convenus.
Bruno Lussato avait acheté un Contraste de formes de 1913, * la meilleure époque de Fernand Léger. Son pédigree était impressionnant : il provenait de la galerie Louise Leiris et il était authentifié par Kahnweiler, le découvreur et marchan officiel de Picasso, Léger, et bien d'autres génies. Il avait été exposé par Berggruen où il avait fait la couverture du catalogue préfacé par le célèbre Douglas Cooper et l'affiche de l'expo. Mieux encore, il avait été sélectionné par le Guggenheim qui le considérait comme une oeuvre marquante de l'artiste. Un des spécialistes avait déclaré : "ce tableau fonctionne". Bruno Lussato avait analysé le tableau et avait conclu à son importance historique Mais je n'étais pas convaincue car pour moi, précisément, ce tableau ne fonctionnait pas. Il était statique, faible, sans vie. Je finis par convaincre Bruno de le vendre, car il ne tenait pas le coup devant des oeuvres de Klee, de Tàpies ou de Hartung qui faisaient partie de l'exposition. Lussato envoya la photo à Sotheby's qui, très embarrassé, répondit qu'il faisait partie d'un lot de faux Léger, fourgués à Kahnweiler. J'écrivis à Cooper qui avait préfacé le catalogue. Il répondit à l'encre rouge, ce qui est mauvais signe chez lui, que le tableau était en effet un faux et qu'il avait écrit la préface sans le voir !
* NOTE: Les Contrastes de forme de Leger sont des oeuvres héritées du cubisme, composées de cylindres, de cones, de figures au fort relief et aux couleurs élémentaires assez brutales : rouges, jaunes, bleus et blancs. Le faux Léger dérogeait à cette franchise des couleurs, il montrait des tons pastel et des dégradés qui n'étaient pas dans la manière du peintre. Il reste à se demander pourquoi les conservateurs du Musée Guggneheim; Berggruen le marchand le plus avisé, et bien d'autres, ne se sont pas aperçus de la fraude. La réponse est que la signature de Kahnweiler a orienté leur regard. Ils ont attribué à une innovation ce qui était dû à une maladresse du faussaire.
Les leçons à tirer de cet épisode sont doubles.
Continuer à lire "Le billet de Marina Fédier. N°3"
Sunday, 31 January 2010
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C'était le 24 janvier dernier. A l'occasion d'une soirée offerte par son Excellence, Alexandre Orlov, Ambassadeur de Russie en France, en mémoire du Professeur Bruno Lussato, son fils Pierre prononçait le discours suivant :
Je tiens tout d’abord à remercier son Excellence et son épouse pour leur accueil chaleureux dans ce lieu magnifique et chargé d'histoire. Pour l’organisation de cette soirée en l’honneur de mon père, le Professeur Bruno Lussato, je tiens à vous dire « Spasiba Balchoi ». Je tiens aussi à remercier de tout cœur Maestro Valery Gergiev qui a été à l’origine de notre réunion d’aujourd’hui. Mon père vous portait une admiration rare tant pour votre incroyable talent mondialement reconnu que pour le courage et la détermination qui vous définissent auprès de tout ceux qui vous connaissent. Il admirait plus que tout les hommes fondamentalement dévoués à leur mission et leur art et je pense que vous étiez devenu pour lui un ami cher avec qui il partageait un lien indéfectible puisé dans votre amour commun de la musique. Un grand merci également à l’Association française des amis du théâtre Mariinsky et à Catherine Barré qui a tant fait pour le rapprochement de nos deux pays. Vous êtes de ces personnes exceptionnelles qui ont contribué à faire grandir chez mon père sa passion pour la Russie et l'avez encouragé à devenir ce passeur entre nos deux univers qu'il était devenu.
Lorsque à l'école on me demandait qui est mon père, je ne savais pas très bien comment répondre. Etait-il conseiller d’entreprise ? Écrivain ? Professeur en théorie de l’information et des systèmes ? Musicien ? Collectionneur ? Il etait un homme unique et tout ceux d’entre vous ici qui l’ont connu –clients, élèves ou amis- étiez familier avec une ou plusieurs de ses nombreuses facettes et comme moi étiez sans nul doute fasciné par la profondeur de ses connaissance et de ses réflexions sur de multiples sujets.
Je l’ai souvent comparé à un homme de la renaissance, un cliché certes, mais dans son cas une description des plus juste. Il s'intéressait tout simplement à tout ce qui était beau, complexe ou mystérieux. Sa vie durant, il se consacra corps et âme à assouvir sa curiosité sans borne pour synthétiser et puis enseigner à d’autres les chemins qu’il venait de découvrir. En plus de quarante ans d’enseignement et d’activité professionnelle dans le domaine du management, il a touché de nombreuses personnes et leur a laissé un souvenir saillant. Son aptitude à créer des ponts entre toutes ces aires de connaissances combinée à une logique implacable lui permettait d’analyser les situations les plus complexes en un instant.
Fasciné par les systèmes, il plaçait néanmoins l’homme au milieu de tout et déplorait la marginalisation actuelle de la culture humaniste. Justement, dans le domaine de la culture il se battait contre le nivellement par le bas, contre ce qu'il appelait les « armes de distraction massive » et le relativisme du « tout ce vaut ». On lui reprocha parfois d’être élitiste – bien au contraire. Je ne l’ai jamais vu refuser son enseignement à qui que se soit et le centre culturel qu’il créa avec Auchan, L’Oreal et d’autres sociétés françaises en 1988 avait pour mission unique d’enseigner la culture à tous dans l’entreprise - de la caissière au PDG- pour éveiller en eux une intelligence et une sensibilité autre que celle qui domine un monde hyperspécialisé.
Continuer a lire le discour du 24 Janvier...
Continuer à lire "Une soirée hommage..."
Friday, 6 March 2009
CHRONIQUE
CLÔTURES
Il est 4h et je ne puis dormir, l'anti-douleurs ayant été pris trop tard. J'ai donc travaillé au lieu de me retourner comme une crêpe. Et j'ai ainsi teminé l'énorme travail demandé par Socrate. Ce dernier m'a coupé les vivres brutalement sous le prétexte que mon plan n'était pas logique. J'ai fait de mon mieux et j'espère que cette fois-ci il l'acceptera, sauvant ainsi la deuxième fondation. Demain je mets le travail sous scellés après l'avoir photocopié et je le remets à son avocat qui doit le lui faire parvenir dans les meilleurs délais. Je tiens à signaler l'aide infatigable que m'a prodigué M***, le chauffeur bon à tout faire mis généreusement à ma disposition par Socrate.
J'ai également expédié les formalités de rejet de la statuette de céramique de Della Robbia mais je voudrais négocier une compensation, soit qu'on me la vente mais au prix d'un suiveur, soit qu'on me permette d'acquérir à un prix raisonnable un autre lot, ravalé, de la vente. Je lorgne tout particulièrement le Bouddha, sans provenance donc suspect, mais qui s'impose par sa beauté et son aura.
Enfin j'ai dû me débarrasser de formalités assommantes tels qu'un dégât des eaux occasionné par le voisin du premier étage, à mon musée de l'écriture, ou encore d'une maison à Divonne toute neuve et bien placée, présentant bien mais le contraire d'une maison Mingei! Elle ne cesse de causer des ennuis à tel point qu'on dit qu'elle est maudite. Faux luxe, architecture absurde, tout pour tromper.
Je pourrais continuer longtemps et tout le monde autour de moi se demande comment je puis mener de front toutes ces activités. Mais pas vous, mes chers internautes, vous savez que dors si peu et que la nuit est un espace propice au travail et aux lectures.
A ce propos j'ai terminé également STEPS. La fin est moins affreuse que ce qui la précède. Il y est question de l'amoureux d'une merveilleuse jeune fille pure et idéaliste. Après lui avoir donné sa foi et conquis son don de soi-même sans limites, il part un jour au petit matin, à l'issue d'une émouvante nuit d'amour en lui écrivant qu'ellle ne le reverrait plus. A ce mot sec et laconique, il lui laisse à titre de compensation de l'argent liquide et un petit pécule dans une banque locale. La fin est navrante, la jeune fille lui écrit une lettre d'adieu courte et déchirante et se suicide en se laissant glisser dans l'eau glacée de l'océan. On reconnaît l'insensibilité monstrueuse de l'homme qui s'exprime dans dans le roman, son indifférence et sa manière de traîter des êtres vivants comme des objets propres à être saccagés et vandalisés. Ou sont-ils plusieurs? Lénigme reste entière pour moi.
Il est maintenant 4h20 et j'espère trouver un sommeil réparateur.Je vous dis bonne nuit, en pensant à ceux qui comme moi ne peuvent trouver le sommeil.
Bruno Lussato
Wednesday, 9 April 2008
Voir : le journal du 30 mars.
Actuellement en voyage en Israël, j'ai profité d'une journée de libre pour me rendre dans le nord du pays.
Le lieu : la ville de Tibériade.
Sa particularité : les plus grands noms du Judaïsme y sont enterrés : Maïmonide, Yohanan ben Zacaï, Rabbi Meïr Baal Ha’Ness, Rabbi Akiva, etc ..
On trouve les principales sépultures à trois endroits de la ville :
- un lieu pour Rabbi Meïr et ses élèves,
- un autre pour Maïmonide et des sages du Talmud
- un dernier emplacement où on ne trouve que 2 tombes : celle de Rabbi Akiva, une des figures les plus illustres du Judaïsme et celle de Rabbi Haïm Luzzato
Les deux maîtres reposent en haut d’une colline, dans un lieu assez isolé de la ville. Ils font face au lac de Tibériade, frontière entre Israël et la Syrie.
On dit que Luzzato aurait complété la vie de Rabbi Akiva. En effet, Haïm Luzzato est mort à 39 ans alors que Akiva n'a commencé son étude qu'à l'âge de 40 ans.
Emmanuel DYAN.
La vue et la tombe de Haïm Luzzato.

La tombe de Moshe Haïm Luzzato.

La tombe de Rabbi Akiva

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