Thursday, 12 April 2007
LA BOULE DE CRISTAL
Je suis en plein débat avec les partisans de la zététique et ceux de la parapsychologie. La difficulté paraît-il est de trouver un, un seul fait scientifiquement admis par tous et recevable de la preuve des phénomènes psi.
J'ai donc été voir Madame Carmen, la voyante réputée, pour tester la valeur de ses prédictions. La Madame conseille un des candidats (elle ne m'a pas voulu dire lequel, ethéique oblige) et je lui ai demandé qui serait l'heureux gagnant dans la course à l'Elysée. Puis j'ai validé le résultat par la méthode delphi, en le comparant à celui prédit par les méthodes les plus scientifiques et notamment l'analyse factorielle de la Mère Ben Marka qui permet de savoir mieux que les clients, ce qu'ils désirent acheter. J'ai même déniché un praticien des test psycholinguistiques dérivés des recherches de Charles Osgood, et un virtuose des statistiques qui grâce à son méga ordinateur EMC peut détecter des écarts très faibles. Hé bien, Madame Carmen a vu juste. Sa prédiction coïncide en tous points au verdict des techniciens et des savants. Je suppose que vous voudrez savoir ce qu'elle a vu dans la boule cristal. Je vous fais un cadeau royal en vous communiquant une information qui vaut son pesant de moutarde et qui m'a côuté 100 euros. Mais je vous demanderai de la garder exclusivement pour vous!
Voici donc ce que Madame Carmen a vu dans la boule de cristal : de la fumée! Oui, de la fumée, beaucoup de fumée, qui brouillait tous les contours de la forme entrevue à peine. Elle avait le sourire de Madame Segolène, le rictus de Monsieur Sarkozy, le froncement de sourcils du professeur Bayrou, le teint sanguin de papa Le Pen. En d'autres termes, on peut décoder ceci comme une incertitude pesant sur le verdict des élections. N'importe quoi peut arriver dans ce pays, l'entropie est maximale et le rapport signal bruit aussi faible que celui émis par mon WiFi Meteor dont vous avez pu apprecier la fiabilité.
J'ai entendu toutes sortes d'appreciations peu flatteuses sur les candidats qui expliquent la raison de ce brouillard divinatoire. Sarkozy : il a 1m58, fils d'immigré hongrois, il veut imposer au pays de l'égalité, de la liberté et de la fraternité la discrimination positive. Au pays de la laïcité il aide en sous-main la construction de mosquées. Il avoue son appartenance aux idées racistes d'Alexis Carrel, par des propos inconsidérés sur la nature génétique des suicides et de l'agressivité. Il affirme que pour gagner plus, il faut travailler plus, et les brutalités de la police sur des jeunes sans défense, la chasse aux délinquants qu'il nomme sans ménagements "la racaille", nous donne une idée de ce qui nous attend si d'aventure les Français abusés votaient pour lui.
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Wednesday, 11 April 2007
*** Une axiomatique de la mondialisation
Nous nous contentons de livrer en vrac les pièces du puzzle, sou une forme très axiomatisée. Il vous appartiendra de relier tous ces concepts. Je les range par ordre d'importance.
L'Hypermoule
Ce que je nomme "hypermoule" dans une organisation, est l'ensemble des acteurs et des activités, qui produisent des produits-services innovants, spécifiques, et créatifs.
L'artisanat produisait de tels produits-services aux clients bien identifiés, et exclusivement pour eux. C'était le sur-mesure,et les artisans étaient des maçons, des décorateurs, des portraitistes, des bottiers, des lingères, des couturières, ou des menuisiers -ébénistes .Ils étaient polyvalents : à la fois créateurs, exécutants, commerçants et formateurs.
Grâce à l'industrialisation, la division du travail permit de séparer les activités de création et celles de réplication. Or ces dernières sont routinières et peuvent être confiées à des esclaves, voire à des enfants ou des robots. La proportion entre valeur de création/valeur de réplication, va en diminuant avec le nombre de produits-activitéés semblables produits par un même hypermoule. Le prix de revient diminue de même et on peut vendre à des prix compétitifs des produits vendus à des millions d'exemplaires par jour, comme les téléphones Nokia par exemple.
LA globalisation et la mondialisation est une conséquence directe de la notion d'hypermoule. En fusionnant des entreprises, on ferme les hypermoules superflus et on augmente le nombre de clones produits par hypermoule. Tous comprennent ce raisonnement dans le rapport moule, objet moulé. Plus le nombre d'objets produit par le moule augment, plus la valeur ajoutée créative par rapport à la valeur dégradée de réplication va en diminuant. La différence entre la notion d'hypermoule et celle de moule, réside dans la globalité de celle-là. Le moule est une machine fabriquée artisanalement par un artisan, et crée par le dseign d'un projeteur imaginatif, disons "un cerveau et une main". La réplication est faite par des machines, électronique ou humaines, mais où les qualités spécifiques du cerveau ne sont pas utilisées.
L'hyper-moule englobe au delà des machines, ceux qui font des stratégies, de la recherche, des modèles... Je me souviens que Lindsay Owen Jones, alors président de l'Oréal, me vantait la supériorité de l'unification des publicités. Auparavant chaque bassin culturel employait des créateurs qui dessinaient le logo, les slogans, le décor, de la pub télévisée. En adoptant un logo unique : le mot "Paris" en haut et le slogan "L'Oréal parce que vous le valez bien", on fait l'économie d'un certain nombre d'agences de Pub.
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Tuesday, 10 April 2007
La mondialisation heureuse
Heureuse ou malheureuse, la libéralisation des échanges, entraînant la délocalisation de milliers de PME européennes est au centre des clivages entre candidats. En fait derrière cette question se cachent des postulats, c'est à dire des présupposés dogmatiques qui d'un côté prétendent faire appel à la raison et aux réalités économiques, de l'autre au vécu des populations et au bon sens. Une fois de plus tout compromis est difficile entre les tenants des deux positions, et ces derniers, chacun de son côté s'appuient sur une vision cohérente du monde de l'entreprise.
La très grande majorité des économistes et des financiers, suivis par les politiciens européens, prônent le libre échange comme un facteur de prospérité et de toute manière une tendance incontournable. Ils s'appuient sur une vision de l'entreprise en tant que machine à faire du profit rapide, toute autre considération étant bannie des réalités sinon des discours. L'exemple extrême de leur logique est le noeud sémantique (c'est à dire le faisceau de croyances inanalysées) que j'ai nommé MATRIX d'après le film-culte.
MATRIX est une face de Janus, dont une partie est macroéconomique et fondée sur la notion de globalisation et de division internationale du travail, l'autre entrepreneuriale et organisationnelle, basée sur le mode de fonctionnement des entreprise et privilégiant la massification et l'hypercentralisation au niveau mondial. Les conséquences de MATRIX ont transformé profondément notre mode de vie et notre façon de penser, pour le meilleur comme pour le pire.
Les detracteurs de MATRIX et de la libre concurrence entre nations, évoquent la disparition en Europe, des artisans, de PME, le saccage systématique de notre agriculture, et une destruction de nos spécificités. Ils militent pour une fermeture des frontières ou tout au moins un relèvement des barrières douanières. Je ne puis personnellement intervenir dans la partie macroéconomique du débat, car je ne m'estime pas compétent, mais en revanche je puis contribuer à l'éclairer en me plaçant dans une approche systémique et une logique entrepreneuriale. J'espère que vous me rejoindrez dans la première de mes masterclasses que vous pourrez atteindre par le moteur de recherche à "masterclasses" ou à "mondialisation heureuse".
Lire à la suite de cette introduction, une réflexion sur la calligraphie.
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Le monde des Yang et son miroir
Un de mes amis, érudit distingué, peine à mettre de l'ordre dans la masse d'informations destinées à son prochain ouvrage. Notamment il me demande pourquoi Jonathan Littell voit des parentés fortes entre nazis, islamistes et communistes, et si elles se réduisent à une notion commune, celle de totalitarisme.
En effet le mot totalitarisme, désigne la fusion entre l'Eglise et l'Etat, (ou le parti et l'Etat, ou encore entre le peuple et la population) mais ne rend pas compte de la structure complexe de ce que Umesao Tadao appelle l'Empire.
Le paradigme impérial a été amplement décrit dans Virus mais je crois bon de le synthétiser sous une forme simple.
Il y a d'une part le monde des forts, des virils, des vertueux, engagés dans un combat sans merci au peril de leur vie. Ce sont les fidèles qui constituent une communauté soudée par un idéal transcendant. Transcendant signifie supérieur aux réalités matérielles, éternel, immuable, universel. C'est donc une anti-nature, celle-ci étant matérielle, fugace et changeante, et ancrée dans le ici et maintenant, La nature est l'anti système, elle est passive, elle est froide et femme comme la lune.
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Monday, 9 April 2007
Masterclasses
Ce sont des séminaires organisés - en général prendant les vacances - par des artistes expérimentés à l'intention des professionnels auquels se joignent souvent des étudiants doués ou des amateurs passionnés. Parmi les plus célèbres celles d'Alfred Cortot, viennent d'être rééditées en quatre DVD. On a malheureusement coupé l'exécution par les apprentis pianistes afin de la comparer à celle, magistrale de Cortot. Dans ma discographie très partielle de la Sonate en la mineur pour piano de Mozart, j'ai omis de citer les quelques mesures jouées par le maître, plus connu par ses interprétations de Chopin. Elles sont conformes à sa réputation. Il joue n'importe comment, avec tous les maniérismes les plus désuets, et plus de fausses notes que de notes correctes. Le tout ponctué par des "bon, bon!". Il y a de quoi horrifier l'orthodoxe respectueux du texte que je suis! Et pourtant à ma grande surprise, je dois avouer que de toutes les interprétations que j'aie entendues, c'est la vision de Cortot, qui m'a apporté le plus d'enseignements. Sous ses doigts, la musique ne chante pas, elle parle! L'artiste met au dessus tout la puissance expressive et dramatique du jeu, la clarté de l'élocution, et il y parvient. Toutes les autres interprétations semblent pâles et artificielles à côté de ce son unique en dépit des insuffisances de l'enregistrement. Les mots convaincant, incontournable, psychologiquement juste, esthétiquement enthousiasmant, le viennent à l'esprit quand j'évoque ces masterclasses d'un artiste qui a été bien méprisé en fin de carrière, mais qui en dépit de ses inégalités et de son trac, demeure un exemple de probité artistique.
Préparation en cours, Des masterclasses de management et de théorie des systèmes sur ce blog, pourquoi pas?
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**** Apocalypsis cum Figuris
SYNOPSIS DE L'ENTRETIEN
Ce survol a été rédigé à mi-chemin, d'élaboration du travail : il restait encore à calligraphier plus de 200 séquences et près de mille pages.
L'Entretien se compose de plus de 250 intrigues, séquences poétiques ou prophétiques, parodies, entrelacées à la manière des soap opéras américains. Je suis en train de terminer le deuxième livre initiatique : Le Necronomicon, le plus développé, tant il est vrai que l'enfer donne plus de matière spectaculaire que les visions paradisiaques. Il me faut avant de poursuivre le voyage, tenter de démêler l’écheveau multicolore des intrigues pour en tirer des cordelières homogènes, des textes publiables ou exploitables.
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