Psychologie de l'artIntroduction à la psychologie de l'ArtL'art contemporain, entre génie innovateur, spéculation et fumisterie
Elucider une oeuvre d'Art, exige deux démarches complémentaires. D'une part la connaissance du processus de perception artistique : qu'est-ce que comprendre? Faut-il comprendre ou aimer? Qu'est-ce que la fidélité à une oeuvre? Qu'est-ce qu'un malentendu artistique (non seulement rejeter une oeuvre valable, mais aussi aimer pour de mauvaises raisons).
D'autre part la définition des critères de valeur en jeu. Certains retiennent le plaisir que procure la contemplation, d'autres sa valeur sociale, ou encore la rigueur de son développement formel. Les notions de "beau" et de "laid" ne sont plus des concepts évident à l'ère où l'immonde ou le détritus peuvent être admis au panthéon des chefs d'oeuvre. (L'exploitation de cadavres humains, ou des manifestations scatologiques).
On s'intéressera à des domaines très différents, du paysage chinois à l'hyperréalisme américain, de la musique polyphonie de
Continuer à lire "Introduction à la psychologie de l'Art" Mercredi, 20 février 2008Le journal du 20 février 2008Chronique Dialogue avec Bruno France Lanord (suite)
J'ai joint France Lanord pour avoir ses réactions à notre dialogue. D'un ton très embarrassé, il m' avoué n'avoir rien compris à tout ce fatras de Pôles, Réseaux et Noeuds Sémantiques. Il a même demandé à son asistant qui n'y a pas compris davantage.
Je me suis aperçu que cette incapacité à appréhender des notions qui - il faut le reconnaître - ne sont pas évidentes était due à deux faits élémentaires. 1. M. France Lanord qui est un académicien et un lecteur classique n'est pas accoutumé à la lecture des billets. Or on sait que ces derniers se lisent à l'écrevisse, de manière inverse à un roman policier par exemple. Il faut descendre assez loin dans le passé pour ensuite remonter le temps dans le sens de la démonstration. Par conséquent il faut lire dans l'ordre, d'abord les Masterclasses pour Alex, puis la séquence des diners, déjeuners et autres rencontres avec de hauts personnages porteurs d'idées cibles. La progression est d'une extrême importance. Par exemple il faut aborder Piaget avant Popper qui fait avancer la théorie d'un cran. 2. Pis encore, M.France Lanord a survolé. Il n'a lu que des bribes fragmentaires d'un ensemble fortement axiomatisé, par éxemple en éludant Jaynes ou Osgood. Moi-même ai renforcé les lacunes en oubliant de parler de parapsychologie et des travaux fondamentaux de Sir John Eccles ( je crois qu'il était véritablement un "sir" celui-là !) 3. Faut-il le répéter, ce que j'ai écrit n'est pas un roman divisé en chapitres par ordre croissant mais un blog dont les séquences dont le début est en arrière dans le passé. Cette réflexion ne peut s'accommoder d'une lecture superficielle.
4. J'ai repris quelques séquences pour France-Lanord. Il a alors à peu près compris le sens de tout cela : "quand vous parlez je comprends tout, mais pas lorsque vous écrivez" s'exclama-t-il. Il m'a proposé de venir avec un bloc-notes pour essayer d'écrire sous dictée l'enchaînement des concepts.
Je vais encore devoir reprendre tout cela pour simplifier et clarifier encore les notions essentielles. Les pôles, les réseaux, les noeuds, ne sont pas bien définis. France-Lanord ,n'a pas clairement compris le seuil de basculement de la physique quantique à la physique classique. Ce serait plutôt 10-34 plutôt que 10-14 mm. (Constante de Planck).
Par ailleurs la recherche fonctionne ainsi : en spirale, en soubresauts et en contradictions. Pénible.
Dimanche, 17 février 2008Journal du 17 février 2008Chronique Gerhard Richter à Paris?
J'ai reçu aujourd'hui une lettre de Richter par laquelle il dit toute sa joie de se voir proposer par Nicolas Sarkozy sa nomination pour la Légion d'honneur. Il serait très intéressé de bien connaître les démarches à suivre pour cette cérémonie, ce que Cédric Goubet, chef de cabinet de l'Elysée et homme aussi cultivé que raffiné aura à coeur de mener à bien. On n'a pas tous les jours, Picasso chez soi à Paris. même à l'Elysée. Une feuille discrète de plus, après Bill Viola, pour témoigner que le Président entend honorer la très haute culture mondiale.
Dialogue avec Bruno France Lanord. Un revenant du temps de la micro-informatique. Ce fut dans les années 68 mon premier assistant à l'Institut d'Informatique d'Entreprise, avant de me rejoindre à ma chaire de cybernétique et de systèmes. France Lanord, Bouhot, et moi furent les premiers au monde à prophétiser l'avènement de la micro-informatique (néologisme qui souleva l'hilarité des infromaticiens) et la fin des gigantesques mainframes dont IBM était l'emblème. Et sous le signe de l'économie d'échelle tous les européens et quelques américains, s'essouflèrent à suivre le perdant. Alain Minc, lié aux Télécoms, énarque et agent puissant d'influence, contribua fortement à fossoyer les premiers micro-ordinateurs français (Alvan, Alcyane) et à tuer impitoyablement leurs essais courageux. Je dus, sous le sobriquet de Mégalon de Micromégas, émanant d'IBM quitter mon action dans mon pays pour regagner les Etats-Unis et notamment la Wharton School. J'introduisis auprès de HP, de DEC, et d'IBM même, la notion de PC. Malheureusement la grande firme était déchirée par des courants contraires et laissa échapper Apple et Intel, à ma grand rage. Elle n'y croyait pas et laissa filer sur fond d'incrédulité, tout en essayant au cas ou ça marcherait ....
J'ai eu recours à BFL, après bien des années, parce-que cet homme austère et effacé ne perdit jamais de vue notre enseignement et que, je l'avoue, tous ces concepts de Pôles, de Réseaux, de Noeuds et autres agrégats sémantiques me paraissaient confus et inextricables. De ce long dialogue sortit un début de clarification.
Une version corrigée et remaniée le Samedi 1 Mars 2008
PÔLES SÉMANTIQUES Pôle évoque la notion de POLARISATION, proche des ondes de forme de Rupert Sheldrake. Les aimant qui sont sous-jacents au spectre magnétique de limaille de fer , induisent la polarisation de tout l'espace sémantique où ils sont immergés. Plus le pôle aimanté est puissant, plus il déforme l'espace environnant, donc nos générateurs de valeur, dans le sens du bien, du mal, du beau ou du logique.... Cette déformation est globale et donnée par les DIEUX, une entité YING qui nous dicte sans concession SA vérité et nous oblige à la suivre, en adaptant nos volontés à SON vouloir. Les pôles sémantiques traduisent une vision continue, imposée, globale de l'espace sémantique.
NOEUDS SEMANTIQUES La notion de Noeud, évoque un labyrinthe, un tissu de relations connexes, de particules discrètes. Dès que l'on essaye de mesurer la position et le parcours de chaque grain de la limaille de fer, chacun acquiert une dimension localisée, distincte, comme un parcours complexe de particules fortement connexes et associés par des relations endo ou exoergétiques. Ces noeuds sont fortement connexes, car chacun est en relation logique et formelle avec tous les autres, comme par exemple le postulat mécaniste. Il perçoit les hommes comme des machines logiques et formalisables. Néanmoins dans un cas comme dans l'autre, les ondes et les particules sont immatérielles et génèrent les propriétés spécifiques au second monde, comme les qualia, ou la génération d'un présent issu d'un passé fantômatique et donnant sur un futur qui apparaît mystérieusement dans le Champ de représentation R. La notion de noeud sémantique reflète donc la face discrète, quantique, de PSI.
Le passage du pôle continu et immatériel au noeud discret, parcellaire, concrêt, se fait sans transition, en un temps extrêmement court. C'est un vrai basculement quasi instantané, qui se produit à une échelle d'environ 10-14, ou seuil quantique.
RÉSEAUX SÉMANTIQUES Les noeuds(discrets) et les pôles(ondulatoires) sont le siège de fortes concentrations ergétiques susceptibles d'entretenir des relations de congruence ou d'incongruence puissantes. Que ce soit sous la forme continue d'une onde, ou discontinue d'un noeud de particules connexes, la dualité est analogue à celle de la réduction du paquet d'ondes de la physique quantique. Il suffit que l'on observe les constituants d'un ensemble de psychèmes perçus sous forme ondulatoire, pour que l'onde disparaîsse et donne naissance à des particules très denses, chargées d'une forte ergie. Les Virus sémantiques qui sont l'objet de mon dernier livre, traduisent une forme de contamination par des particules qui, comme des projectiles, s'attaquent à PSI.
Mais, bien que les noeuds sémantiques fortement chargés de jugements de valeurs attirent notre attention, ils ne sont pas les seuls modes de combinaison de psychèmes. Tous les gens ne sont pas des fanatiques ou des appelés des Dieux. Leurs combinaisons sémantiques peuvent être tributaires d''échelles "douces" , nuancées à faible ergie: ni - ni. C'est ce que j'ai nommé les réseaux sémantiques à connectvité faible, dont une partie peut être envahie par des noeuds, réseaux à forte connectivité et très forte ergie, qui constituent des sortes de tumeurs.
Malheureusement quand une partie des réseaux est infectée par un virus (ou déformée par un pôle) la tumeur (ou le courant de fanatisme) se développent d'autant plus qu'ils se développent, selon les lois de Sheldrake ou de la cybernétique.. C'est un processus de feed back positif contre le quel il est difficile de lutter : la sortie est réinjectée dans la source. Jay Forrester, un homme émacié et sobre que j'avais rencontré au MIT a développé à ce propos un modèle "Industrial Dynamics" qui fut à l'origine du mouvement écologique, notamment grâce à une mauvaise vulgarisation de Meadows : Halte à la croissance.
Samedi, 16 février 2008Masterclass VI pour AlexMASTERCLASS EN SÉMANTIQUE Pour Alexandre Nous disposons à présent de quoi continuer notre exploration du réseau psychologique. Nous pouvons dès à présent clarifier les points suivants :
1. Le système PSI est composé d'entités immatérielles, topologiquement ordonnées, : les représentations, r dont l'agrégat à un instant t donné se rassemble dans le champ de représentation R. Le champ de représentation R parcourt la ligne d'univers u et son intersection constitue le présent à l'instant t. Après un instant, R s'est modifié et donne naissance à une autre configuration R t2 etc... On peut donc dire que le mouvement auquel nous assistons dans notre conscient, provient de la translation de PSI le long de la ligne d'Univers. Il n'existe pas dans le monde matériel PHI qui est immobile par rapport à PSI.
2. Le système PSI est composé de représentations immatérielles, qualitatives, toutes différentes l'une de l'autre : les qualia regroupées en agrégats hiérarchisés depuis des psychèmes élémentaires (la plus petite unité discernable du monde psychique) jusquà des réseaux complexes de représentations et le champ R tout entier lui-même.
3. L'ergie et les échanges ergétiques Nous rencontrons ici, la plus embarrassante des notions : l'énergie psychique (Jung), ou libido (Freud) ou cathéxis (cf. A Theory of Attention Cathexis, David Rapoport). Nous avons nié le caractère énergétique de particules immatérielles, et pourtant partout dans le système psychologique s'impose l'idée d'agrégats a forte énergie (lorsqu'on est sous la roulette du dentiste par exemple) et qui font disparaître des agrégats à faible énergie. (C'est le drive des béhavioristes, la neurine des réflexologues, les représentations fortes ou faibles des psychanalystes). Comment envisager un thêatre mental animé par des forces et des contreforces, comme par exemple les phénomènes de congruence (attraction) ou d'incongruence (rejet) et dépourvu d'énergie?
Nous avons trouvé la solution, en définissant la notion d'ergie indépendamment de toute référence à nul échange énergétique. On sait que le Champ R n'a pas une capacité limitée.Quelquefois il est saturé et tend à rejeter des psychèmes, d'autres il est en manque et tend à attirer des psychèmes. On appelle ergie la propriété d'une représentation dite forte, placée dans un champ R à l'équilibre, de devenir consciente au dépens d'une autre représentation qui sera chassée de R. (puisque la capacité de R n'est pas indéfiniment extensible). La notion d'ergie est donc un concept fondé sur une concurrence constante entre les représentations présentes dans R.
Dans la guerre des représentations pour atteindre le stade conscient (présence en R), celles à forte ergie tendent à dominer, à annihiler les représentations à faible ergie. Lorsque le champ R est sous-saturé, il tend à combler le manque de psychèmes en en attirant des psychèmes périphériques. Lorsqu'on se trouve dans une salle d'attente vide et ennuyeuse, le vol d'une mouche, à très faible ergie, sera consciente. Il suffit d'un seuil ergétique très faible pour admettre une représentation en R. c'est à dire que la moindre excitation PHI tendra à devenir consciente en PSI.
En revanche, lorsque nous sommes entraînés dans un tourbillon rapide d'évènements très prenants, les représentations auxiliaires, faibles, seront chassées de R. Par exemple lorsque nous vivons un accident de voiture, chaque détail de l'agrégat impressionnant de R est présent d'une manière claire, détaillée, les qualia sont colorées vivement, chaque instant est distinct, alors que le vol de la mouche disparaît, chassé par la concurrence des psychèmes "forts" de l'accident.
4. Opérations endo et exoergétique. Ce surcroît d'ergie apparaît lors du couplage. C'est le cas des notions que nous avons l'habitude de voir toujours associées ensemble : deuil cruel, /, beauté radieuse, / Allah tout puissant etc... L'association tend à se consolider et à perdurer. au cours du temps. En revanche certaines notions sont difficiles à associer, elles sont incongruentes, il faut beaucoup d'éfforts à les "faire tenir ensemble". Elles tendent à se séparer irresistiblement et lorsqu'elles "explosent" en leurs constituants, elles dégagent de l'ergie (soulagement, euphorie, dynamique accrue du champ).
C'est notamment le cas des oxymorons : une clarté / assourdissante, chant nazi / entraînant et enthousiasmant, massacre sanglant et / parfaitement réussi. Evidemment la nature endo ou exoergétique des échanges dépend de la structure particulière du système de représentations. Egorger une famille peut être un couplage exoergétique pour le jeune erdogan et ses amis, qui viennent de commettre une torture à la scie et à la machette sur de simples soupçons, c'est à dire producteur de joie et d'euphorie. Il peut être fortement endoergétique pour bien de nos compatriotes, qui auront beaucoup de mal à "avaler" la couleuvre.
L'agrégation entre deux représentations donne une nouvelle représentation composite r1 + r2 = r3. L'opération peut au contraire se faire très facilement et dégager de l'ergie. Elle est alors exoergétique. C'est alors le contraire qui se produit : beaucoup d'efforts sont nécessaires pour en séparer les membres. Par exemple geste/ héroïque , crime/ odieux, lâche /assassinat
5. Dans le système PSI coexistent ainsi des réseaux disparates de représentations liées par des échanges ergétiques tantôt fortement associées par des liens de congruence endoergétiques (Allah est grand, les hommes sont égaux) tantôt fortement exoergétiques (Allah est un mécréant, les races sont inégales).
Continuer à lire "Masterclass VI pour Alex" Le journal du 16 février 2008Chronique Nous terminons ici la grande frise des concepts étranges qui d'hésitations en hésitations, mènent à la conception des trois mondes de Poppert.
Premier monde : le monde matériel, monotone et structuré, siège des phénomènes énergétiques et matériels.
Deuxième monde : le monde psychologique, qualitatif, dépourvu de temps et de matière, siège des phénomènes immatériels.
Troisième monde : le monde issu des deux mondes en interactions; contenant une face matérielle, ou support de l'information, véhiculant un message immatériel ou sémantique. Ainsi un dictionnaire, une poterie, une cathédrale se manifestent sous forme matérielle mais véhiculent un message immatériel.
LA GRANDE DUALITÉ Il s'ensuit une dualité profonde de l'univers, la coexistence de deux séries de phénomènes exclusifs l'un de l'autre, basculant en un instant imprévisible l'un dans l'autre. C'est précisément ce que démontre la physique quantique, mettant un point final à la controverse des deux mondes. Le concept majeur est la Réduction du paquet d'ondes. Il est en effet deux manières de concevoir et de décrire la nature. La première est de la considérer comme un prénomène de nature ondulatoire, comme un train d'ondes sujet à interférences, c'est à dire de nature vibratoire. On se rapproche ainsi à la vision du deuxième monde. Mais dès qu'on essaie de cerner chacun des composants du train d'ondes, toute cette fantasmagorie vibratoire disparait et on ne voit qu'un univers dur, matériel, formé de particules concrètes et réductible au promier monde. Le basculement du premier au second monde, et réciproquement du second au premier, se fait d'une manière foudroyante, aux environs d'un seuil quantique de 10--14 grammes. D'un côté un monde de formes qualitatives, de l'autres, un nuage de groupuscules de particules présentant des caractéristiques contradictoires. Monde continu vs monde discontinu. Le passage exige pour s'effectuer qu'il y ait un oeil qui éxamine le phénomène ondulatoire. Il se réduit alors en paquet d'ondes et en phénomènes concrets et discrets. On ajoutera que les instruments utilisé pour examiner le monde discret et matériel sont exclusifs de ceux qui mesurent les ondes vibratoires, celle qui produisent les interférences.
En quelque sorte, le simple fait du conscient d'observer l'univers, le tire de son état vibratoire et immatériel et le fait accéder au premier monde physique. Cette dualité se reflète dans notre univers sémantique : ou il est interprétable en ondes continues et immatérielles (courants d'opinion, influences d'une fort noyau de croyance sur l'univers psychologique) c'est la métaphore cosmogonique. Ou il apparait comme une souche de virus discrète et matérielle qui nous bombarde et nous déstabilise (métaphore biologique).
Mercredi, 13 février 2008Journal du 13 février 2008A radio-Lugano à l'occasion de la commémoration de 1984 de Georges Orwell Les plus illustres personnages étaient conviés à Lugano pour commémorer le célèbre essai de l'auteur de Animal Farms afin d'évaluer la justesse de ses prédictions. J'étais avec ma femme l'hôte un peu pompette de Thuyssen-Bornemitza, le temps était superbe et je me souviens des prestations majestueuses de Françoise Giroud, Karl Burgess, Sir Karl Popper, et autres gloires. Je me demande si Simone Weil n'était pas là. Verdict unanime : 1984 était un livre du passé et totalement désuet. Je fus le seul à défendre le malheureux écrivain. Aujourd'hui, hélas, on doit bien constater qu'il était vin gt ans en avance et non vingt ans en retard. Les allusions de LE LAY relatives au temps de cerveau vendues par Coca cola aux hommes de maketing, les remarques de Ewhalt montrant la convertibilité générales de n'importe que axe sémantique en une échelle rationnelle d'utilité, le déferlement de barabarie en provenance des "Armes de distraction massive" de la sous-culture américaine, la rétraction et la dégénérescence de la haute culture, du raffinement et des lettres dans le peuple, donnent un relief frappant à cet ouvrage inusable, à décoder d'après le futur et non le passé. Comment un tel aveuglement at-il été possible?
LA DEUXIÈME RÉVOLUTION COPERNICIENNE Korzybsky, S.I.Hayakawa, Sir Karl Popper. Il appartenait à un des prudents détracteurs de Orwell, de formaliser l'intuituion du russe dans Science and Sanity et du japonais S.Hayakawa, : des trois génies, le premier devait énoncer la vision, "le mot n'est pas la chose", le second faire oeuvre remarquable de vulgarisation dans Language in Thought and Action, le troisième, un des plus grands épistémologistes du XXe siècle avec Sir Bertrand Russel, à formaliser clairement la GRANDE RUPTURE.
Le journal du 13 février 2008Chronique Prendre le thé avec Piaget à Genève. Jean Piaget est le spécialiste de l'évolution de l'intelligence chez l'enfant. C'est aussi le plus célèbre des psychologues européens. Il a publié avec Paul Fraisse, spécialiste de la psychologie du temps, la magistrale somme de l'orhodoxie de son temps, qui me servit de bréviaire du temps de mes études : Le traîté de Psychologie Expérimentale en XXII volumes, édité aux PUF et dont je ne connais aucun équivalent aujourd'hui. Or ce qui me troubla, est l'introduction franchement anti béhavioriste et anticonformiste, d'un pape de l'establishment. Le nom en soi était un programme : les hypothèses explicatives en psychologie, entre interractionnisme et parallélisme en psychologie. Le propos était le suivant : pour rendre compte de la fracture infranchissable entre l'univers psychique et l'univers biologique sous-jacent, les deux hypothèses étaient antagonistes et choquantes. Dans l'hypothèse interactionniste, on supposait qu'entre Psi et Phi, il existait une interraction constante. Mais comment un univers Psi dépourvu de substrat matériel peut-il interragir avec un univers Phi ancré dans l'espace-temps matériel. Il nous faudrait postuler l'existence d'un troisième univers, à la fois matériel et immatériel, présentant des propriétés temporelles et ne les présentant pas ! Dans l'hypothèse paralléliste, les deux univers Psi et Phi, ne communiquent pas, sinon par télépathie ou isomorphisme structurel. Il suffirait alors que deux systèmes induisent réciproquement des changements, pour qu'il aient des structures semblables. On se trouve aux limites de l'astrologie, où le parallélisme des formes : modèle astrologique ou thème astral, induirait le destin du sujet.
Il fallut la notoriété respectueuse dont Piaget était entouré pour faire passer en introduction du massif traîté académique, cet aveu monstrueux de la non-miscibilité irréductible de l'esprit et du corps. Je décidai donc de lui rendre visite.
Il était très embarassé car il avait compris à l'envers le rôle du temps. Il pensait que le temps existait dans le monde de l'esprit, ce qui est exact, mais que le présent était une propriété de la matière. Il n'avait pas lu Niels Bohr. Bien au contraire c'est NOUS, notre ANTHROPOCENTRISME qui génèrent la sensation du présent. Dans l'univers matériel, il existe certes des relations d'ordre, du passé au futur, mais jamais ce point évanescent qui disparait sitôt paru dans notre conscient et qu'on ne trouve que dans la poésie, la description des états de conscience, mais jamais défini dans aucun traîté factuel.
J'eus du mal à lui expliquer cela, de même que les qualia. Toutefois il admit que la séparation irreductible entre psychisme et biologie ne pouvait être contestée. Je lui exposai alors mes éléments, et je lui dis que je voulais orienter mes recherches dans cette diréction. Il me considéra pensivement. "Mon jeune collègue" me dit-il, vous touchez des zones dangereuses, et vous compromettrez votre carrière universitaire. Voyez le plus grand psychologue de notre temps, David Rapoport (à ne pas confondre avec Anatol Rapaport). Il essaya d'effectuer dans A Théory of Attention Cathexis la psychanalyse et la psychologie expérimentale. Il se fit des ennemis dans les deux factions et son grand papier ne trouve pas d'éditeur, on ne le trouve qu'en polycopiés.
"Je ne veux pas vous décourager, Fraisse est tout à fait à des antipodes de ces préoccupations, il mesure des horloges. Le plus ouvert et le Professeur Simondon. Peut-être acceptera-t-il de vous confier une mission?"
Je vis Simondon. Il me reçut -par déférence pour Piaget, très aimablement et paraissait comprendre mon propos. Il me dit : j'ai justement ce qui vous convient : un travail sur la reproduction des amibes.
Quant au pauvre Rapoport, enfin parurent dans l'indifférence générale ses Sélected Papers...
Après sa mort.
Continuer à lire "Le journal du 13 février 2008"
Posté
dans Psychologie de l'art par Bruno Lussato
à
21:41
Commentaires (0) | 76 visites Tags pour ce billet: parallélisme et interactionnisme en psychologie. j
Mardi, 12 février 2008Le journal du 12 janvier 2008Chronique Voici la première visite chez un de ces grands hommes qui ont marqué le destin de la psychologie. Le déjeuner à Urbana avec Sir. Charles Osgood
Urbana est une plaine morne et plate qui abrite l'Université d'Illinois réputée pour avoir produit " Mind of Robots" de Culbertson et abrité l'Institute for Psycholinguistics de Chales Ogood. Ce psychologue est connu pour avoir tenu une position médiane entre le réductionnisme de Hull et Skinner (le cerveau secrète la pensée, comme le foie secrète la bile) et une allusion prudente à l'existence d'un esprit qui serait autonome. Son innovation majeure a été la Théory of cognitive dissonance.
Osgood avait observé que dans les salles d'attente des médecins, certains patients ne consultaient que la publicité d'une seule marque de voitures alors que d'autres balayaient tout les champ des marques proposées. A ce moment-là la publicité était uniquement argumentaire , elle vous donnait les raisons pour lesquelles le choix de tel modèle était le meilleur.
Lorsqu'un homme venait d'acheter une voiture, il avait dû opter entre des critères de jugement (axes sémantiques) contradictoires et il se demandait toujours s'il avait pris la meilleure décision : la plus rapide ou la plus sûre? La plus élégante ou la plus efficace? La plupart du temps les axes générateurs de jugement étant orthogonaux, (indépendants) on ne pouvait opter avec certitude de la supériorité d'un choix d'où un sentiment de contradiction pénible entre le choix retenu et le choix rejeté. Cette dissonance sémantique était atténuée en ne lisant que la pub de la voiture qu'on venait d'acheter, qui ne présentait que des raisons confortant le choix adopté.
Mais plus tard les inconvénients devenaient plus apparents, on était soumis à d'autres options, la lassitude jouait et la tentation de voir ailleurs l'emportait. L'éventail des publicités regardées s'élargissait. D'où la différence entre les comportements des lecteurs.
En étudiant de plus près le mécanisme Osgood remarqua que les réseaux de croyances fortes, se comportaient comme des sortes d'organismes autonomes qui réagissaient par une kyrielle de stratégies visant à eliminer les informations incongruentes. Par exemple, on pouvait en discréditer la source, écouter sans entendre, reformuler ou noyer le poisson, diaboliser ceux qui les émettent, ou carrément "ne pas voir entendre, ni écouter" , véritable suppression de l'information incongruente.
Continuer à lire "Le journal du 12 janvier 2008" Dimanche, 10 février 2008Masterclasses IVMasterclass pour Alex. L'espace sémantique L'espace générateur de jugements est défini par les six.axes, il est de ce fait extrêmement complexe. ( Six dimensions) .Chaque échelle peut contenir deux à 7+- 2 (nombre de Miller) nuances chacune associée par un événement jugé (affixe). Il est compréhensible qu'un espace de six fois neuf nuances est plus difficile à entretenir qu'un espace dichotomique manichéen monochrome (un seul axe. Le nombre d'affixes est plus différent par sa complexité. Or il existe un antagonisme entre l'énergie utilisée pour entretenir un système de nuances complexe qu'un système simplifié. C'est ainsi qu'on dit souvent que les hommes de réflexion agissent peu et que les hommes entrepreneurs réfléchissent peu aussi. Certes il existe des athlètes surdoués comme Napoléon et des débiles apathiques comme les crétins de Fruttero e Lucentini. Il reste que dans la plupart des cas les espaces sémantiques très réduits tels qu'on les constatent chez les fanatiques et les militants libèrent de plus grandes quantités d'énergie psychologique que les espaces nuancés des grands penseurs et des grands intellectuels. Cette remarque doit être tempérée par l'existence de véritables puits sémantiques. Un esprit ouvert et subtil, doté d'un vaste champ sémantique, peut renfermer des régions fortement irriguées d'énergie et concentrées en un système de jugement fortement étréci et simplifié. Lisez " Les Bienveillantes " de Ludell et vous lirez la description d'un esprit intelligent et lucide, focalisé sur un noyau de croyances primaires et tenaces, fermé sur lui même et au reste du psychisme. Il se comporte comme une tumeur,ou un virus qui se développe au détriment de l'organisation psychique. C'est la raison pour laquelle il est inutile d'argumenter avec ceux qui en sont affectés. Ils se situent à un autre niveau, dans un régistre fermé et inaccessible qui échappe au monde extérieur.
A suivre dans Masterclass V
. Mercredi, 30 janvier 2008La Nuit étoiléeChronique Hommage à Henri Dutilleux
Voici longtemps que je me proposais de rendre à notre plus grand compositeur vivant, ses voeux qu'il m'a généreusement adressé le 15 janvier. Ne sachant, comme à Oleg ou Alexandre comment offrir un hommage dont il n'a que faire, je n'ai trouvé, comme vous l'avez constaté un petit chef d'oeuvre de Claude Médiavilla dont les oeuvres calligraphique, et autres du papier, se trouvent au même degré d'imagination, de précision hallucinante et de finesse d'exécution que tel peintre du moyen âge ou tel maître potier chinois.
Dutilleux possède beaucoup des qualités de Gerhard Richter, dont la dernière exposition chez Goodmann atteignent la quintessence de son art : 1. Dualité des antagonistes : abstraction-figuration , 2 Pragmatisme, détestation des conventions et de la mode, Horreur des fausses valeurs et des charlatans qui dupent la galerie et les galeries, les conservateurs et les critiques. 3. Immense simplicité et authenticité. 4. Difficile d'abord par le travail exigé pour les approfondir, par la nacessité de pénétrer le son lui-même, cette réflexion au niveau cosmique et le traitement des moindres sons et du moindre micro-élément sonore ou visuel, structurel et aléatoire.
J'essaierai de compiler pour le public du blog, une introduction entre le travail respectable mais inaccessible du musicologue, et la vulgarisation sans vulgarité. Bonnet s'en charge pour la musique contemporaine. En attendant, voici, avant que le destinataire ne le reçoive, et en primeur le travail d'une extrême raffinement du maître Mediavilla. Vous apprécieres la profondeur du bleu outremer et la légère allusion à La Nuit Etoilée, dans ce jaune rayonnant sur les côtés.
Mardi, 22 janvier 2008Voeux de Bill ViolaDe retour de Madagascar, le couple Kira Perov et Bill Viola ont dû s'aliter une semaine avant de répondre à leur courrier. Madame Perov a ajouté de photos qu'elle a pris elle-même et qui sont toujours inaccessibles..
Dear Bruno,
ENCORE PLUS FURAX Kira Perov a fait des séries de magnifiques photos de la famille Viola avec Nicolas Sarkozy. Il est impossible de les transférer. Je décide donc de les imprimer avec les cartouches toutes neuves que vient de m'apporter mon ami Hans. Je lui ai donné toutes les références. Je les insère dans le logement. Elles ne fonctionnent pas. Elles sont pourtant exactement identiques aux habituelles MP600, mais elles ne s'insèrent pas. Comment s'apercevoir de la différence? Dans la mention pour/ il manque la mention minuscule mp. 600 ce qui fait que le réservoir d'encre ne peut être reconnu. Voici encore trois heures perdues. Attendons demain Dyan !
Conclusion. Comment voulez-vous que le malheureux vendeur s'en tire sans un oeil de lynx, un balayage fin des moindres pattes de mouches des mentions écrites sur l'emballage, en définitive une attention sans faille? Le fournisseur impose des contraintes démentes. -
Faux , c'est la faute du vendeur qui n'a pas prêté attention aux numéros!
Posté
dans Psychologie de l'art par Bruno Lussato
à
00:13
Commentaires (0) | 100 visites Tags pour ce billet: la famille viola chez sarkozy
Dimanche, 13 janvier 2008Journal du 13 janvier 2008Chronique Je vais essayer de synthétiser des masterclasses sur le rapport de l'ISD, institute for system development ® production du Think Tank qui publier confidentiellement "La microinformatique, 1970" et Desinformation , 2001, qui aboutira à la version confidentielle de Virus, 2005. Révisé et corrigé le 13 janvier 2008 Rappel des bases théoriques Les Eglises Issu d'un travail théorique sur la désinformation, rédigé à la Wharton School, sous le parrainage de Hazan Ozbekhan le corpus est composé d'une série de postulats provenant du début de l'Entretien, (catégorisation des noeuds d'influence en quatre "églises": Acier (basé sur les relations de force: relations entre oligarques en Russie) National Socialisme ), Diamant (sous influence d'une idéologie: Droits de l'hommisme, communisme), Améthyste (fanatisme religieux) et Or (relations basées sur l'enrichissement court terme en tant que but final). Les noeuds sémantiques Les églises sont une conceptualisation primaire des forces et des croyances qui meuvent les peuples. Proche du travail de Huntington, la notion de noeud sémantique est beaucoup plus complexe et se fonde sur deux métaphores : les concentrés de croyance qui focalisent les peuples, sont comparables à des aimants d'où émanent des champs de forme, sortes de spectres idéologique. (comparables aux spectres magnétiques produit par des aimants sur la limaille de fer). La métaphore virale, postule une organisation très hiérarchisée et mobile de postulats comparables à l'ADN d'un virus ou d'une cellule, comme l'ADN, ils sont composés de chaînes d'allèles, les postulats viraux qui se différencient et se développent dans le cerveau humain et faussent ses grilles d'appréciation. Les virus ne sont pas stables, ils évoluent, se différencient, s'hybrident, ce qui assouplit la thèse de Huntington.
Les axes sémantiques générateurs, l'espace sémantique et les échelles de valeur. La principale caractéristique d'un noeud sémantique, est la condesnsation de fortes croyances en des critères de jugement qui déterminent les options choisies par les peuples et les individus : argent, plaisir, peur, vanité, etc. Le choix d''un axe, (foi, hédonisme, esthétique, pouvoir, intérêt matériel, sexe etc...) oriente le comportement des masses et anime les virus. L'espace sémantique (value générator space) est la résultante de six axes sémantiques, modulés en une infinie gamme de nuances qui constituent les échelles.
HUMBLE Ce sont les initiales des six axes générateurs dont la combinaison donne naissance aux échelles de valeur.
Il faut prendre garde au fait que les mots qui qualifient les échelles n'ont aucun lien précis avec celles-ci telles qu'ils sont ressentis et en mis oeuvre, Ce n'est que dans un contexte donné et subjectif qu'ils prennent un sens exploitable. Ceci vaut pour tous les rapports entre les mots et le langage. Ainsi, Dieu est juste n'exprime qu'un point de vue provisoire et fluctuant. Voici un exemple de mot qui peut exprimer n'importe quelle échelle.
BEAU : Une belle journée (H), une belle affaire (U), une belle action (M) une belle peinture (E) , une belle démonstration (L), une belle civilisation (D) .
Les axes sémantiques, les pôles générateurs Les axes sont le prototype des échelles. Ce sont comme elles des séries ordonnées de jugement allant d'un pôle négatif - - - à un pôle positif +++ en passant par un point neutre ou pivot d'indifférence. Les valeurs d'un axe se nomment un affixe et elles sont affectées à un événement donné. Si l'affixe est négatif, le jugement sera négatif et on aura une réaction d'évitement. Dans le sens contraire c'est l'attraction qui dominera. Ce ne sont pas des objets, des hommes, des choses vivantes qui sont jugés, mais des événements dont l'évaluateur est le héros.
Lorsque je tue pour m'emparer d'un magot, ce n'est pas celui-ci qui me tente, mais les associations de luxe; de sécurité etc... que je lui associe. Cela signifie que si je veux favoriser un jugement positif sur un homme ou un objet, ce n'est pas par l'argumentation que j'y parviendrai, mais en faisant miroiter les conséquences qui découlent de sa possession.
PSYCHOLOGIE DE L'ART et Humble. N'importe que jugement peut être appliqué à n'importe quel domaine. Les cas tirés de l'Art Contemporain sont particulièrement intéressants cor c'est dans le domaine de confusion actuelle, que le décrochage entre les mots, et les jugements est maximum. L'échelle HUMBLE est particulièrement adaptée aux critères d'évaluation artistique, provoquant des diatribes et des malentendus sans fin.
Par exemple, Morellet, Mondrian et Kosuth privilégient la logique. Les tableaux idéologiques nazis, staliniens, utilisent M La nouvelle figuration comme la peinture dite engagée, associe M et H. Les oeuvres italiennes de Mimmo Paladino respectent les canons esthétiques, de même que les oeuvres kitsch. Les oeuvres hyperéalistes de Estes, portent à son apogée la Logique (vraisemblance minutieuse V combinée à une cohérence interne L) E, l'évolution, le développement, marque les oeuvres souciées de novation, de rupture. (Duchamp).
Les querelles d'école Elles affectent des groupes d'artistes qui adoptent un ou deux critères déclaré comme définissant l'oeuvre d'Art. Les autres sont invalidés. Par exemple l'art conceptuel répugne aux amateurs neo Con de décoration et de trompe l'oeil. Les critiques sont perdus et adôptent à peu-près quelle combinaison. Ils aident à établir un état d'apesenteur axiologique : tout se vaut, pourquoi pas ? (Première oeuvrees de Jeff Koons). Continuer à lire "Journal du 13 janvier 2008"
Posté
dans Psychologie de l'art par Bruno Lussato
à
23:57
Commentaire (1) | 168 visites Tags pour ce billet: axes sémantiques, critères de jugement, échelles de valeur, évaluation, poles sémantiques, querelles d'école.
Samedi, 5 janvier 2008Le journal du 6 janvier 2008Chronique Doutes pédagogiques Hier j'ai reparcouru la Flute Enchantée et La Tempête pour vérifier certaines notations. Comme je l'ai signalé, ces billets ne sont pas adressés au profane, car il est indispensable que l'internaute se familiarise avec le texte originel et les commentaires qui l'accompagnent. Mes notes sont intensément personnelles et établissent un lien subjectif entre l'oeuvre et ses prolongements les plus lointains, les plus secrets dans tout mon être. Elles sont loin cependant d'être purement arbitraires, car elles projettent sur le texte une lumière caractéristique qui risquerait de disparaître sous la description toute crue des musicologues. Cette approche vous permettra -une fois que vous aurez pris connaissance de l'oeuvre- de découvrir ces correspondances secrètes, ce que les peintrees chinois appelaient des veines de dragon.
Cette approche lacunaire, fragmentée se justifie encore plus s'agissant de Faust, énorme monument qui exige des tombereaux de commentaires pour en approcher la surface. Je me contenterai dès lors d'entrouvrir une ou deux portes au hasard, de passer mon nez et de humer l'ambiance qui s'en dégage. On trouvera très peu de sentiment, peu d'émotion - sauf dans la dédicace très personnelle - et beaucoup de subtilité, d'ironie et construction logique d'une cohérence confondantes. Le contraire du tumulte psychique shakespearien.
Aujourd'hui, j'ai reçu Frédéric Bonnet, qui à force de compétence, d'objectivité et d'honnêteté, est en train de se faire une sérieuse réputation, en marge des canaux commerciaux et mondains qui infiltrent le milieu de l'Art. Son dernier billet ne manquera pas de décourager ceux qui cherchent un voie royale dans le maquis de l'Art contemporain. Il risque de décourager et de décevoir les chercheurs de recettes. Le vide qui s'en dégage m'incite à reprendre pour ce blog une application de mon travail sur la Théorie de l'Information Psychologique, appliquéee au jugement artistique. Cela exige un souffle et un travail soutenus, qui ne sont accessibles qu'en masterclasses.
Le problème majeur est le suivant : l'Art vit de l'argent, celui-ci est détenu par des financiers, les galeries et les réseaux d'artistes pénètrent les réseaux et déforment le goût des collectionneurs en fonction de leur intérêt. Comment voulez-vous former un jeune financier suroccupé aux critères du goût; et près solidement en main par un establishment omniprésent et omnipotent? Surtout quand le maître est peu connu et famélique?
S'agissant de Faust, je me contenterai d'aligner quelques séquences extraites notamment de S220 de l'Entretien. Je les ai tout simplement trouvées dans le Blog. Samedi, 22 décembre 2007RupturesRückblick Enfin, Bonnet s'est décidé! Il nous a adressé de New York une description de la rétrospective d'un des vingt cinq peintres que NewWave a sélectionné. J'avais déjà cité une de ces plaisanteries (jokes) de très mauvais gôut censées pour Prince de symboliser la sous-culture américaine:
La série de ces "jokes" ouvrent au Guggenheim Museum une vaste rétrospective de ce pourfendeur non agressif des stéréotypes de la culture et de la Culture de son pays. Il reproduit en les soumettant à une forte distorsion des images banales et parties de l'imaginaire américain. La distorsion et la désinformation frisent évidemment la parodie, mais sont plus subtiles par leur procédé oblique, impressionnant (les nurses ensanglantées) ou atroce (les jokes). Fort heureusement mon critique, Monsieur Méduso, qui trouvait nulle ma revue des épouses de président, et se réjouissait de l'absence de commentaires, n'aura jamais songé à réfléchir sur l'Art de Prince. Si c'était le cas, il jetterait sans doute toute la production avec dédain. Voici son appréciation sur ces jokes :
Cela dit, on ne peut que comprendre ceux qui pensent que cet art est de la fumisterie. Une plaisanterie gribouillée sur un papier froissé, peut-elle se comparer avec les merveilles de subtilité, l'abnégation du peintre, la critique à laquelle est soumise chaque cm2.
Ceux qui ricanent, qu'ils aillent au Marmottan. Ils verront coexister des miniatures médiévales sans génie, mais d'une conception et une exécution miraculeuse de proportions, et une peinture lachée, dont les traits sont maladroits, le rendu approximatif, le paysage grossièrement représenté, comme à la va-vite. Rien de comparable avec Jérôme et Bouguereau, maîtres pompiers. Alors?
Alors on est nuls. Non parce qu'on admire ou on rejette de confiance une pièce qu'on ne comprend pas, mais parce qu'on ne fait pas l'effort de percer l'énigme. Et pour cela il ne faut pas compter sur les pédagogues, pour qui la beauté d'un Klein ou d'un Buren sont tellement évidentes qu'ils ne se demandent pas si on n'y voit pas des sufaces toutes bleues ou des stores de magasin, ni pour les passéistes comme Obalk qui crient à la supercherie. Continuer à lire "Ruptures" Dimanche, 14 octobre 2007Le journal du 15 octobre 2007Poésies chinoises Vincent à propos de facebox me rappelle qu'il est exempt de toute tentation nombriliste, dont ce blog n'est pas exempt. Voici une recommandation qui ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd. Mon histoire personnelle ne peut intéresser que pour autant elle peut illustrer un propos d'intérêt général, culturel ou médiatique. Malheureusement la tentation est grande de se confier dans les recoins cachés, bouteille à la mer, chant suspendu. Il est vrai que le motif en est la douleur et non le triomphalisme, l'un excluant l'autre. Mais pourquoi se plaindre. Une poésie chinoise m'admonestait :
Mais nous sommes en automne, aux portes de la saison que j'appréhende, moi, un amoureux du printemps. A quoi bon de se plaindre alors que le poète vous prête ses mots et ses images. A ce propos, pensez vous que les lettrés capables de tels sentiments, et de les exprimer de façon si simple, si pudique, si sensible, sont les ancêtres des commerçants avides, de la soldatesque sadique qui opprime le Tibet, des financiers ignares et sans scrupules? Où sont les poètes d'antan. Il est vrai qu'on peut en dire autant de la Grèce : où sont passés les Aristote, les Phidias, les Eschyle? Le SMS a tout détroné. Certes Vincent ou poil à gratter ont beau jeu de me dire qu'un média en vaut bien un autre, et popol que le chiffre d'affaires d'Eschyle ne pèserait guère comparé à celui de Madonna. Que voulez-vous répondre à cela?
Continuer à lire "Le journal du 15 octobre 2007"
Posté
dans Psychologie de l'art par Bruno Lussato
à
22:21
Commentaires (2) | 218 visites Tags pour ce billet: li tai po, poésie chinoise
(Page 1 de 2 sur 24 billets au total)
» Page suivante
Voir en PDF: Catégorie Psychologie de l'art | Ce mois-ci | Tout le site |
Recherche rapideCatégories
Bouillon de culture
Art contemporain Chronique de Frédéric Bonnet Brouillon d'inculture Musée du stylo Psychologie de l'art L'Entretien Canulars Contes et légendes Le billet de Marina Fédier Le dossier de l'entretien masterclasses Musique et drame Beethoven Brahms Mozart Wagner Organisation L'imposture informatique Sémantique Théories des systèmes Virus Décodage des médias Politiquement incorrect Parapsychologie Soumission et domination Théorie de la desinformation Légende des articles*** Amateurs avertis *** Politiquement incorrect *** Texte non publié *** Apocalypsis cum figuris Mots clésgéopolitique initiation à l'art apprentissage lars hall justice Boulez minotaure désinformation musicale Marianne syndrome de Stockholm antérograde sémantique oligarques médias eurabia tristan et isolde économie d'échelle immigration snobisme famulus réduction du paquet d'ondes droit à la paresse génocides piano Autel précognition spectre dyan barbarie katchen popper terrorisme énergie génie eglise d'acier mise en scène déchéance bien et mal amour philaos conscient joel de rosnay necromonte marina fédier mediavilla anselm kiefer education swastika yin et yang intuition Turquie maisons nazisme écriture serendipity Pol Pot octopus bulle boursière pollution mode d'emploi sens prophétie luxe authenticité berlioz zodiaque communisme annette messager machiavel sheldrake décentralisation astrologie humaniste talisman bobos information Niels Bohr astrologie vidéo bulle immobilière qualité contre-culture centralisation Prodi critères de valeur mondialisation Nicolas Sarkozy islamisme Chéreau déferlement grève femme nostalgie jung poésie chinoise culture de masse captation domination la flute de jade michelangeli déclin sonate autocensure mensonge imposture informatique Viola moi existentiel djihad torture écologie politiquement correct atoll Clara yang hayakawa globalisation argent islam diamant vertueux zoubov initiation être essentiel kadhafi bureaucratie cinéma noeuds sémantiques Lars yin calligraphie management pouvoir isd Gergiev brahms kevin bronstein technologie siegfried |
