Sunday, 27 May 2007
La désinformation dénoncée
Je suis tombé par hasard sur la deuxième chaîne sur un débat sur la responsabilité des médias. Le fait divers ne se prête pas à la diffusion sur chaîne de télévision, ou si nécessaire, on doit l'épurer des scories que sont la vision du sang (souvent fabriquée pour les besoins de la cause) et l'inégalité des interviewes qui donnent souvent la part belle aux agresseurs contre les victimes. On en donna pour preuve, le retentissement médiatique de l'automobiliste fou tué par une balle dans la nuque par un membre des forces de l'ordre, après avoir tué un malheureux vieillard. Ce geste était nécessaire, car l'automobiliste risquait de faire d'autres victimes. La désinformation consistait dans la dyssimétries des interviewes. On donna partout la parole à la soeur du délinquant, qui dénonça les brutalités policières et donna force détails sur la mort de son frère. Mais on ne jugea pas bon de faire parler les parents de la victime. Les médias télévisés favorisent souvent les bourreaux contre les victimes et quoi qu'il en soit, la déontologie est mise à mal par des témoignages déséquilibrés et pris sur le champ,, avant que l'on ait bénéficié d'une relation précise des faits, ce qui demande un certain temps.
Ce comportement anormal de la télévision à propos des faits divers semble dû à trois processus, décrits dans Virus, huit leçons sur la désinformation.
D'une part ont prend ce qui se présente et qui est spectaculaire, en l'occurrence le témoignage de la soeur du délinquant, au détriment des témoignages plus difficiles à obtenir ou ternes et banaux. D'autre part on crée l'événement en mettant l'accent sur l'inattendu. Enfin on se situe dans le politiquement correct Medusa, qui combat les victimes et protège les agresseurs. Cette attitude prolonge le slogan CRS SS provenant de Mai 68 mais toujours vivace.
Force de la terre majoritaire
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Saturday, 26 May 2007
..... Retour sur blog
Ce texte est précédé du signet vert, il n'intéresse donc pas forcément les fidèles du blog. En effet, ainsi que je l'ai noté maintes fois, j'essaie de me conformer à l'éthique de Wikipédia, et de me distancer au maximum de la pratique des blogs habituels. Je m'explique : dans la célèbre encyclopédie de l'Internet, on évite d'avoir recours à des ouvrages non publiés par des éditeurs réputés ou des revues scientifiques et littéraires sérieuses. Il s'agit d'éviter que Wikipédia devienne le refuge des innombrables écrivaillons qui faute de moyens de se faire publier, même à compte d'auteur, trouvent dans l'encyclopédie un moyen commode et peu onéreux de faire connaître leurs ouvrages. Par ailleurs, contrairement à la plupart de blogs, Wikipédia évite les autobiographies complaisantes et de servir l'égo des participants. Enfin, les textes sont originaux et non des transferts de textes déjà publiés.
En ce qui concerne ce blog je crois avoir à peu près respecté ces règles. Certes je m'exprime à la première personne et je donne mes opinions que je soumets à critique, mais seulement comme des philosophes ou des psychologues utilisent le "je" pour éviter le "nous" de majesté et le "on" trop impersonnel, pour enseigner. La seule liberté que je me permette, est dans la rubrique biographique la présence d'une photo prise au cours du mariage de mon fils, au mois d'Août, faute d'une photo officielle récente, et dans la bibliographie, la couverture de mes publications. J'ajoute, que je n'ai jamais écrit de livre à compte d'auteur, ni même chercher à me faire éditer. Mes livres répondent à des commandes des éditeurs qui s'intéressent à mes idées d'une manière tout à fait désinteressée et qui pensent qu'elles méritent d'être publiées. Je ne suis pourtant pas un auteur de best sellers, et je suis connu pour ne pas beaucoup m'investir dans les médias, les conférences, ni pour promouvoir mes ouvrages.
La raison de ce long préambule, est que les articles précédés du carré vert .... paraissent déroger à cette règle dans la mesure où ce sont des extraits ou des commentaires d'une création de longue portée (plus de trente cinq ans d'élaboration, plus de quatre mille pages grand format), qui plus est continue à évoluer. Ce qui m'a incité à en publier sur le blog est que ce dernier n'est qu'un prolongement "in progress" de L'Entretien (c'est le nom abrégé de ce travail, dont le titre complet est Apocalypsis cum Figuris) et qu'il ne sera jamais diffusé que sur la toile, à l'exclusion d'un autre médium. Par ailleurs le manuscrit à peintures qui en constitue le scénario, est destiné, dès son achèvement, au département des manuscrits importants de notre patrimoine, Rue de Richelieu, où il aura l'honneur de voisiner avec les Heures d'Anne de Bretagne de Bourdichon, ou les manuscrits de Victor Hugo et de Proust. Nul ne pourra y avoir accès sans être accrédité. Enfin les extraits publiés dans le blog, sous cette rubriques ont été bien fréquentés, ce qui dénote un intérêt de la part des internautes.
Hier soir un jeune de trente deux ans, passionné par les choses de l'art et de la culture bien que biologiste de formation, Olivier A*** est venu me rendre visite. Il était interessé par l'enregistrement sur le blog, des pièces essentielles du Musée du Stylo et de fil en aiguille, je lui ai parlé de l'Entretien. Il s'est trouvé, qu'il a compris au vol, presque par empathie le sens de cette oeuvre, et nous en avons discuté jusqu'à deux heures du matin, au détriment du journal du blog, que j'ai rédigé, croulant de sommeil, de deux heures et demi jusqu'à quatre heures du matin. Son enthousiasme m'a encouragé et j'ai pensé qu'il serait utile à ceux qui n'ont point dédaigné de parcourir la rubrique "entretien" et "le dossier de l'entretien" de connaître la genèse de cette création, et ses relations avec l'esprit comme de la lettre du blog. On pourra se reporter avec fruit au synopsis que j'en ai dressé.
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Apocalypsis cum Figuris
Apocalypse à images ...
Tel est le titre d'une suite de gravures sur bois, chef d'oeuvre effrayant de Dürer; illustrant un texte d'un égal effroi.
Ci dessous, titre du tapuscrit original de L'Entretien

L'apocalyse aurait été écrite par un nommé Jean de Patmos (à ne pas confondre avec Saint Jean, l'évangéliste) peu de temps après la mort de Jésus Christ. Il prédit toutes sortes de malheurs et de persécutions qui attendaient les premiers chrétiens avant que le Règne de Dieu puisse enfin s'installer sur une terre ravagée par tous les maux.
S'il est une oeuvre qui appelle le décodage, c'est bien celle-ci, notamment à cause de sa forte charge symbolique. Prosaïquement on peut estimer que cette prophétie était destinée à consolider la foi des Chrétiens, et leur faire prendre patience en attendant des jours meilleurs. Le texte apocalyptique rappelle à certains égards le noeud sémantique Djihad par sa condamnation de la bête immonde, la Jezabel, la prostituée universelle qui pervertit les esprits faibles. Mais il en diffère par le pacifisme des soixante dix vieillards et par son style hallucinatoire et imagé qui réussit à nous donner l'impression d'assister au jugement dernier.
Les historiens de l'école de Fomenko ont remarqué l'abondance de signes astrologiques et on essayé de retrouver à l'aide d'un simple logiciel, la preuve et les dates de événements décrits de façon spectaculaire.
Or en essayant de retrouver la date précise correspondant à l'horoscope décrit par la position des étoiles, les eclipses et les autres phénomènes cosmogoniques, on s'est aperçu que la configuration des étoiles présentes lors de la vision du coel de Patmos, correspond à la fin du XVe siècle. C'était la date de la découverte de l'Amérique et de profonds changements dans la situation de l'Eglise. L'Apocalypse de Jean, serait de ce fait, si l'on conteste la chronologie de Scaliger, dépourvue de toutes bases historique, bien plus proche de nous, et surtout concommitante avec de profonds changements dans l'histoire et dans la conception du monde.
Mais à mon sens la force de la vision apocalyptique provient de ses métaphores aisées à mettre en images, et la floraisons est riche. On trouve le texte illustré dans des parchemins illustres. Citons Le Beato de Liebana (Ed. FMR, Franco Maria Ricci) les tapisseries grandioses et superbement présentées à Angers.
Cependant c'est en musique que le texte a démontré son efficacité onirique. Pierre Henry a créé un oratorio aux effets quelquefois trop spectaculaires, et tombé depuis dans l'oubli.
Curieusement en notre siècle de remise en question de toutes les valeurs, on assiste à 'un combat implacable entre forces du bien et celles considérées comme le mal. Ce manichéisme est typique des textes sacrés occidentaux, et les passages jadis condamnés pour hérésie, sont aujourd'hui admirés comme des jalons dans l'histoire de la science et des techniques. On ne connait à partir de ce texte hallucinant que deux oratorios, celui de Pierre Henry, un peu court, et un autre, signé Adrian Leverkuhn, de loin supérieur.
Le docteur Faustus est sans doute la tentative la plus réussie. Le grand Oratorio est décrit par le Professeur Sérénus Zeitblom, pendant qu'il ,impuissant, à la fin de l'Allemagne nazie. Dès que l'on a lu le programme de l'oeuvre, on a la tentation irresistible de se précipiter chez les disquaires pour acquérir l'exécution dirigée par Eugène Ormandy.
La bonne raison qui nous empêche d'assouvir notre curiosité, est que l'exécution n'a jamais eu lieu. Car Sérénus Zeitblom et d'Adrian Leverkuhn sont les fruits de l'imagination fertile de Thomas Mann, fécondée par l'immense érudition de Theodor Adorno ..
Je suis frappé par la modernité du chef d'oeuvre de Leverkuhn, et par son exploitation de la prophétie. En effet dans l'Apocalypse, on cite des sauterelles d'acier, vrombissant comme des centaines de chevaux, où encore une pollution généralisée. On y décrit aussi des écrans présents dans tous les foyers et diffusant l'image du faux prophète et celles des scènes sensuelles et sexuelles. La licence, la paillardise, le blasphème, tout ce qui est condamné par le Vatican aussi bien que par l'Islam, est aujourd'hui politiquement correct. Le monde est désormais divisé en deux blocs : le monde laïque et le monde religieux, chacun allant à la dérive, comme des continents flottant sur du magma et s'éloignant les uns des autres.
Lorsque l'on contemple le monde depuis la vision apocalyptique, tout bascule. Les thèmes modernes relatifs à l'avortement, l'écologie, le développement durable, l'égalité et le partage, la rapacité des multinationales et des spéculateurs, le mariage homosexuel et l'adoption, le retour à la barbarie d'un continent déchu, sont tous abordés dans la "révélation", et on nous renvoie à une gigantesque lutte entre le bien et le mal. La relativisation des valeurs les plus sacrées, honteusement détournées de leur majesté a entraîné le réveil de jeunes aspirant à la venue d'un âge nouveau.
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Thursday, 24 May 2007
Fausses fenêtres
Un des indices qui permet déceler la présence d'une désinformation, est la dissymétrie des traitements. Selon qu'on est puissant ou misérable... Les inégalités entre des citoyens qui en principe sont égaux devant la loi, sont un exemple de dissymétrie, mais par de désinformation, dans la mesure où les postulats inégalitaires qui en sont la cause, sont affichés. Par exemple les machos ne cachent pas leur postulat de l'inégalité des sexes. Les racistes invoquent le droit du sang, Hollande clame sa haine des riches, qu'il faut traiter autrement que les citoyens "normaux", J.P.Sartre affirme que les anticommunistes sont des chiens. S'agissant des massacres d'enfants et de l'esclavage, il est de bon ton de hurler son indignation à propos de l'esclavage d'il y a deux siècles, mais on se tait lorsqu'il s'agit de l'esclavage actuel, et des massacres racistes perpétrés au Darfour. Il y a les bonnes victimes et les victimes sans intérêt.
Si les inégalités des traitements (deux poids, deux mesures) sont un indice de désinformation, il en est de même dans l'égalitarisme forcé, dépourvu de toute autre justification autre que la force ou la contrainte légale. Cette égalité entre adversaires est supposée combattre l'inégalité criante , mais on ne résoud pas des inégalités par d'autres inégalités.
Un exemple significatif peut être avancé : la composition du gouvernement. Le président de la République a établi à la satisfaction générale la parité entre hommes et femmes. IL y autant de ministres mâles que femelles.
Mais cet équilibre, satisfaisant pour la pensée abstraite, se heurte à une contradiction interne. En effet Nicolas Sarkozy, prétendit dans sa campagne électorale, choisir ses collaborateurs parmi les plus compétents, les plus efficaces.
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Wednesday, 23 May 2007
Des goûts et des parfums

J'adore enseigner. On s'en est déjà douté en lisant les "masterclasses". Mais cela dépend quand même des auditoires. Lorsque j'étais à la Wharton School, les undergraduates étaient des affamés de connaissance, curieux, imaginatifs, posant des questions décalées avec bienveillance et naïveté. Au niveau du doctorat,les futurs PHD étaient aussi créatifs, mais avec la connaissance en plus. On peut même estimer que la connaissance, ils l'avaient dépassée et ils désiraient s'aventurer vers les territoires inconnus, avec toutefois le souci de respect des règles académiques. Ils ne seraient pas allés juqu'à admettre la parapsychologie! Cette largeur de vue était réservée aux grands maïtres comme Hazan Osbekhan ou Adrian McDonough, et encore, dans la confidentialité de leur salon. Le problème - pour moi - était le milieu : les graduates, ceux qui aspiraient au MBA. Il y avait toujours parmi eux un "geek" ou une femme savante, dont le seul moyen de se valoriser était de poser au Prof des questions très pointues dont ils connaissaient les réponses , pour ensuite le coincer. Ces prétentieux, agressifs et imbus d'eux même, me rappelaient certains bobos parisiens, ce qui montre que l'ignorance pédante n'est pas un apanage de notre pays.
Le vrai bonnheur pour un professeur, est de tomber sur un jeune en fin d'études, passionné par son métier, jusqu'au fanatisme. Il y a beaucoup à apprendre, surtout si l'étudiant est spécialisé dans une branche aussi différente que possible que la votre. C'est le cas de Raphaël Amanatian, un garçon de 22 ans qui termine ses études sur les "Flavours". Ce terme américain est intraduisible. Il enveloppe aussi bien les notions de goût (la saveur, la sapidité) que d'odeur (parfums, senteurs). Ls quelques rudiments qu'il m'a appris, rejoignent les paradigmes universels, découverts par Lawrence et Lorsch (la théorie de la contingence) et d'une manière plus spécifique, la globalisation à l'envers de David le chameau.
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Repères
"Tout ce qui est politique est culturel, tout ce qui est culturel est politique", me répétait souvent Alain Gourdon, ancien administrateur de la Bibliothèque Nationale, parodiant Jack Lang. Mais en dépit de la banalité de la formule, je ne suis pas loin de la trouver exacte. A condition, bien entendu de ne pas borner la culture à celles des pommes de terre ou de l'internet, auquel cas elle deviendrait tautologique.
J'ai déjà consacré deux livres (Bouillon de Culture, Le défi Culturel) au rapport entre la haute culture (celle des chefs-d'oeuvre qui honorent l'humanité) et la basse culture, qui au mieux vise le divertissement et l'émotion immédiate, et au pire satisfait à nos instincts les plus primaires pour en tirer le maximum de profit. Cette distinction toute socratique, est tout naturellement suivie par l'ensemble des grands artistes et je m'en suis expliqué dans ce blog. Malheureusement l'influence de Medusa, qui refuse toute hiérarchie et pratique l'égalitarisme forcené, a diabolisé cette distinction, en dépit - ou à cause - de sa valeur d'évidence pour la totalité des artistes et des écrivains de tous les temps et de toutes les nations - sauf, bien entendu l'ère de la contreculture qui a sévi à partir de Lénine.
Matrix, la société de divertissement de masse (les armes de distraction massive forgées par l'Amérique) rejoint pour des raisons opposées Medusa. Matrix combat la haute culture parce qu'elle ne rapporte pas d'argent, du moins pas à partir du public banalisé mondial qu'exploitent les grandes firmes planétaires. Boulez ou Mahler, rapportent moins d'argent que Madonna ou Céline Dion. Le grand Public, serait bien en peine de nommer cinq grands artistes de notre temps, toutes spécialités confondues, alors qu'il connaît sur le bout de doigts le nom des chanteurs rapp, du show biz ou du cinéma de divertissement. De ce point de vue, Nicolas Sarkozy, en honorant publiquement Johnny Halliday, Mireille Mathieu et Doc Gynéco, était à l'unisson du peuple, ce qui est sa stratégie.
Mais devenu Président, Sarkozy a compris que de même qu'il représente tous les Français, il doit honorer aussi bien les stars populaires, que les grands hommes qui ignorés du peuple, ne sont connus et accessibles que par une élite. Or devenir une grande cantatrice ou un pianiste virtuose, delande infiniment plus de travail à l'artiste comme au public, mais ce labeur non productif dans l'immédiat, se révèle comme un des fondements de toute civilisation qui se respecte. L'exemple vient d'en haut, mais comment le haut pourrait-il le donner s'il n'était pas guidé?
C'est dans les arts plastiques, que les repères sont le plus brouillés. L'homme politique est soumis à d'innombrables influences incessantes. La pire est le clientélisme : on saupoudre les fonds à un grand nombre d'artistes médiocres et affamés au lieu de les concentrer sur les plus "performants", les têtes de file. Mais losqu'on tient compte de la notoriété, on tombe entre les griffes des galeries qui fourguent aux institutions d'Etat, leurs poulains, tantôt novateurs géniaux, tantôt médiocres épigones, les premiers servant d'alibi aux seconds. Ainsi, même François Pinault est tombé dans le piège,victime de conseiller plus ou moins sectaires, interessés, ou ... les deux. La mode, la spéculation, la promotion par de grandes galeries, les parti-pris de l'intelligentsia sont déterminants. Par exemple Georges Mathieu, Hans Hartung, Leon Poliakoff, qui ont créé d'inestimables chefs d'oeuvre, sont tombés dans l'oubli, supplantés dans leur pays, la France par des nouveaux réalistes, même vulgaires ou médiovres.
Le projet New Wave sélectionne les 25 plus grands artistes du XXIeme siècle. (Soulages, Rauschenberg, Stella et autres classiques, sont hors-concours). Frédéric Bonnet qui est notre animateur et notre professeur, m'a adressé une liste que j'ai commenté à l'intention du pouvoir. Je serais heureux que ces immenses talents mondiaux soient accueillis et honorés par nos officiels -puisque l'exemple vient d'en haut) et que leur oeuvre soit exposée en permanence dans nos musées. Tous peuvent voir les nymphéas ou la Joconde à volonté. Il n'en est pas de même pour un magnifique Jeff Walls ou pour telle video de Bill Viola. C'est à quelques amis qui sont suffisamment proche du pouvoir pour inspirer le Président, que je dédie cette liste. Puissent-ils se convaincre et convaincre autour d'eux les décideurs institutionnels, de la nécessité de se doter d'un réseau de relations dense et du plus haut niveau. Jack Lang ne s'en privait pas, et il a laissé le souvenir d'un homme sectaire, mais cultivé.
La culture ne doit plus résider à gauche, elle appartient à tous les Français, et c'est le président qui les représentent. Je n'en dirai pas plus aujourdhui.
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