Jeudi, 3 janvier 2008
La mort en filigrane
Révision du 10 janvier 2008
Autant les jugements dictés par une partition abstraite ou purement musicale sont relativement stables, autant ceux qui concernent les mises en scène et les interprétations résonant avec des connotations subjectives, sont sujettes à discussion. Il en est ainsi du jugement que j'ai émis le 3 janvier 2008. Je procède ici à des rectifications, les unes objectives, touchant l'oeuvre elle-même, les autres plus subjectives.
La version que j'ai choisie en référence, vient de paraître. Bien que sa distribution n'ait pas le prestige de celle de Ponnelle à Salzburg, de Levine, au MET, ou encore celle d'Ingmar Bergman, en suédois, elle présente une réalisation équilibrée, fusionnant à merveille les différents aspects de l'opéra, de l'operette populaire aux formes les plus sublimes et les plus impressionnantes de dramaturgie. C'est faux : la partie lumineuse, ludique féérique est déformée dans un sens cauchemardesque, il y a par exemple deux monstres, les charmants nounours et tigrons qui dansent au son de la flûte, sont des figures de cauchemar difficile à supporter, et d'un style qui a bien pris de rides car alors il était à la mode et passait pour contemporain.
Il est indispensable de la voir et de la revoir pour qui voudra comprendre ce billet. Il s'adresse à des connaisseurs très cultivés en dépit de ses souvenirs d'enfance. Les autres pourront se faire une mince idée de la subtilité presque machiavélique du compositeur; cachée sous une fausse simplicité. Auparavant je tenterai un bref survol des versions les plus célèbres et de la différence de leur esthétique. Ajoutons que les chanteurs étaient accomplis et célèbres en 1971 et que Horst Stein est un excellent kapellmeister traditionnel. Lieberman était au mieux de ses talents de producteur. Malheureusement la pâte un peu grossière des nuances est contraire à la texture diaphane, féérique et irréelle qui fait le mystère du son orchestral et vocal de la Flûte.
LEVINE. MET, New York.
Un pur enchantement qui grâce à l'imagination picturale de David Hockney évoque pour les amateurs d'art contemporain et pour les enfants, un monde magique et inquiétant de cryptes et de hiéroglyphes. Levine hilare comme une baleine, infuse la pêche aux musiciens. Je ne pense pas que dans quelques années les compositions picturales de Hockney se démodent. Il y a toute la différence entre un acteur majeur del'Art contemporain et un décorateur parisien à la mode.
Les défauts résident dans les qualités. L'Ouverture montre un pot-pourri pictural des symboles les plus mystérieux de l'Opéra et les thèmes pictureaux fusent comme la double fugue de la musique tantôt jubilatoire, tantôt franchement inquiétante.
Je passerai sur les licences politiquement correctes qui polluent l'équilibre Yin (noir, mal, féminin) Yang (blanc, bien, masculin)pour échapper à l'accusation de racisme, la blanche colombe Pamina, devient noire et le méchant noir Monostatos, devient un "homme de couleur différente".
Continuer à lire "Initiation culturelle pour Alexandre. "
Lundi, 31 décembre 2007
Une trilogie initiatique
La Flûte Enchantée, (Mozart)
La Tempête, Shakespeare)
Le Deuxième Faust. (Goethe)
Ces trois chefs-d'oeuvre ont marqué durablement ma sensibilité pendant toute mon existence. Il m'a fallu une lente décantation pour en dégager les racines communes. Il serait beaucoup trop long pour n'en donner qu'un aperçu et une vie n'y suffirait pas. Pour épargner un laborieux travail d'approche à Alexandre et à ceux qui sont curieux d'en frôler la surface, je vais, au hasard, en évoquer quelques traits communs et les traces profondes qu'ils ont imprimé dans les tréfonds de mon inconscient. Je renverrai l'internaute aux très nombreux ouvrages et traductions. disponibles.. Nombreux, à l'exception de Faust I dont il n'existe aucune traduction potable bilingue autre que la prétentieuse adaptation de Malaplate (Flammarion).
La Flûte Enchantée
J'avais quinze ans lorsque j'assistai pour la première fois à Die Zauber Flöte à l'Opéra de Paris où elle faisait partie du répertoire. Le chef était Louis Forestier, qui tous les jours prenait son train à Asnières, pour aller au boulot (le chef de luxe était Georges Sebastian) la flûte c'était de la routine. Cela me permit de la voir vingt sept fois de suite.
La Reine de la Nuit était Mado Robin, et tout était chanté en français. Les décors dataient d'avant guerre et portaient de forts signe d'usure et des trous qui n'étaient en rien des étoiles. Mais pour l'enfant que j'étais, s'ouvrait devant moi un univers onirique de légende. J'adorais les transformations à vue, le feu, l'eau, le dragon en carton pâte, et par dessus tout le son du glockenspiel. Je crois même que c'est ce son argentin, ces clochettes adamantines qui expliquent ma fascination... Que je partageais avec Mozart lui même.
L'histoire est celle d'un basculement inattendu : la bonne devient la méchante, le méchant le bon etc. Il y avait de quoi se perdre.
LE PREMIER BASCULEMENT
Un prince japonais est attaqué par un méchant dragon qui fait hurler de rire tous les enfants de quatre ans. Les psy disent que ce sont les démons refoulés de notre inconscient. Trois dames en noir sauvent le héros, Tamino et le présentent à la gentille reine de la Nuit dont le méchant monstre Sarastro a kidnappé la ravissante fille : Pamina. Tamino contemple le portrait de la jeune fille, blonde et rose (dans les versions médusa, elle est noire et métisse), et tombe instantanément amoureux. Il jure de la délivrer.
La dolente Reine de la Nuit, se réveille et d'un air conquérant, déclare la guerre au monstre Sarastro, Tamino le vaincra et se mariera avec Pamina.
Tamino a une doublure : l'homme oiseau Papageno qui fait commerce d'oiseaux. Tamino est un homme d'idéal, prêt à mettre en jeu sa vie pour une noble cause. Papageno, hâbleur et menteur, aime la boustifaille, les filles et voudrait bine trouver sa femme-oiseau idéale Papagena. Les trois dames en noir lui remettent deux talismans : une flûte enchantée pour Tamino, symbole de la musique (celle de Mozart, bien entendu, pas celle des Rolling Stones!),le fameux carillon pour Papageno. Trois jeunes génies portant une plume d'oie montrent le chemin. Pour la petite histoire, notons qu'autant Mozart aimait les clochettes, autant il détestait la flûte!
LA TRANSITION
Le méchant Monostatos, noir libidineux (évidemment censuré par Médusa qui en fait un blanc. C'est Pamina la blonde qui vire au noir) essaie de violer la fille.. (Censuré) Ceci est conforme au récit de la Reine de la Nuit. Un serviteur d'un monstre (Monostatos) est un monstre lui même. La fille est sauvée par Papagena qui insiste dans le politiquement incorrect : elle a les cheveux blonds, les yeux bleus, les lèvres roses, le teint de pêche. Le texte est carrément désinformé par le libréttiste Médusa : on insiste : les yeux sont devenus marrons. Les fugitifs se sauvent, ils fuient le méchant Zarastro. De son côté Tamina arrive à trois pyramides et interroge.
LE SECOND BASCULEMENT
A la suite de sa quête auprès des prêtres des Pyramides, Tamino a une révélation : Zarastro est le sage, le vertueux, c'est la Reine de la Nuit qui personnifie le mal et manipule Tamino pour s'emparer de sa fille. L'ambiguïté atteint son comble, quand Pamina intercède auprès de Zarastro en faveur de sa mère "Elle est quand même ma mère! " "Ce n'est qu'une femme" déclare préemptoire Zarastro. Le politiquement incorrect s'aggrave, voici promu un sage sexiste!
LA VOIE MAÇONNIQUE
Jacques Chailley a accumulé les arguments et les détails les plus infimes, pour démontrer que la Flûte est un Opéra Maçonnique dans toute sa rigueur. Ce travail laborieux est contesté par des experts, mais nul ne met en doute la nature maçonnique de l'oeuvre. (On sait que Mozart était franc-maçon). D'ailleurs ce que l'on critique n'est pas le décodage maçonnique mais le fait de tout réduire à cet angle unique. Non seulement le scénario est maçonnique mais toute la musique porte l'empreinte symbolique non déguisé du rituel. Par exemple la suite de trois accords ne s'explique pas sans ce décodage.
Tout le scénario jusqu'à la fin montre les épreuves subies pour mériter le couple idéal, celui-ci seul pouvant porter la sagesse et digne de regner. Mais à côté de cet apologie du couple on trouve bien des propos racistes et misogynes candidats à la censure.
LE YIN ET LE YANG
L'opposition du noir (la Reine de la Nuit, Monostatos, la nuit et les ténèbres) et du jaune solaire éclatant (Sarastro) baigne toute l'oeuvre, mais elle n'établit aucune transcendance du mal. Le mal est le mal, c'est la barbarie, l'ignorance, et il s'oppose aux lumières et à la science.
La Tempête. (à suivre).
Jeudi, 9 août 2007
Repli et retrouvailles
Il continue de pleuvoir. En quelques jours il s’est produit une chute de température de près de vingt degrés, et le château est chauffé. Berne est sinistré, les inondations entravent toute circulation. Mon projet de visite à la fondation Klee, sans cesse différé, est une fois de plus compromis. Mais paradoxalement je me sens plus en forme par ce temps exécrable que dans la moiteur un peu étouffante du beau temps de la semaine dernière. Question de pression sans doute.
Mes collègues sont indifférents au temps, et se perdent dans des discussions passionnées sur des points qui me semblent purement académiques. La géopolitique fait en ce moment bon ménage avec la physique quantique et Marina Fédier en a profité pour écrire un billet sur les relations entre les nouveaux paradigmes de la science (ils n’ont qu’un siècle !) et ce que le XXIe siècle nous prépare pour le meilleur ou pour le pire.
Une des discussions concerne le programme de l’année prochaine et surtout la langue adoptée pour nos rapports. Jusqu’ici j’avais imposé le français, car c’est ma langue véhiculaire par excellence et mon point de vue a prévalu, un de mes collègues étant genevois, deux autres canadiens et le dernier, américain, comprend le français. Mais le souci d’alignement aux normes internationales prévaut, et il est possible que d’ici le mois d’août prochain, ce blog sera au moins en partie rédigé en anglais.
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Que d'eau, que d'eau !
On ne prête qu’aux riches. On a raconté que le Général Mac Mahon, voyant pour la première fois la mer, en Bretagne, et prié de livrer ses impressions, déclara: que d’eau, que d’eau !
La réalité est toute autre. C’est à l’occasion des graves inondations provoquée par la crue de la Garonne, que le général de Napoléon prononça ces paroles définitives.
Elles furent reprises par la suite dans bien des occasions : Venise, et aujourd’hui Divonne, où il ne cesse de pleuvoir lamentablement, transformant le Château en arche de Noé. Elle inspira à un collègue canadien, suivant le journal télévisé une variante :
Que de vide, que de vide !
Ce condensé d’informations majeures et souvent imprévisibles, nous apprenaient des nouvelles susceptibles de bouleverser notre vie quotidienne, comme notre conception du monde. Saviez-vous par exemple :
Que le président Sarkozy déjeunera en famille avec le président Bush, une étrange coïncidence faisant que celui-ci ne réside qu’à 80 miles de celui-là ?
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Jeudi, 21 juin 2007
Mozart, sonate KV 310. 1er Mvt. Version 3
Cette version 3 est plus conforme à la partition, notamment dans le respect du piano dans la section de conclusion. Pour la suite cliquez ici : ♦
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Mercredi, 30 mai 2007
Mozart. Sonate KV 310, Premier mouvement. 30 mai 2007
..... L'information derrière l'information.
PLAN DU PREMIER MOUVEMENT. Aller aussi à 1 2 3
En chiffres rouges, le numéro de la mesure. En vert, les commentaires..
Référence de la sonate : KV 300 d (310). Urtext Edition. Schott/Universal
Probablement composée au début de l'été 1778 à Paris.
..... Allegro maestoso
Cette indication laisse supposer que tout le mouvement est sous le signe du iambe un peu militaire, ou solennel, voire légèrement funèbre. Dans tous les cas elle implique un jeu "sérieux" et point trop léger. L'interprétation pourtant admirable de Dinu Lipatti, est trop diaphane, mis à part le fait que l'appoggiature a été normalisée ce qui supprime le côté âpre des premières mesures. Le début doit être joué forte, ce qui est impliqué par le p. qui suit.
L'Exposition
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Mardi, 20 mars 2007
Modifications
Emmanuel Dyan m'a suggéré de remplacer le titre "le bloc-notes de Bruno Lussato" monotone et dépourvu d'utilité, par "le journal du ..." . La date offre un repère commode et on sait bien qu'il ne s'agit pas de France-Soir, mais du journal où votre serviteur note à votre intention, ses réflexions ou ses réactions aux évènements récents.
Une autre modification consiste à ne faire figurer dans l'introduction que les paragraphes initiaux, en réservant la suite dans le corps du billet.
Comment jouer Mozart. Le témoignage de Horowitz
Il complète et confirme mes réflexions sur la désinformation qui touche les sonates de piano de Mozart. Je soutenais dans mon introduction et discographie que ces sonates souffrent, quel que soit le talent du pianiste, d'un aplatissement des contrastes, souvent violents de la partition, de la déformation arbitraire des signes de liaison et des soufflets, de tempi souvent étirés dans les mouvements lents et excessivement rapides dans les autres. On remarque aussi une répugnance à exprimer ses sentiments. De peur de tomber dans un romantisme démodé, on tombe dans l'excès inverse.
L'immobilisme est en marche. Comment l'arrêter?
Inspirée d'une boutade d'Edgar Faure à propos des centristes, cette formule que pourrait s'appliquer à un certain candidat, dépasse de loin la polémique électorale. Elle pose le problème du compromis politique propre à la civilisation occidentale. L'ouvrage de référence The West and the Rest, de Roger Scruton (ISD books, 2002) oppose l'occident fondé sur une culture de compromis et de la négociation et "le reste" (notamment l'Islamisme) qui distingue la Maison de la soumission, le dar al-Islam, et la maison de la Guerre, le dar-al harb. Son analyse est apparentée à celle de Huntington en ce qu'elle nie toute possibilité de conciliation entre deux systèmes s'excluant mutuellement. Le problème peut être transposé au sein de la campagne électorale française, où ces logiques conflictuelles s'affrontent.
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Dimanche, 25 février 2007
*** Nous attaquons ici l'analyse du développement de la sonate en la mineur K310.
Nous citons Füssl et Scholtz (Urtext) :
" Ainsi que les notations dans le reste du 1er mouvement, il est remarquable de signaler que la relativement longue section piano de l'exposition et de la réexposition, s'oppose à un bloc fortissimo dans le développement qui commence dans la dominante secondaire de si majeur qui tombe sur un pianissimo après quatre mesures (à nouveau sans le moindre changement structurel et pianistique!), pour conclure fortissimo quatre mesures après dans un total de 18 mesures qui inclut le commencement de la rexposition. Ce mouvement avec ses contrastes dynamiques violents (il est très rare que Mozart écrive pp ou ff) tout en préservant l'unité thématique et architecturale la plus grande possible, semble avoir été conçu orchestralement plutôt que pianistiquement"
h
►
Ci dessus on a reproduit le passage pp et une partie de la suite ff.
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Ci dessus nous reproduisons la fin de la réexposition, à partir du moment où les pianistes amorcent leur crescendo, alors que rien de tel n'est indiqué dans la partition. Les trois sections de ce passage appellent des accents énergiques : les deux premières mesures sont péremptoires, à la 5ème mesure un déferlement descendant et furieux en septième diminuée, brisé par un nouvel accord de septième au registre aigu, conduit à la conclusion dactylique implacable. Comment imaginer un tel paroxysme dans une nuance piano? Nul n'y parvient, et nous mêmes, en dépit de notre bonne volonté, avons du mal à l'interpréter conformément à l'original.
Continuer à lire "Mozart. Sonate pour piano K310, suite."
Samedi, 24 février 2007
*** Interprétations du premier mouvement de la sonate en la mineur pour piano K310 de Mozart

.............................♦a...................................................♦b

..♦c...........................................................♦d
L'interprétation de a et de b, pose problème. D'après l'Urtext Edition de Schott (Fussl/Scholz) les appoggiatures doivent probablement être jouées comme des croches comme en c et d où Mozart les met au net. La raison d'une notation différente pourrait être que dans a et b le retard est une dissonance alors que c'est une consonance dans c et d. Au cours d'une discussion animée, René Leibowitz me démontra que jouer l'appoggiature comme deux croches sur une dissonance, était une erreur de composition que jamais Mozart n'aurait laissé passer. On peut en effet argumenter que jouer les mêmes notes sur des accompagnements différents est difficilement défendable. Mais il y a une autre raison que l'on pourra aisément ressentir en écoutant les pianistes qui comme Dinu Lipatti jouent toutes les appoggiatures d'une manière uniforme, et ceux qui comme Lili Kraus, respectent la notation de l'autographe. (Appelons la première interprétation,lissée : V 2; la seconde, la version conforme à l'autographe V 1) Incontestablement V1 est plus âpre, plus dramatique, introduisant une sorte d'halètement. Le retour du thème apparaît alors une variante moins dure, qui prépare la transition vers le deuxième thème. La baisse de l'agressivité introduit une sorte de résignation, ou d'abandon qui me semble psychologiquement plus juste.
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Commentaires
dim 07/09/2008 à 21:53
je suis touché par cet article . je pense que vous abordez là un point fondamental. pour retrouver des formes de [...]
sam 06/09/2008 à 09:38
La pensée est quelque chose en mouvement qui se crée parce q ue nous sommes en relation. Bi en qu'on puisse être le [...]
jeu 04/09/2008 à 10:47
Merci pour ces références. Apr ès que vous me les ayez cités lundi soir, j'avais peur de ne plus me souvenir. Affe [...]
mar 02/09/2008 à 12:35
Bentornato Professore! Un cari ssimo saluto e tanti auguri di pronta guarigione!!! Il Suo amico italiano Renzo
lun 01/09/2008 à 22:09
Comme cela fait plaisir de vou s lire à nouveau. Profitez bie n de votre séjour genevois.
dim 31/08/2008 à 16:20
Merci pour ces nouvelles. Je suis content de savoir que vou s tenez bon! Bien cordialem ent Et à bientôt...
sam 30/08/2008 à 02:33
Réponse : 2008 : Lily Safra au rai vendu la villa au milliard aire oligarques Russe Mikhail Prokhorov au prix record [...]