Friday, 29 June 2007
Chroniques italiennes N°5
Métapolitique : les quatre points cardinaux et les deux plaques tectoniques
A la fin de « virus, huit leçons sur la désinformation », j’avais proposé une division du monde géosémantique en deux couples bipolaires orthogonaux : ouest-est, nord-sud et deux plaques techtoniques : Grande Bretagne interface Europe/Etats-Unis (Ouest – nord) et Russie interface Europe – Asie (nord – est ).
Deux types de répartitions sont cruciales :
- celles des nœuds sémantiques (critères de valeur) relevant du deuxième monde de Popper (c’est-à-dire des faits mentaux tels que l’opinion publique)
- celles des enjeux matériels au premier chef desquels nous trouvons l’eau et l’énergie (gaz, pétrole, nucléaire). Les deux répartitions sont stratégiques et notamment la différence entre Djihad, l’islamisme radical, peu sensible aux données matérielles sinon comme moyens de pression et armes de guerre, et Matrix, qui au contraire est tributaire de l’énergie pour s’étendre.
Une des conséquences de cette division en points cardinaux, est la mise en lumière de la logique américaine, constante depuis le lendemain de la deuxième guerre mondiale. Le pays dominant est lui-même dominé par trois nœuds sémantiques forts :
1. Matrix oriente le pays dans le sens de la globalisation et de l’intérêt des grandes transnationales notamment militaires. On l’a suffisamment reproché à Georges Bush, alors que ses prédécesseurs ont fait de même tout en tenant des discours lénifiants.
2. Force de la Terre est encore très présent dans les Etats traditionalistes, l’Amérique profonde, et au contraire faible dans les grandes métropoles intellectuelles. Le patriotisme, la religion, la famille, la décence, une ignorance générale, pis, une méfiance envers l’art et la pensée d’Avant-garde, opposent Force de la Terre, à Medusa, importée d’Europe et pénétrant tous les milieux intellectuels ou qui se croient tels, par le canal des universités et des cinéastes.
3. Médusa est en progression constante et prône l’écologisme, l’anti-racisme, la lutte anti-Bush, l’altermondialisme, les licences telles que la libéralisation de la drogue, le mariage homosexuel, ou encore la destruction de toute religion, de toute loi morale traditionnelles. On leur substitue des religions de remplacement : les sectes, la croyance flou dans des disciplines de méditation venues du Tibet, etc.
4. La domination de Matrix+Force de la terre, a entraîné une stratégie de conquête nationaliste, et avant tout conquête de l’énergie afin d’alimenter la consommation la plus effrénée ; (Abus des conditionnements d’air à plein régime). Elle est incapable de mesurer les conséquences des conséquences.
5. Les déterminants stratégiques sémantiques sont particulièrement importants. L’adage « aide tes alliés, combats tes ennemis » est constamment mis en œuvre, sans compassion ni égards pour les écrasés.
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Thursday, 28 June 2007
Chroniques italiennes N°4
Entre permissivité et barbarie.

Jeune. Noir. Innocent. Pour le Texas il doit mourir
Kenneth Foster condamné pour un homicide jamais commis
Ci-contre, photos à l’appui : la salle d’injection mortelle, des photos de Foster en famille montrés sous un jour sympathique.
Les faits :
La victime : un étudiant : Michael LaHood Jr fils d’un des avocats les plus riches de San Antonio, assassiné devant sa fiancée.
Le meurtrier : Maurice Brown jeune, noir, et coupable. (éxécuté l'année dernière).
Le complice avéré, niant d’avoir tué de sa main l’étudiant : Kenneth Foster.
Le but du meurtre : quatre hommes dont Brown et Foster décident de dépouiller LaHood. Plan prémédité. Foster fait partie du plan.
Le témoin oculaire : la fiancée de la victime Mary Patrick. Déclarations censurées par le journal comme étant peu fiables.
La loi inique : « law of parties » unique aux Etats-Unis et valable dans le seul Texas. Elle établit que lorsqu’un groupe planifie un crime, et l’exécute, les membres du groupe criminel sont tous responsables, même si un seul a pressé la gâchette. Le journaliste interprète cela comme la possibilité d’envoyer quelqu’un à la mort, même s’il n’a pas fait de mal à une mouche.
Les inférences :
Il est certain que la loi unique est inique car Foster aurait dû être condamné à la perpétuité et non exécuté, ce qui a été d’ailleurs le verdict des premiers jugements.
Il est faux d'affirmer que Foster était innocent : il était complice d’un meurtre d’un jeune homme coupable d’être issu d’une famille riche, donc d’être volé.
Il est suggéré que c’est parce qu’il est noir, jeune et pauvre que Foster a été exécuté et l’autre, riche et blanc. Mais on passe sous silence le fait que la victime était aussi jeune, et que le père avocat, s’est battu pour venger son fils. On montre avec complaisance la famille de Foster, mais nullement la fiancée et la famille du jeune homme. On ne se demande pas non plus ce qui se serait passé si la victime avait été un noir, défendu par une des puissantes organisations, et le coupable un blanc. La jurisprudence est pleine de contre-exemples, dont celui du fameux sportif noir, idole du public, relâché alors qu’il était convaincu de meurtre.
Le jugement qui oriente les inférences
Il se base sur la croyance qu’un blanc, riche et puissant ne peut que l’emporter sur un noir, jeune, pauvre et démuni, s’agissant de la justice américaine (ou texane). Ce jugement est de type médusa, car il prend le contre-pied du stéréotype conservateur et raciste qui affirme qu’un noir, jeune et sans occupation fixe, est plus suspect qu’un blanc, mûr et ayant pignon sur rue.
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Commentaires cachés
Je trouve tous les jours sur mon courriel des commentaires que des internautes ne veulent ou ne peuvent pas afficher pour le plus grand bénéfice des internautes du blog. Je trouve cela d'autant plus regrettable que ce sont souvent les plus inéréssants ou - ce qui revient au même - les plus politiquement incorrects. En voici un qui trâinait depuis un certains temps et que j'ai le plaisir de vous transmettre. Il provient, comme vous le voyez, d'une des fidèles lectrices du blog, que je ne connais que sous le nom d'Anastasia, un bien joli nom. 'est notre première aristocrate russe et cela ne peut qu'ajouter du prestige à notre blog un peu plébéien.
Bonjour Mr Lussato......je vous lis tous les jours , toujours avec plaisir!!!!!!! j'espere que vous allez bien?
Petite reflexion: Je regardais la TV belge avec H.(à Lille, on capte tres bien les chaines belges) et je me suis demandée pourquoi les informations en belgique etaient aussi sympathiques, et pourquoi je les trouvais beaucoup plus completes??? les presentateurs belges, contrairement à Mr PPDA ( vous l'avez compris, je ne l'aime pas...........) sont tres détendus, pas arrogants du tout, se permettant même quelques plaisanteries en cours d'info: Quel plaisir de ne pas avoir qqun de coincé a regarder, qui parle simplement!!
et qui font de vraies enquetes!!!!! j'ai pu voir avec quel objectivité la TV belge nous informait sur les resultats de la reunion du G8: nous avons pu avoir l'interview de Mr Sarkozy; de Mme Merkel; de Mr Poutine; de Mr Tony Blair...........Aux infos de 20h de TF1: nous n'avons eu QUE Mr Sarkozy.....point. et je ne ferai pas de commentaires sur les questions qu'a posé PPDA: lamentable........
Je regrette le manque d'ouverture d'esprit de notre TV française.........les belges sont beaucoup mieux!!!!!!!!!
Portez vous bien, votre site est tres interressant!!!!!!!! Amicalement.Anastasia, Romanoff comtesse de Ségur
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Wednesday, 27 June 2007
Chroniques d'Italie N°4

Mon plaisir préféré est d'écouter des chansons d'autrefois, de Guantanamera à Volare nel cielo tutto dipinto di blù ! J'admets que cela ne vole pas bien haut, contrairement à ce que prétend la chanson de Modugno, mais il y pire. Et puis, Monica et Nello qui vous sourient ci-contre n'ont pas leur pareil pour vous plonger dans ce monde d'autrefois, ou tout était en effet dépeint en bleu espérance. Je me trouve avec mon mentor, fin connaisseur de la vie politique italienne qui m'explique en gros traits - ce sont les meilleurs, - les données du jeu à l'italienne. Ce n'est pas triste.
Les protagonistes du guignol sont pittoresques : à l'extrême droite, voici Bossi (à ne pas confondre avec Hugo Boss, plus connu internationalement) qui est plébiscité par les partisans de la lega, l'Italie du Nord, les familles industrieuses qui ont travaillé dur et ne veulent pas voir dilapider leur patrimoine par les paresseux du sud. A droite Fini fin politicien et l'incontournable Berlusconi, avec Forza Italia, un mélange de Force de la terre et de Matrix. On lui reproche d'avoir confondu ses finances avec celles de l'Italie, mais ses détracteurs - et la population - oublient que celle confusion n'est pas à sens unique. En effet pendant qu'il était au pouvoir, les déplacements en avion privé, toutes les restaurations des bâtiments publics et le train de vie qui n'était pas moins factueux que celui de Prodi, étaient pris à sa charge, sans qu'il n'en ait aucune obligation. Il faut avouer que pour l'homme le plus riche d'Italie, l'argent ne compte plus, c'est le pouvoir qui l'interesse. Quant à la gestion, elle n'était pas pire qu'une autre, et certainement supérieure à celle, catastrophique, de Prodi. On lui a reproché aussi de militer pour l'entrée de la Turquie en Europe, en signe d'obédience devant les Etats-Unis. En fait tous sont contre, y compris Prodi, qui tout haut s'aligne sur la politique européenne mais tout bas compte sur Sarkozy pour assumer le rôle de l'empêcheur de tourner en rond.
Prodi, est un politicien-né. Il ne connaît même que cela et en use avec les qualités requises : l'hypocrisie et la mauvaise fois les plus éhontées. Il est totalement l'otage de la gauche, de Veltrone, qui espère devenir le chef du parti de gauche dit démocratique et d'Alema le communiste, lui même instrumentalisé par une myriades de groupuscules d'extrême gauche.
Le résultat, on l'a vu, est loin d'être reluisant. On en vient en Italie à prendre comme exemple Sarkozy, en oubliant que lui aussi a fort à faire, et serait-il un homme de fer, comme l'a dépeint un livre écrit par un italien, Nava, il n'est pas sûr qu'il pourrait l'emporter sur le fanatisme idéologique qui s'est emparé d'une fraction de l'électorat français et qui est prêt à descendre dans la rue.
La glorification du contenant
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Chroniques italiennes N°3
En parcourant les journaux en diagonale, un certain nombre de préoccupations spécifiques à la péninsule se font jour.
La chaleur africaine : 47 degrés en Sicile, où l’usine Fiat a fermé ses portes, 37° à Rome. On ne parle guère de réchauffement climatique, mais on insiste sur les modifications catastrophiques de notre planète, à vrai dire prévues de longue date : sécheresse, inondations, pollution de l’air…
La situation est aggravée par la révolte des infirmières : les hôpitaux ne peuvent plus se charger des malades.
Comme si cela ne suffisait pas, des hommes en colère ont bloqué 157 trains à Rome, les autobus surchargés n’avaient pas de climatisation, les travailleurs étaient dans l’incapacité de se rendre à l’usine ou au bureau, une gabegie impensable. Le but de colère de ces hommes, pour la plupart des immigrés : on voulait leur faire payer leur place. Comme ils refusaient, les forces de l’ordre les ont expulsés du train. Pour se venger, ils ont campé sur les voies ferroviaires, paralysant tout le flux humain en Italie.
Au cas où cette situation vous surprendrait, vous devez savoir que dans Milan comme dans Rome, 50% des passagers ne payent pas leur place. Pourquoi ? Parce qu’ils estiment qu’elles doivent être gratuites. Or il est impossible de les verbaliser, car ils vienne pour la plupart d’Afrique et donnent des noms et des adresses fantaisistes. Si le malheureux agent a recours à la force, il est perdant car ces "passagers" et en particulier les maliens, sont particulièrement craints et violents ; Là encore, nous connaissons la très forte proportion d’immigrés impliqués dans ces incidents, car contrairement en France, on ose les comptabiliser.
La notion d’ordre devient une obsession pour beaucoup d’italiens qui nous envient Sarkozy. De même ils déplorent la disparition de la notion de nation, et admirent le cas que nous faisons lors des cérémonies, et des actes officiels de notre drapeau bleu blanc rouge.
Le testament biologique, permet à un homme en bonne santé, de prévoir par testament le débranchement les outils de l’acharnement thérapeutique en cas de souffrance insupportable et sans espoir. Mais en Italie, nul ne peut autoriser autrui à programmer à toucher à une vie humaine.
La langue. Un article très intéressant est paru au sujet de l’évolution de la compétence linguistique dans la haute littérature. Voici encore un demi-siècle, une frontière linguistique étanche séparait les ouvrages à prétention littéraire et ceux de kiosque de gare, et bien entendu de la langue bois du jargon technique et des discours officiels.
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Tuesday, 26 June 2007
La réduction du paquet d’ondes, une métaphore de la création
Je me souviens qu’un devoir qui m’avait été imposé au Bac était lié à la distinction entre imagination diffluente et imagination créatrice.
L’imagination diffluente, n’est pas centrée, ni structurée. Elle n’obéit pas à une logique précise et d’apparente plutôt à ces rêves éveillés où vous vous rêvez tout à la fois grand savant, président de la République et jouisseur paresseux de la Jet Sociéty. Sans aller dans des exemples aussi caricaturaux, quel est le poète débutant, le peintre du dimanche, le romancier en herbe, le compositeur amateur, qui saisis par un enthousiasme irrépressible ne s’écrient
« je sens que je vais faire quelque chose de grand, de neuf, d’original, le vois clairement l’œuvre terminée, je sens les clameurs de mes admirateurs, oui, j’ajouterai ma pierre à la postérité ! »
Malheureusement dès que ces magnifiques images, ces sons délicieux ou âpres, ces intrigues originales mettant en scène des personnages saisissants, glissent de la rêverie, aussi aboutie fût-elle, à la réalisation, toute cette magie s’évanouit au dur contact du matériau.
Sous la plume, le vers hésite, le clavier stérilise la phrase inspirée, les couleurs ne veulent pas épouser la teinte rêvée, et il en est de la mélodie pressentie, comme des mots que l’on sent au bout de la langue et qui ne veulent pas sortir de leur silence. Pour rester dans la métaphore quantique, il suffit d’observer notre création en gestation pour la faire avorter. Lorsque nous comparons le résultat de notre rêve créateur dans l’univers matériel on a le plus souvent un choc, et il n'est pas agréable. C’est le fameux passage du Deuxième monde de Popper (celui du psychisme et des états de conscience) au Troisième monde (celui des projection mentales dans l'univers physique) qui fait problème.
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