Billets par Bruno Lussato
Thursday, 27 September 2007
Dommages collatéraux
J'ai été retardé une fois de plus dans la transcription de mon billet, tapé sur le Psion Netbook, aujourd'hui introuvable, sur mon SONY Vaio. Ce dernier date du temps de Mathusalem, c'est à dire de quatre ans, et son ventilateur émet un son asthmatique.
Mauvais, cela, dit un de mes amis informaticiens. Il est prêt de rendre l'âme. Emmanuel surenchérit : si vous ne changez pas aussitôt d'ordinateur, vous risquez de perdre toutes vos données. Etant donné votre consommation d'images, vous avez intérêt à vous doter du plus haut de gamme, bien qu'il pèse quatre kilos et qu'il coûte 3500 euros. Mais attention, le transfert exige le concours d'un informaticien expérimenté. L'informatique est chose sérieuse. La négliger est un cas pendable. Mon fils m'assure que le coût des ordinateurs a chuté de façon spectaculaire. Fariboles, laisse tomber Emmanuel, cela ne vaut que pour le bas de gamme, de misérables petits bidules pour faire mumuse avec le net et du traitement de texte. Pour un produit aussi élaboré que votre blog, et afin de gagner du temps, il faut des outils puissants, professionnels, et ceux-là ont maintenu leurs prix. Malheureusement, le transfert Psion-Windows par Psi Win n'est plus possible.
Vous me demanderez peut-être, pourquoi j'enregistre mon texte sur un minable agenda perfectionné en service depuis sept ans au lieu de travailler directement sur le Sony. La réponse est simple : le Psion est ergonomique, il pèse 800g et je le manipule confortablement calé sur mes oreillers, dans un lit moelleux. Pour illustrer l'ergonomie du Sony, et des autres, voici un texte warning adapté du mode d'emploi de Toshiba.
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Pour Popol, de la part de l'idiot-gaucho-bobo
Dans l'espoir qu'il pourra trouver grâce à cette série une vague idée de ce que l'on nomme la culture.
La civilisation numérique et la culture.
On répète à l'envi, depuis quelques décennies, que nous entrons dans la civilisation numérique, que le livre, le disque et autres moyens privatiques de transmission d'information et de culture ne seront plus que des vestiges, des témoins d'une époque révolue.
Ce n'est pas faux. La télévision, le téléchargement, l'image par téléphone, les jeux vidéo, l'ipod, ont supplanté pour beaucoup le journal et le disque. La qualité est au rendez-vous grâce à la photocopie, les sites et les blogs de qualité, des écrans à plasma qui rivalisent avec le cinéma et permettent à chacun de disposer de son auditorium personnel.
Pourtant, nous objecte-t-on, jamais le papier n'a proliféré comme aujourd'hui. Les éditeurs proposent à tout bout de champ des tombereaux de livres, dont certains sont vendus à des millions d'exemplaires, d'autres, il est vrai, sont mort-nés. Les magazines, les journaux ont bénéficié des autres média.
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Wednesday, 26 September 2007
IDIO GAUCHO BOBO
La culture pour les nuls
Un événement!
Enfin un commentaire qui confirme ma prévention - à l'instar d'Alain Finkielkraut - pour le blog : un dépotoir d'immondices!
Jusqu'ici, l'accueil réservé à mes billets austères et sulfureux, le contenu et l'intelligence des commentaires, la gentillesse et la générosité qui m'ont incité à continuer à le maintenir coûte que coûte, toutes les nuits, de minuit à cinq heures, ont contredit l'idée que je me faisais de l'Internet. J'aurais donc rêvé? Un blog pourrait-il être sans concessions et rencontrer un public? Ou est-ce un cas unique, privilégié, une oasis de finesse et d'indépendance d'esprit dans un océan de vulgarité et de mimétisme?
Le commentaire de Paul, je l'appellerai Popol pour me mettre à sa portée, me rappelle que nous sommes privilégiés, et que nous tenons bon dans cette marée noire d'obscurantisme, mâtinée de méchanceté gratuite, de haine refoulée, et pour tout dire de bêtise : ignorant et fier de l'être, voici la devise de tous les Popols de la terre.
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Tuesday, 25 September 2007
Note Marina Fédier constitue pour vous progressivement une bibliographie essentielle pour vous permettre d'aller au fond de vous mêmes.
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La culture Vitalmax
La quintessence d'une certaine civilisation

Exponentielle
Je suis très fier de constater que le nombre de visites de mon blog croît de manière exponentielle. Du moins jusqu'à présent. Et sans que le moindre effort de racolage ait été entrepris. On commence par 1700 visites le mois de février et on dépasse les 20 000 avant que Septembre soit achevé.
Un de mes anciens élèves , Dariusz Cymmerman, ressent la même excitation que moi, chaque matin en consultant son site. Il augmente aussi selon une progression géométrique, mais à la différence du mien, ce qu'il comptabilise ce ne sont pas des visites, mais des milliers d'euros, ce ne sont pas des commentaires élogieux, mais des contrats d'exclusivité juteux.
Je puis certes me consoler en songeant que nous n'avons pas la même conception de la culture. Moi, c'est la culture humaniste, celle qui remplit péniblement quelques salles de concerts, qui vend quelques recueils de poésie tirés à mille exemplaires. Lui c'est la culture physique. Nul effort pour la diffuser, lorsqu'on a découvert une source d'approvisionnement rentable, elle se vend toute seule... notamment en Russie, en Algérie, et d'autres pays machos où le muscle est roi.
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Monday, 24 September 2007
Chronique
La controverse Del Valle, "Poil à gratter"
J'ai été surpris et heureux de constater que dans cet échange difficile à arbitrer, les convictions de chacun ont évolué.
Le sujet est connu, on le décline en deux temps:
1. Faut-il effectuer un travail de mémoire et exprimer la repentance, ou au contraire tourner la page afin de se tourner vers l'avenir, et libérer des sentiments récurrents de haine et de méfiance ?
2. La shoah occupe-t-elle une place à part dans les génocides et les horreurs, dont le XXe siècle européen nous a gratifié, ou au contraire s'agit-il d'une surestimation des dommages subis pas les juifs?
Voici une réponse qui me parait acceptable:
a) on ne peut remonter au déluge et d'exiger un pardon des juifs pour la crucifixion de Jesus, leur rabbin le plus populaire, pas plus que leur demander de nous pardonner pour les progroms. Ainsi on n'en finit plus d'accabler les paras français pendant la guerre d'Algérie, Napoléon pour sa complicité dans la colonisation, et d'exalter le courage des communistes pendant la résistance.
b) En revanche, on ne peut tourner la page avant que le travail de deuil ait fait son effet. Il a été accompli pour la shoah, en France par Chirac, au Vatican par Jean-Paul II.
Or ce travail de deuil, cette liquidation du passé par la reconnaissance honnête des crimes commis, n'a pas été accomplie pour le léninisme et le stalinisme, le maoïsme, le génocide turc, les liquidations par le Che de suspects. Aucun procès d'ensemble non plus pour les bourreaux du FNL aujourd'hui au pouvoir, pour les atrocités de la Révolution sous prétexte qu'elle a accouché des droits de l'homme.
c) Il est vrai que la shoah est un crime collectif spécifique par son accomplissement officiel, sans fard ni alibi, ce qui est le cas des autres génotypes. Mais les déportations, d'ethnies, suivies du dépérissement volontaire par une famine organisée, en Russie, ne sont-elles pas comparables à la solution finale des nazis, à cela près qu'un alibi a couvert le génocide?
Je raconterai à ce propos une anecdote rigoureusement authentique..
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INTERDIT AUX PLUS DE DIX ANS
La bêtise dans la peau
La mémoire dans la peau, tel est le titre d'une chose qui vient de passer à la TV au moment où l'on donne le deuxième navet de la série des Bourne : La Vengeance dans la peau qui vient d'être suivi par The Bourne Ultimatum.
Plutôt que de navets, c'est de betteraves sucrières qu'il faudrait parler. Mais avant d'aborder l'analyse du film, qu'il me soit permis de mentionner l'auteur du best seller d'où il est tiré : Robert Ludlum.
Cet écrivant (on n'ose dire écrivain) produit des objets en forme de brique épaisse et constitués de papier, de colle et d'encre d'imprimerie. Ils ont l'apparence de livres, mais ce ne sont pas des livres. Lorsqu'on les ouvre et qu'on y jette un clin d'oeil, on reste rivés sur l'intrigue et on ne peut plus dîner, souper, faire l'amour ou dormir, avant de les avoir terminés.
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