Le dossier de l'entretien
Lundi, 12 mai 2008
CHRONIQUE
Quid des images? Calligraphie et ordinateur.
CHRONIQUE
Quid des images? Calligraphie et ordinateur
Mes chers amis,
vous vous souvenez avec quelle joie je reçus d'un de mes étudiants des cadeaux inespérés que je n'auraus jamais rêvé me payer : un équipement complet de Plasma grand modèle Pionneer, un ordinateur Sony, le plus puissant du marché, le VAIO VGN - AR61ZU,armé d'un processeur T8300j,de,4GB/Go de mémoiren un écran de 1920 X 1200 et Vista ®.
Cet engin fut reconfiguré d'après mon ancien Windows XP,et je dois avouer qu'à côté de mon vieux coucou de Sony, la rapidité des opérations sont impressionnantes. Tant bien que mal, j'appris à faire un billet sur mon bloc, puis le besoin d'illustrations se faisant jour, je demandai à Emmanuel Dyan, qui a mon bidule en double commandes à m'apprendre à insérer de nouvelles images, pas celles existantes, usées ( et trop nombreuses) mais celles que je prends au fur et à mesure à partir de mon coolpix. Il m'expliqua que c'était le cas de figure leplus compliqué, et qu'il fallait auparavant ranger au fur et à mesure les photos en dossiers et sous-dossiers pour économiser de la mémoire (!) . J'ai sous les yeux mon guide. Il comprend 23 étapes mais qui ne sont qu'un début car il en faudrait plus de 40 pages pour obtenir la maîtrise du cool pix. Le vrai problème, c'est Photoshop, ce régulateur d'images que j'ai utilisé depuis huit ans sans y penser. Aujourd'hui il est devenu d'une telle complexité de fonctionnement qu'Emmmanuel lui-même, s'emmêle les pinceaux. Pourquoi une telle complication demandai-je? Tout est comme ça, répond Dyan. En attendant, dégôuté je suis toujours sans images. Malheureusement mon ange gardien, Sandrine le Mao part pour de longues vacances en Grèce.C'est elle qui me faisait tout, même la mise en page et la typographie. Il me faudra donc attendre pour de nouvelles illustrations.
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Dimanche, 13 avril 2008
CHRONIQUE
LE DÉPART D'APRÈS BECKMANN
Texte vieux de quarante ans : Le départ, est un ouvrage de commentaires et de réflexions autour du tryptique majeur de Max Beckman peint juste avant la chute du régime nazi préfigure le problème qui empoisonne ma clarté d 'esprit pour tout ce qui traite du lieu de la première fondation. Allemagne, Belgique, Costa Rica etc... Le parallèlisme des deux séquences, montre que l'une , la plus ancienne, et la dernière quarante ans plus tard, sont en compétition stérile et ruineuse.
NOTE
Je sollicite encore votre patience car je n'ai pas encore assimilé l'insertion d'images sur le blog, ce qui rend encore plus austère. Mais demain Sandrine qui m'a dépanné sans relâche, m'apprendra à me rendre autonome.
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Mardi, 8 avril 2008
CHRONIQUE
Rattrapage
Je ne sais trop comment m'en tirer, mais on le saura demain. J'y pense à présent, mais John E devait passer la soirée avec moi et on était convenus de voir à 20 heures des extraits en vidéo. Il était d'accord, mais il n'est pas venu, ce qui a ajouté à la méprise. J'ai de ce fait pris le 8 pour le 9, confusion aggravée par l'espace limité de mon agenda. Aujourd'hui, diner de travail de 9h15 à 15 heures avec John.
Samedi, 29 mars 2008
CHRONIQUE
Moshé Haïm Luzzatto, Bruno LussatO
et le rabbin mystérieux.
Un nouvel épisode est venu s'ajouter à la genèse de l'Entretien, mon manuscrit à peintures de 200 000 pages enluminées et calligraphiées, destiné au département des manuscrits anciens de La Bibliothèque Nationale de France.
Je rappelerai le point de départ de ce qui semble être le déclencheur de mon manuscrit, la visite d'un rabbin qui vint me trouver à l'improviste, voici plus d'un quart de siècle, m'offrant un calame et ''kippa.
Maître, commença-t-il, je viens vous voir tout exprès de Jérusalem au nom d'une confrérie religieuse de sages, consacrée à la cabale. Nous avons découvert, que vous avez hérité de l'esprit du plus grand de nos inspirateurs, le grand Luzzatto, l'homme le plus célébre d'Israël. Nous voulons que vous continuiez son œuvre et que vous nous montriez Sa voie.
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Dimanche, 6 janvier 2008
Le projet de Faust inversé.
La subversion du bien
**** La séquence 220
Volume XV du codex éléphant, p.1639. 353 jours avant l'an 2000 D'une certaine manière, le projet original contient sa propre inversion. C'est en enfreignant le covenant qui le condamne, qu'il gagne le Paradis au grand dépit de Mephisto. Certes il accomplit le mal, certes il a cédé au pêché d'orgueil, mais
son but a fini par s'affiner et son bonheur il l'a trouvé dans le bonheur du genre humain, auquel il a tout sacrifié. Comme dans La Tempête, le notion de conversion, de pardon, de dépassement des rancoeurs, et des jugements à l'emporte-pièce est centrale.
J'ai eu l'idée d'inverser le schéma. Que se passerait-il si au lieu de laisser le diable manipuler un sage pour le pire, Dieu lui rendait la pareille et manipulant l'homme le plus cruel pour éveiller en lui le sens du bien et du mal? Cette dernière année je poursuivis cette obsession; montrer qu'en tout homme supérieur, même cruel et violent, il se tapit caché quelque part une étincelle divine, qu'il ignore et que les poids des biens matériels ont étouffé : l'argent, l'argent, le pouvoir, le pouvoir, le sexe, l'égo et la vanité. Voici donc cette version de Faust à l'envers.
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Mercredi, 2 janvier 2008
Chronique
Cercles d'affection (réduit au lavage!)
Oui, aujourd'hui je me sens heureux.
Depuis des années me voici entouré d'ondes de bienveillance, de respect et de chaude affection. Que de cadeaux envoyés par le Seigneur ! Il y avait déjà la tribu des Ali-Baba, dont je me sens solidaire depuis quelques décénnies Cela crée des liens, ne croyez-vous pas? Cette tribu compte les collaborateurs les plus compatissants, toujours prêts à tendre la main. Cela vient sans doute d'Ali Sandagarao Mossa Sâadi Bey, le fondateur, qui en dépit de son extrême avarice, mâtinée de sentiments philantropiques, a su développer cet esprit.
Et mon état physique? Mais quel intérêt? Vous voyez bien que j'ai repris mon blog !
Note : mon fils prudent et modéré, désapprouve vivement, comme bien souvent, le ton trop personnel (lire, très agressif) pris par mon blog et qui n'est pas du niveau habituel. Il donne raison à Darius qui a dû prendre pour lui le cas Philippe. G. Ce n'est pas un imbécile dit-il et aura pris pour lui certains de ces reproches. je lui donne raison. Par exemple pendant que je décrivais un stréréotype russe d'oligarque aux yeux globuleux; la machoire forte, les cheveux coupés ras, (que j'ai d'ailleurs en partie inventé), il a pris pour lui la description. Je voudrais pour lui de ne pas m'être trompé, cela signifierait qu'il serait milliardaire ! Mais mon fils a raison : je lance mon blog sur l'internet et je dois me garder de toute allusion personnelle un peu agressive. J'ai donc commencé à épurer les billets, qui sont en train de devenir aussi maîgres que moi!
Lundi, 24 décembre 2007
Emplettes de Noël
Mes chers internautes,
en dépit de vos festives occupations, choix d'un arbre équilibré, des boules multicolores, des petits cadeaux enveloppés dans du papier mordoré ou éclatant, (y compris la saucisse pour le chien !), sans compter les victuailles : foie gras, champagne, bûche, marrons glacés, en dépit donc de ces moments affairés et heureux ( et des petits conflits qu'ils accompagnent : huitres ou caviar?), plus de six cent d'entre vous ont trouvé un petit moment pour faire un coucou dans ce blog. Il faut dire que vous n'avez guère été gâté tous ces temps-ci, où, je l'avoue je n'étais pas au meilleur de ma forme ! Mais je vais dorénavant essayer toute allusion trop directe à mon insignifiante personne qu'elle soit Dinosaure, Moineau,Monsignor Lussato ou le Rabbi Mardochée Luzzatto (qu'est-ce qui m'empèche de choisir ce délicieux prénom : Mardochée? Je gagnerais peut être le respect de Monsieur Méduso, qui préfèrerait peut-être en ce qui me concerne Mcchabée?
Je me permettrai cependant d'évoquer quelques souvenirs de Noël, fête que j'aime passionnément sans avoir toujours pu en profiter.
Lors de mon enfance, les restrictions de guerre avaient limité les cadeaux. Pas d'arbre de Noël mais il y avait "la Beffana", le huit (l'épiphanie) et on trouvait toujours le matin dans les bas de maman d'inattendus petits cadeaux, tellement minuscules qu'ils ne laissèrent aucune trace dans ma mémoire ni celle de ma soeur. Sans doute, une bobine de laine et des aiguilles à tricoter, ou un petit journal illustré "d'avant-guerre" (le pays de cocagne, le temps heureux). Et il y avait la crèche. J'étais fou des crèches. J'en fabriquais, j'allais les admirer à la Cathédrale, et quelle belle musique dorée !
Mon fils bénéficia d'un tout autre traitement. En Allemagne, c'était l'abondance, et Pierre, était l'idole de ses grands parents. Les paquêts envahissaient tout le salon (dont la saucisse pour Bautzi, le teckel hargneux et l'os à ronger). On mettait le Messie de Haendel et le lendemain à la Cathédrale de Lebach, on donnait des messes superbes, avec les meilleurs violonistes dun coin, des chanteurs et des chanteuses qui s'étaient préparés pendant des mois... Ah, Noël en Allemagne !
Avant de me marier, j'allais à Saint Germain l'Auxerrois, cette merveille qui répond à la colonnade du Louvre. Ou encore, à l'Aglise américaine, Av.Georges V. Je vous la recommande si vous voulez retrouver la convivialité des cérémonies allemandes, sans la raideur ni la lourdeur. Le Noël prochain allez à minuit à cette église oecuménique. Cela ne vous empêchera pas d'assister le lendemain à un rite catholique classique.
Mais la plupart du temps, je me promenais dans la solitude de la Forêt de Recloses. Les pins et les bouleaux vibrent de l'hymne du vent dans les arbres, tout autre chose que la sinistre fréquentation de la grève désolée de l'océan désert. Des rouleaux éteints, animés par la bise, émanaient ces spectres apocalyptiques qui donnaèrent naissance à l'Entretien. Du calme majestueux des bois déserts de Nemours, des rochers des gorges de Franchard et du Loup, surgissait une présence apaisante, pleine de messages du lointain, émanant de voix familières, autant de bouteilles à la mer. Le soir, après une journée gélée, je me retrouvais dans la vieille salle de l'Auberge de la Glandée à Recloses au tour d'une bonne soupe. Et je jetais des notes de solitudes et de nostalgie, certes, mais heureuses, imprégnées par Celui qui ce soir nous apportera la bonne nouvelle.
Aujourd'hui, le temps de Recloses et de la Forêt mystérieuse parsemée de rochers est fini. Et je me retrouve errer dans un autre espace, tout aussi habité, celui que est le votre aujourd'hui. J'espère que même les agnostiques, les sceptiques, les adversaires de nos rites judéo-chrétiens, ceux qui viennent des déserts et des terres saintes, j'espère que même eux, en me lisant, trouveront au fond d'eux mêmes comme un timide écho, une résonance de ces paroles éparses. Elles ne viennent -vous le savez- ni d'un bigot, ni d'un dogmatique. Quant aux autres, les croyants, ceux qui bénéficient de la foi du charbonnier, qu'ont-ils besoin de mes exhortations? Ils sont dèjà riches de leur convictions, dans l'Eglise Catholique, Apostolique et Romaine.
!
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Mercredi, 14 novembre 2007
Rückblick. Pour des raisons de discrétion, le poème dont il est question dans ce texte : Invocation à L'Océan; est cachè derrière un lien : ►♦♦♦ La raison n'en est pas le caractère hérétique, mais son extrême concision qui le rend illisible à l'enfant à qui il était destiné au départ.
Vents traversants

LE JEUNE HOMME ET L'OCEAN
LE JEUNE HOMME ET L'OCÉAN
Il sortait d'une maladie exotique, qui le privait de tout son sang et, hémophile temporaire, le condamnait à une existence solitaire, ouatée, toute agression, même légère, pouvant se révéler mortelle. Une trahison amoureuse sufit pour provoquer un choc qui devait déterminer son parcours terrestre. La jeune famme infidèle, est aujourd'hui décédée, elle s'est révélée insignifiante et volage, et il aurait du mal à s'en souvenir. Mais voici, le choc perdure. Et après une splenectomie, le voici en train d'errer, en plein mois de mars, sur la grève déserte balayée par les vents hurlant de l'Atlantique. En ce moment, les vents sont tombés et l'eau a reflué, laissant un miroir nacré cyclamen et bleu tendre. Au loin veille la barrière des rouleaux calmés.
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Lundi, 12 novembre 2007
Honolulu tel qu'on ne le connaît point
un voyage photographique original
Il est 17h 09 et le millième visiteur de la journée vient de se pointer. Frédéric Bonnet aussi, qui revient d'un long périple avec un très bon photographe avec qui il a séjourné sur la côte Ouest pour terminer une série de photos à Honolulu, photos destinées à montrer le paradis du Pacifique tel qu'on ne l'a jamais vu, authentique et aux antipodes du kitsch touristique avec coucher de soleil derrière les palmiers.
En fait de paradis la ville de Honolulu est une véritable horreur de béton, pis encore que la Floride. Il faut s'éloigner pour rencontrer la nature, une nature qui ne coïncide pas forcément avec la carte postale des tours opérateurs. Au contraire. Il faut chercher un peu pour trouver les fameux palmiers sur fond de mer turquoise et ciel flamboyant. La nature, la vraie est tout le contraire. D'une incroyable diversité, tantôt luxuriante et sombre, tantôt d'une aridité désertique, on passe d'un univers à l'autre sans transition.
Avec son photographe, ils ont attendu que le soleil soit couché pour révéler la mystérieuse et authentique beauté de l'île, dépouillée de toute la pacotille touristique qui la couvre comme un filet discordant de détritus kitsch. Bonnet m'a promis de nous réserver les photos les plus surprenantes. Ainsi découvrirons-nous Hawaï derrière Hawaï.
L'enfant de l'Océan
Aujourd'hui, pendant que mon millième visiteur se pointait, j'ai appris une nouvelle très chargée de signification pour mon projet ultime. Un petit garçon voué à l'Océan, apparut sur la planète. Or tout L'Entretien est issu de l'Océan. C'est en me promenant convalescent sur la grève déserte, en plein hiver, que ma vie a basculé et que je me sentis devenir un témoin, ce vieillard de l'Apocalypse, appelé à relater les choses merveilleuses et affreuses qu'il nous serait donné à expérimenter en ce début de millénaire. Il nous faut bien convenir qu'il y a bien eu basculement, mais non point personnel, ni technique, pas plus que technologique ou politique, cela n'est pas l'affaire du Livre de Jean, mais basculement des échelles de valeur, des paradigmes, interversion du Bien et du Mal, négation de celui qui nie, acclamation de l'hydre qui affirme et assène les vérités.
Cette nuit, je la vécus à l'heure de l'Océan, celui d'où sort toute vie, le grand générateur, le réceptacle des choses cachées. Elle se tint sous le signe du Scorpion qui flotte entre deux eaux, écume et bas-fonds, visiteur de ces trésors liquides enfouis dans la Grande Matrice. Si Scorpion est signe d'eau stagnante, agent de métamorphose et de destruction, de transformation et de renouvellement, orienté vers une vie nouvelle, Ocean est l'eau vive, vagues chevauchantes qui gonflent et déclinent, se renouvellent sans relâche, servantes d'Héraclite, embrassant tout ce qui a été, qui est et qui sera.
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Samedi, 13 octobre 2007
Une communication à mes amis
Ainsi que vous pouvez le constater, il est exactement cinq heures du matin. Depuis minuit, se sont branchés sur ce blog 163 noctambules. C'est à eux que le m'adresse. Le titre provient d'un écrit de Wagner, qui, inlassablement, avait besoin de s'exprimer sur la signification de son grand projet du Ring. Ce dernier fait partie des oeuvres les mieux documentées qui soient. Le maître de Bayreuth n'a point été avare en indications de toutes sortes, sur le sens, sur le style, sur l'interprétation et la dramaturgie. L'oeuvre est en effet totalement intégrée et caculée à la seconde près, ce qui lui coûta un labeur titanesque. Il répétait qu'il serait difficile de trouver une seule note qui ne soit engendrée par les précédentes, et qui n'enfante pas les suivantes. Pour arriver à ses fins, il construisit un théâtre sur mesure, il multiplia les répétitions, pensa même ouvrir une école de chant pour former les acteurs-chanteurs selon ses exigences.
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Dimanche, 23 septembre 2007
L'auteur et son blog
A Renzo Ardiccioni
C'est on le sait avec une certaine apprehension que j'ai lancé sur ce blog mon travail personnel le plus représentatif de ma vision et de mes choix essentiels : L’Entretien.
Pour ne pas déroger aux lois de Wikipédia que je me suis imposées, j'ai toujours évité de me mettre en valeur, et d'étaler mon ego. Notamment ne pas mettre à tout bout de champ et à toutes les sauces mon portrait. (Il n'apparait que deux fois : dans ma biographie, avec Bill Viola et Marina Fédier, dans le compte-rendu de mon pèlerinage à Rotterdam), ou citer les personnalités prestigieuses qui fréquentent ce blog,
J'ai fait précéder mes travaux personnels d'un rectangle vert, et les séquences de l'Entretien, d'un carré noir . Néanmoins je ne regrette pas de l'avoir publié, car à mon grand étonnement, les visiteurs qui le fréquentent s'est révélé largement supérieur à la moyenne.
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Vendredi, 21 septembre 2007
La campagne de Recloses
Lorsque j'étais jeune, j'étais un promeneur infatigable. Hiver comme été, je parcourais en tous sens la plaine qui s'étend de Recloses, en lisière sud de la forêt de Fontainebleau, à la ville de Nemours. La plaine était convexe, dépourvue d'oiseaux, d'animaux, d'être humains. Mon parcours, de Recloses à Saint Pierre lès Nemours, ou à Montigny sur Loing, traversait une sablière, vaste vallée neigeuse, aujourd'hui anéantie, les villages oubliés de Grès sous Loing, où habitait la veuve de Marcel Duchamp, Larchant fière de sa cathédrale, blottie dans un vallon en ruines, entouré des rochers chaotiques où poussaient des plantes préhistoriques, des mousses étranges, des bouleaux violacés et des pins torturés. Le silence total aspirait des sons imaginaires, surgis des profondeurs inconnues de la psyché: bruissements de voix, tintement de clochettes et de glockenspiels, paroles éparses, dispersées par le vent acide de la plaine.
Revenu à mon auberge, l'humble relais de poste, du début du XIXeme siècle, le saisissais mes pinceaux, et je traçais sur le magnifique papier Richard de Bas, des signes que nul ne lirait. J'avais toute la vie devant moi, riche d'opportunités. Manquées hélas, car oblitérées par l'angoisse du chômage, de la maladie, de la solitude, du mépris des vivants.
Aujourd'hui mon parcours s'achève, des nuages menaçants s'accumulent prêts à déverser des trombes de maléfices dès le mois d'octobre. Mais je me sens jeune de toutes mes années perdues, non vécues, plus jeune qu'alors. Une joie intérieure me pénètre, l'espoir de la survie chèrement acquise, et autour de moi "i spiriti gentili" les esprits bienveillants : amis récents, d'une qualité et d'une noblesse que je ne connus jamais, me témoignant respect et affection filiale... ou plutôt celle qu'on porte à ces grands pères de légende. Et puis, le miracle de ces voix inconnues qui me lisent sur le blog, bouteille à la mer sans cesse arrivée à destination.
Si j'écris ces quelques pages dont l'intimité justifie le hors blog, c'est qu'il est possible que ma voix s'affaiblisse, et s'éteigne. Je demande aux quelques uns que je connais, Poil à Gratter, Herbe et les autres, de faire une petite prière pour celui qui se prépare à accomplir une voyage chargé d'incertitudes. Même les esprits forts, même les athées peuvent prier, et les études de parapsychologie récentes semblent montrer que lorsqu'on est environnés d'affection, même d'inconnus, on resiste mieux à l'adversité.
Permettez-moi de retranscrire cette poésie chinoise, à ma manière :
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Lundi, 10 septembre 2007
Off the record
Avez-vous vraiment envie de continuer? Si oui, vous prendrez connaissance de certaines circonstances très personnelles relatives à la genèse de l'Entretien. Notamment l'état de raptus dans lequel je me trouvai après mon opération, la visite mystérieuse du rabbin Cohen et ma filiation supposée avec le grand cabaliste Luzzatto, et enfin mes doutes quant à la valeur de ce monstre.
Cliquez alors ici : ►♦♦♦
Dimanche, 9 septembre 2007
Les rives grises du purgatoire
L'Entretien IIème partie
Séquence I
Invocation
Seigneur,
je viens de quitter les reliefs tourmentés de l'enfer des hommes, bien plus terrifiant que celui qui hantait les imaginations des albigeois. Pays noir et flammes, contrées riantes bariolées et tracées à la peinture phosphorescente sur velours noir, celui qui servait jadis aux funérailles.
Un jour, un rabbin nommé Cohen vint me voir, muni d'un jeu de calames.
- Rabbi, me dit-il, je suis mandé par un groupe de cabalistes et je viens de Jérusalem te demander en leur nom de nous dévoiler les derniers secrets. Car tu es le descendant des plus illustres d'entre eux, le dernier prophète.
- Je suis catholique, répondis-je, et la Bible m'est inconnue, sinon par des rudiments piqués au hasard de mes lectures. Je suis donc indigne d'une telle responsabilité.
En fait j'espérais surtout me débarrasser du bonhomme. Moi, descendant du dernier grand cabaliste, que faut-il entendre !
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Commentaires
mar 13/05/2008 à 16:48
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dim 11/05/2008 à 21:57
La vie a toujours une autre sa veur après des jours d'hospita lisation, de nourriture asepti sée, de demi sommeil com [...]
sam 10/05/2008 à 05:58
heureux dee vous retrouver !
ven 09/05/2008 à 18:04
Cher Professeur, je vous compr end d'autant mieux que jee sui s déjà passé par là, hospitali sé à la Salpétrière à la [...]
ven 09/05/2008 à 11:10
Cher Professeur, vous ne pouve z pas savoir a quel point je s uis heureux de vous lire a nou veau, j'ai essayé de vou [...]
ven 09/05/2008 à 01:35
Bon retablissement et nous avo ns hate de lire a nouveau notr e blog prefere!
jeu 08/05/2008 à 22:20
Cher professeur, merci pour ce mot qui me rassure - j'étais très inquiet. Reposez-vous bi en.